URBANISME Les Lyonnais veulent du vert rue Victor-Hugo

Rue Victor-Hugo. Photo Le Progrès
Rue Victor-Hugo. Photo Le Progrès

Les deux comités d’intérêt locaux de la Presqu’île (CIL) réclament de la végétalisation rue Victor-Hugo. Un dispositif de bacs anti-bélier végétalisés fait consensus avec les élus d’opposition du 2e.

Les habitants de la Presqu’île sont têtus. Lors du récent Comité d’initiative et de consultation d’arrondissement (CICA) le 5 novembre, les comités d’intérêt locaux (CIL) Sud Presqu’île et Centre Presqu’île sont montés au créneau au sujet de l’absence de végétalisation sur la rue Victor-Hugo en cours de requalification.

Et ce, malgré un exposé rondement mené en juin dernier par Michel Le Faou, adjoint à l’Urbanisme de Lyon. Il avait expliqué qu’il était impossible d’envisager des plantations sur cet axe car le métro circule trente centimètres en dessous. Il avait aussi expliqué l'impossibilité d'installer des bacs ou pots végétalisés en raison du dispositif anti bélier obligatoire pour un montant de 1,2 million d’euros.

Pour les riverains mécontents, rien n'y fait. Pas même l’implantation de 53 arbres prévus sur les rues adjacentes !

La perspective du mobilier urbain anti-bélier prévu sur la rue Victor-Hugo pour un 1,2 millions d’euros n'enthousiasme pas les habitants et les élus du 2e. Photo Progrès /DR
La perspective du mobilier urbain anti-bélier prévu sur la rue Victor-Hugo pour un 1,2 millions d’euros n'enthousiasme pas les habitants et les élus du 2e. Photo Progrès /DR

Un tacle à la mairie centrale

Joël Sérafini et Bernard Colombaud, présidents respectifs des deux CIL Sud et Centre, réclament un jalonnement rue Victor-Hugo avec des arbres colonnaires en bacs (droits, étroits avec un tronc court). 

Un vœu adoubé par le maire centriste du 2e  Denis Broliquier et ses élus d'opposition au conseil. Xavier Calmard (UDI), adjoint aux Espaces publics, n’a pas hésité à tacler la mairie centrale : « On s’est battu dès le départ du projet. Les arbres ont été refusés. Quant aux bacs, on nous a répondu que c’était trop cher. Pourtant, la Ville en a installés rue Edouard-Herriot. »

L’élu rajoute : « La mairie centrale se retranche derrière un refus des ABF (Architectes Bâtiments de France) qui veulent protéger l’aspect haussmannien de la rue Victor-Hugo et la perspective sur la place Bellecour. Il en est de même pour l’installation de corbeilles de propreté uniquement tolérée aux carrefours. »

Reste que tous s’accordent pour souhaiter un agencement du mobilier urbain anti-intrusion qui s’appuierait sur de la végétalisation. Ce dispositif de protection anti-terroriste existe déjà en réponse aux attentats au véhicule bélier. Il ressemble à s’y méprendre à de simples bacs à fleurs.

N.M.

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