CONSOMMATION Ces Lyonnais qui roulent avec de la pub sur leur voiture

Guislaine est ravie. Elle ne souhaitait pas rentrer dans un contrat contraignant.  Photo Progrès /Nadine MICHOLIN
Guislaine est ravie. Elle ne souhaitait pas rentrer dans un contrat contraignant.  Photo Progrès /Nadine MICHOLIN

De la pub sur sa voiture durant deux mois en échange de bons cadeaux, Guislaine, ambassadrice de la start-up it’smycar est conquise par sa première campagne avec Deliveroo. Elle se dit prête à rempiler pour une autre expérience.

Si vous croisez en cette fin d’année dans l’agglomération lyonnaise près d’une centaine de véhicules qui vantent sur leurs portières les mérites de Deliveroo ou de l’Atelier des Chefs, ne soyez pas surpris. Ce ne sont pas des véhicules commerciaux mais des automobilistes lyonnais séduits par le concept it’smycar.

Guislaine travaille dans une grande entreprise à Vaise (Lyon 9e) et vit à Meyzieu. Elle a démarré l’expérience un an après sa sœur qui avait repéré sur internet ce dispositif et affiché les stickers d’une supérette à Villeurbanne.

Début septembre, Guislaine s’inscrit sur le site. Très vite la discussion s’engage avec it’smycar qui lui demande une photo de son véhicule, ses adresses personnelle et professionnelle, le nombre de trajets effectués en semaine et le week-end. « L’intérêt, c’est que je garde une totale liberté de rouler comme bon me semble. Je ne souhaite pas rentrer dans un contrat contraignant. Et puis, c’est beaucoup moins agressif que certaines publicités sur les panneaux d’affichage ! »

Pour promouvoir son service de livraison à Lyon, Deliveroo a fait appel à it’smycar. La start-up orchestre une campagne de deux mois. Elle recherche 43 conducteurs qui roulent en région lyonnaise et acceptent la pose de grands stickers sur les doubles portes latérales de leur véhicule. À la clé, un crédit d’achat de 50 € en bons et 50 € en smartbox (coffret cadeau) par mois de campagne.

« J’ai postulé parce que ça m’amuse »

Ce n’est pourtant pas ce qui a séduit d’emblée Guislaine : « J’ai postulé parce que ça m’amuse. Je trouve ça drôle. Quant à ma fille qui vient d’avoir son permis, elle est ravie d’utiliser mon véhicule. Je me suis rendue dans un garage à Heyrieux qui pratique le 'covering' afin qu’un spécialiste recouvre mes portières. Durant les quinze minutes de pose, on nous a expliqué la technique de l’habillage publicitaire adhésif sur tous types de véhicules. Mon fils (15 ans) et moi avons beaucoup apprécié. »

Le résultat séduit Guislaine : « Je trouve que cet affichage donne une seconde vie à ma voiture qui a dix ans et la protège des coups de portières. Lorsque je roule à Meyzieu, on me reconnaît ! Mes collègues de travail me chambrent. L’un d’eux va tenter l’expérience avec le système de parrainage. Je suis prête à rempiler, du moment que l’affichage n’est pas politique ou anti-civisme ».

Christelle : « Je suis associée à une marque qui me plaît »

Pour l’Atelier des Chefs, it’smycar recherche 50 candidats qui roulent en centre-ville. L’affichage dure six mois à compter du 7 octobre, sur les deux tiers des deux portes avant. À la clé, deux déjeuners "L’encas" d’une valeur de 34 € par mois de campagne.

Christelle, qui vit à Massieux et travaille dans le 7e arrondissement, a repéré la publicité sur Facebook et s’est lancée : « Le concept m’a plu et pas seulement pour les gratifications. » Son entourage familial et professionnel a été surpris de son initiative : « Ma voiture est neuve et mon mari craignait que ça l’abîme. Si la publicité a fait connaître l’Atelier des Chefs, elle n’a pas encore suscité de vocations autour de moi ».

Christelle se dit prête à recommencer, à condition d’adhérer à la prochaine marque.

Nadine MICHOLIN

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