Hébergement Un village de containers pour loger les réfugiés pousse à Gerland

Ce village de logements containers est situé avenue Jean-Jaurès, à Lyon 7 e. Il accueillera des réfugiés.  Photo Le Progrès /Richard MOUILLAUD
Ce village de logements containers est situé avenue Jean-Jaurès, à Lyon 7 e. Il accueillera des réfugiés. Photo Le Progrès /Richard MOUILLAUD
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Ce village de logements containers est situé avenue Jean-Jaurès, à Lyon 7 e. Il accueillera des réfugiés.  Photo Le Progrès /Richard MOUILLAUD Photo Le Progrès /Richard MOUILLAUD Photo Le Progrès /Richard MOUILLAUD Photo Le Progrès /Richard MOUILLAUD

Composé de containers maritimes, le village mobile est en cours d’installation sur une ancienne friche industrielle pour le moment sans affectation, située dans le quartier de Gerland. L’idée est d’accueillir au moins pour deux ans, 80 personnes, demandeurs d’asile ou réfugiés.

Voilà une affaire rondement menée. Quatre mois et pas plus, ont été nécessaires pour que le projet de village mobile piloté par Habitat et Humanisme prenne forme à Gerland. Le temps pour les entreprises en charge du chantier, de viabiliser cette immense friche industrielle autrefois occupée par Nexans, puis de livrer, installer, caler et raccorder chaque container, précise Anatole Jeannot, chargé d’opération.

Il y en aura 25 en tout, de taille différente. Tous sont aménagés de façon à accueillir 80 personnes, qui arrivent à la fin du mois. Quand la volonté est là…

Le terrain, propriété de Bouygues Immobilier

L’aménagement est en cours. Ce petit village est venu se glisser entre deux vieilles usines et un terrain très grand pour le moment très vague, situé entre l’avenue Jean-Jaurès et la rue Pré-Gaudry, dans un secteur en plein chambardement. Le principe, relève le directeur général d’Habitat et d’Humanisme Matthieu de Châlus, est d’installer sur ce terrain propriété de Bouygues Immobilier, des containers maritimes que nous avons acquis ».

Ces énormes boîtes n’ont fait qu’un seul trajet en bateau entre la France et l’Asie, avant d’être rachetés puis transformés en logements. Il s’agit de proposer de l’habitat « digne et efficace », poursuit le directeur général, « nous y logerons des personnes demandeurs d’asile ou des réfugiées ».

« Sortir » un logement à 1 000 euros le mètre carré

Il n’est pas question, ici, de logement précaire, avertit-il, mais d’hébergement à la durée de vie de 15 ans ou plus, bien isolé, doté d’une clim réversible, aux cloisons faites d’acier laqué, capables de résister au transport. Car ce sont des logements qui ont vocation de bouger, de terrains provisoires en terrains à urbaniser.

C’est tout l’intérêt de l’urbanisme temporaire, développé par la Métropole de Lyon et auquel a souscrit Bouygues Immobilier. « Le développement immobilier sur cette friche va prendre quelques années, admet le propriétaire. Dans ce délai, nous mettons à disposition, au travers la signature d’une convention d’occupation précaire de 2 ans, une parcelle de 2000 mètres carrés à Habitat et Humanisme. Nous sommes heureux de ce partenariat qui contribue à renforcer les solidarités locales et à construire une ville plus inclusive ».

Ville inclusive ? C’est là, toute la spécificité de ce projet. « Ici, au cœur du 7e  arrondissement, en plein Gerland, nous arrivons à accueillir des personnes réfugiées », s’enthousiasme Matthieu de Châlus.

Ce même lieu, dit-il où, dans quelques mois, les étudiants d’une grande école, l’EM Lyon viendront faire leur rentrée. Presque un miracle. L’autre avantage ? Être en mesure de « sortir » ici, un logement dont le prix au mètre carré ne dépasse pas 1 000 euros…

Aline DURET

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