RECONVERSION Les œuvres d’art ont remplacé les  machines à laver aux usines Fagor-Brandt

L’œuvre “Le Roncier” de Jean-Marie Appriou exposée aux usines Fagor-Brandt, lors de la Biennale d’art contemporain de Lyon.  Photo Le Progrès /Maxime JEGAT
L’œuvre “Le Roncier” de Jean-Marie Appriou exposée aux usines Fagor-Brandt, lors de la Biennale d’art contemporain de Lyon.  Photo Le Progrès /Maxime JEGAT

On les repère de loin, ces usines un peu vieillottes chapeautées de sheds (toitures en dents de scie) qui s’étalent dans les quartiers autrefois « périphériques ». Implantées en plein quartier de Gerland, à Lyon, celles de Fagor-Brandt, où étaient assemblées des machines à laver, ressemblent à de vieilles cathédrales surgies du passé où plus rien ne se passe.

Alors pourquoi laisser ce site « exceptionnel » et ses 30 000 m² de hangars, fermés à double tour et sans affectation particulière ? La question a été posée à la Métropole de Lyon. La réponse ? Inscrire ce lieu à la liste de sites pilotes retenus pour bâtir un projet d’occupation temporaire. On appelle cela l’urbanisme transitoire.

Elles rouvrent leurs portes pour les Nuits sonores

Selon la collectivité, tout le monde aurait à y gagner. Les propriétaires des lieux, qui s’affranchissent d’un seul coup des coûts de gardiennage et qui redoutent des occupations illégales ou des dégradations. Mais aussi des porteurs de projet qui éprouvent des difficultés à s’installer ou des acteurs du monde associatif, des habitants qui peuvent y trouver un lieu de débat.

Fermées depuis 2015, ces usines ont donc rouvert leurs portes une première fois, pour les trois dernières éditions des Nuits sonores. Ici, c’est bien un « usage culturel » qui a été retenu car aujourd’hui, les hangars abritent la Biennale d’art contemporain , qui a ainsi pu agrandir ses surfaces d’exposition.

D’autres lieux bientôt occupés

L’ouverture au public a entraîné des aménagements d’appoint, modestes en termes de confort « pour respecter la dimension de friche industrielle ».

Pris en charge par la Métropole, ces travaux permettront d’accueillir d’autres événements, créations ou tournages par exemple.

L’expérimentation réalisée sur d’autres sites comme les anciennes écuries de la caserne Sergent-Blandan (Lyon 3e ) s’achève en 2020. L’objectif affiché par l’équipe en place est d’accélérer le mouvement en élargissant le nombre de sites en 2021 puis de systématiser la démarche d’urbanisme transitoire en intégrant tous les sites disponibles.

Aline DURET

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