ANIMAUX Les parcs à chiens vont disparaître, il faudra ramasser les crottes

Les aires d’ébat conçues pour le jeu et l’exercice sont préférées aux parcs à chiens purement fonctionnelles et difficiles à nettoyer.  Photo d’archives Le Progrès
Les aires d’ébat conçues pour le jeu et l’exercice sont préférées aux parcs à chiens purement fonctionnelles et difficiles à nettoyer. Photo d’archives Le Progrès

La Ville de Lyon gère une trentaine de parcs à chiens fermés. Coûteux et compliqués à entretenir, ils sont abandonnés progressivement au profit des aires d’ébat plus spacieuses. Explications.

« Trop petit, mal entretenu, pas d’herbe ni d’ombre, ni même une poubelle pour les crottes… » : ainsi s’exprime, dans un post, un maître-chien qui a l’habitude de fréquenter un parc canin du 7e  arrondissement…

À Lyon, ville élue "toutou friendly" en 2019 dans un sondage « 30 millions d’amis », les parcs à chiens font plisser du nez certains passants qui passent à proximité. Ils laissent même certains maîtres-chiens dubitatifs…

En cause, leur nettoyage jugé insuffisant. Interrogée à ce propos la Ville de Lyon qui gère plus d’une trentaine d’aires canines fermées (pour les déjections) sur son territoire évoque « une fréquence de nettoyage allant de 2 à 4 fois par semaine selon les sites ».

Pas vocation à être pérennisés

Sur le sujet, la Métropole est claire : « Les parcs à chiens n’ont pas vocation à être pérennisés. Leur gestion est complexe, coûteuse et difficile à mettre en place.

En zone urbaine, personne ne veut d’un parc à chiens sous ses fenêtres. En plus cela dédouane le propriétaire de l’animal de ramasser les crottes. » Une position pas entendable alors que toute la politique de la Métropole résumée dans l’onglet « Mon chien en Ville » met en avant le fait que le ramassage de la déjection canine est de la responsabilité de chaque maître. C’est en effet une obligation prévue dans le cadre du Code pénal (art R632-1), du règlement sanitaire départemental et d’arrêtés municipaux. Si vous ne ramassez pas, vous risquez une contravention d’un montant minimal de 68 €. 

À la Ville, on fait remarquer : « Il est clairement indiqué sur place que, même dans ces endroits fermés, les propriétaires de chiens doivent ramasser les déjections. » Et on ajoute : « La tendance est plutôt à la diminution de ce type d’espaces pas toujours très utilisés, et dans une optique de responsabilisation des propriétaires. »

Mise en place plusieurs « aires d’ébats »

Sur Lyon, la Ville a mis en place plusieurs « aires d’ébats », qui sont des espaces de liberté assez grands pour s’y promener et y faire courir les chiens. Citons à titre d’exemples, le parc de la Feyssine proche de la Cité internationale, Parilly et Sergent Blandan, Chambovet, Tête d’or. Le développement se fait en fonction des quartiers, des espaces disponibles et de la demande des riverains, en lien notamment avec des collectifs locaux de propriétaires de chiens souhaitant s’impliquer dans la gestion de cet équipement de proximité.

De son côté, la Métropole de Lyon préfère éduquer les propriétaires de chiens en leur offrant d’entrée de jeu, des cours d’éducation canine. Il suffit de s’inscrire en ligne pour assister à trois séances collectives et obtenir un kit pratique. Les internautes peuvent même télécharger le «  Guide du chien citadin dans la Métropole de Lyon ».

M-C.P.

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