CHANSON Marc Lavoine en concert au Radiant: «Je n’ai jamais été aussi heureux sur scène»

Marc Lavoine: « Les chansons existent parce que les gens les aiment, c’est ainsi qu’elles survivent. »  Photo Le Progrès /Pierre AUGROS
Marc Lavoine: « Les chansons existent parce que les gens les aiment, c’est ainsi qu’elles survivent. » Photo Le Progrès /Pierre AUGROS

Le chanteur poursuit sa longue tournée, en faisant escale à Lyon, ce mardi 12 novembre. Pour viatique, un triple best-of qui résume 35 ans de carrière. Des Morceaux d’amour  qu’il partage avec le public dans une nouvelle intimité musicale. Rencontre.

On vous a vu l’an passé, à Lyon ou au Printemps de Pérouges, est-ce que c’est le même spectacle que vous jouez au Radiant-Bellevue ?

Non, c’est différent. Il n’y a plus les écrans, c’est un peu plus intime. Et je raconte plus de choses. Le son est différent aussi. J’ai travaillé avec les musiciens de façon plus organique.

Alain Lanty ne joue que sur des claviers vintage, piano Fender, orgue Hammond. J’adore ça, je crois que je n’ai jamais eu d’aussi bons musiciens que pour cette tournée.

Ça me donne un nouveau souffle.

Vous dites que vous parlez davantage, vous parlez de quoi ?

Comme je viens de sortir un triple best-of, le propos du spectacle est un peu différent que pour le dernier album. Il est plus centré sur ma vie, mon parcours. Et il y a eu mon bouquin aussi, qui me permet d’évoquer mes parents, mon frère, nos valeurs…

Les gens me connaissent mieux, on peut partager plus de choses. C’est très joyeux, il y a une communion avec le public, qui est charmante.

Je parle d’une communion laïque, on est d’accord… Et comme les salles sont pleines partout, on va jouer jusqu’à l’été, pour faire à nouveau quelques festivals.

On a vu récemment Marc Lavoine au Printemps de Pérouges. Le concert qu’il jouera, ce 12 novembre, au Radiant, sera différent. « Il n’y a plus les écrans, c’est un peu plus intime. Et je raconte plus de choses », dit le chanteur.   Photo Progrès archives 2019/Jean-Pierre BALFIN
On a vu récemment Marc Lavoine au Printemps de Pérouges. Le concert qu’il jouera, ce 12 novembre, au Radiant, sera différent. « Il n’y a plus les écrans, c’est un peu plus intime. Et je raconte plus de choses », dit le chanteur.   Photo Progrès archives 2019/Jean-Pierre BALFIN
Est-ce que votre public a évolué, après votre livre, votre pièce de théâtre…

Oui, je crois qu’il est plus métissé, il y a toutes les générations, avec pas mal de jeunes. C’est vraiment agréable, ça me rend très heureux. Je n’ai jamais été aussi heureux sur scène. Et du coup, on s’entend tellement bien avec ces jeunes musiciens, que l’on va enregistrer le prochain album ensemble.

Votre best-of résume 35 ans de carrière, ça vous semble vertigineux ?

Non, pas tellement. Je ne suis pas très fixé sur le passé, je m’intéresse surtout à aujourd’hui, et à demain. Je ne suis pas du genre à faire des comptes, à refaire mon parcours. Les chansons existent parce que les gens les aiment, c’est ainsi qu’elles survivent.

Elles vieillissent avec grâce ?

Oui, je trouve. Certains ont même pris une signification nouvelle, grâce au livre , au film. Elles ont plus de relief, plus de profondeur. Finalement, il faut du temps pour raconter une histoire.

On vous a vu sur France 3 retrouver les Lyonnais de Your Vice, le groupe avec lequel vous aviez joué à Lyon au début des années 80…

Ça m’a fait drôle, parce que c’est vrai que ça a été une partie de ma vie très importante. Je travaillais à l’Olympia en tant que placeur, puis je fonçais à Lyon jouer du hard-rock.

Enfin, foncer, c’est une façon de parler, il n’y avait pas de TGV… C’était amusant et émouvant de les revoir. Toute l’émission était émouvante, je dois avouer que ça m’a remué.

Marc Lavoine, en concert mardi 12 novembre, à 20 h 30, au Radiant-Bellevue, 1 rue Jean-Moulin, Caluire-et-Cuire. Tarif : 45 €. Triple best-of Morceaux d’amour  avec sept titres inédits (Universal)

Propos recueillis par Thierry Meissirel

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