CONSOMMATION 230 volontaires ont rejoint l’aventure de l'épicerie coopérative Demain

Vincent a rejoint les coopérateurs de l’épicerie dès son ouverture. Il y consacre plusieurs heures par semaine.  Photo Progrès /Elena JEUDY BALLINI
Vincent a rejoint les coopérateurs de l’épicerie dès son ouverture. Il y consacre plusieurs heures par semaine.  Photo Progrès /Elena JEUDY BALLINI
L'épicerie propose à ses clients-coopérateurs des produits d'alimentation, d'hygiène et d'entretien. Elle garantit un prix bas pour le consommateur et une rémunération juste au producteur.  Photo Progrès /Elena JEUDY BALLINI
L'épicerie propose à ses clients-coopérateurs des produits d'alimentation, d'hygiène et d'entretien. Elle garantit un prix bas pour le consommateur et une rémunération juste au producteur.  Photo Progrès /Elena JEUDY BALLINI
Réduire les emballages et le gaspillage alimentaire, privilégier les circuits courts et les produits respectueux de l'environnement sont les leitmotiv de Demain.  Photo Progrès /Elena JEUDY BALLINI
Réduire les emballages et le gaspillage alimentaire, privilégier les circuits courts et les produits respectueux de l'environnement sont les leitmotiv de Demain.  Photo Progrès /Elena JEUDY BALLINI
Vincent a rejoint les coopérateurs de l’épicerie dès son ouverture. Il y consacre plusieurs heures par semaine.  Photo Progrès /Elena JEUDY BALLINI L'épicerie propose à ses clients-coopérateurs des produits d'alimentation, d'hygiène et d'entretien. Elle garantit un prix bas pour le consommateur et une rémunération juste au producteur.  Photo Progrès /Elena JEUDY BALLINI Réduire les emballages et le gaspillage alimentaire, privilégier les circuits courts et les produits respectueux de l'environnement sont les leitmotiv de Demain.  Photo Progrès /Elena JEUDY BALLINI

La première épicerie coopérative lyonnaise a ouvert ses portes fin octobre dans le 7e arrondissement. Près de 230 volontaires ont déjà rejoint l’aventure. Mais de quoi s’agit-il exactement ? Comment fonctionne une épicerie autogérée ? Témoignages et explications.

Place des Pavillons, à deux pas du métro Debourg, une épicerie d’un nouveau genre vient d’ouvrir ses portes. Derrière les caisses, les équipes se relaient. Après le débriefing du matin, ceux qui ont terminé leur journée vont remplir leur panier.

Car l’épicerie Demain est gérée et détenue par ses coopérateurs qui en sont les clients exclusifs. Objectif : offrir une alternative de consommation avec une gamme de produits alimentaires, d’hygiène et d’entretien sélectionnée par les coopérateurs eux-mêmes ; des produits dont une majorité en circuits courts, bio et respectueux de l’environnement.

Car le credo de cette épicerie coopérative est la consommation responsable. « Nous donnons la priorité aux producteurs locaux et proposons des produits de saison », explique Mathieu, l’un des deux salariés qui gèrent la partie opérationnelle et administrative de l’épicerie. Pour les clients propriétaires, l’autogestion du commerce est un apprentissage de chaque jour.

« Je n’y connaissais rien avant d’arriver ici », admet Vincent, 72 ans, membre de l’association Demain. Il y a deux ans et demi, cet ancien Clermontois rencontre l’univers du vrac lors de la Biennale du design.

Un tableau de présence bien rempli

« Le concept nous a plu. Nous nous sommes donc renseignés après notre arrivée à Lyon, et avons rejoint l’association Demain puis l’épicerie. C’était assez éloigné de mon parcours professionnel. Heureusement, nous sommes tous très bienveillants les uns envers les autres. C’est une question d’habitude ». En quelques semaines d’activité à peine, le tableau de présence est déjà bien rempli.

Sur une journée, cinq créneaux sont répartis entre les coopérateurs disponibles et les tâches attribuées en fonction des besoins ou envies. Au sein de l’épicerie, six postes doivent être pourvus : l’accueil, la gestion des livraisons, le réassort, la caisse, le nettoyage, et la coordination entre les équipes. Actuellement, chaque créneau est assuré par deux coopérateurs. « Dans l’idéal, il faudrait donc que nous soyons six », remarque Vincent. Si l’épicerie compte aujourd’hui 230 clients propriétaires, le double permettrait de mieux répondre aux besoins opérationnels de l’établissement.

De notre correspondant Elena JEUDY BALLINI

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