ENVIRONNEMENT La poubelle jaune fait sa révolution et va accepter tous les déchets en plastique

Richard Quemin est le directeur régional de Citeo, l'organisme partenaire de la Métropole pour le tri, le recyclage et la valorisation des déchets.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON
Richard Quemin est le directeur régional de Citeo, l'organisme partenaire de la Métropole pour le tri, le recyclage et la valorisation des déchets.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON

Barquettes alimentaires, pots de yaourt, capsules de café… Désormais, tous les emballages en plastique sont autorisés dans la poubelle «papier-carton-plastique». De quoi simplifier la vie de tous les Grands Lyonnais qui se poseront moins de questions sur ce qui va ou pas dans la poubelle jaune.

Quoi mettre dans la poubelle jaune ?

On ne se pose plus la question de savoir quoi mettre devant sa poubelle jaune !

Avec les bouteilles plastiques, les emballages en carton ou métalliques, les papiers et journaux, on met les capsules de café, le papier de la tablette de chocolat, le paquet de café, les pots de yaourt, les gourdes de compote des enfants, les tubes de dentifrice vides, les emballages plastiques de packs d’eau, de packs de café, les barquettes alimentaires, le film et le sac plastique…

Autant de déchets que l’on continue de mettre en vrac dans le bac. Sont toujours interdits de séjour dans le bac jaune, les sacs fermés remplis d’emballages et les contenants en verre.

Pourquoi cette simplification ?

La nouvelle mesure va simplifier la vie des Métropolitains et faire baisser le taux de refus de tri. Évalué sur la Métropole à 35 % des bacs jaunes, ce taux de refus doit être ramené à 24 % en 2025. À terme, avec cette mesure, le taux de recyclage des plastiques devrait être multiplié par 2. N’oublions pas que l’objectif théorique est de recycler 100 % du plastique en 2025.

Comment ça marche ?

Le bac jaune accepte davantage de déchets car la technologie s’affine. L’ouverture le 22 novembre du centre de tri de Paprec à Chassieu en est la parfaite illustration. Ce nouveau centre complète celui de Saint-Fons touché à l’été 2019 par un incendie et qui doit être reconstruit.

Il est conçu pour traiter jusqu’à 80 000 tonnes de déchets plastiques à l’année. Seize machines de tri optique identifient les déchets dans leurs composants. Ces déchets sont compactés en balles suivant la nature du matériau identifiée avant d’être envoyées dans des entreprises de recyclage.

Par exemple, pour les capsules de café qui sont désormais recyclées dans le bac jaune, le contenu sera transformé en compost pour les plantes tandis que la capsule sera réutilisée dans des pièces d’acier pour l’automobile. Autre exemple : les sacs de produits congelés seront transformés par l’entreprise Barbier située à Sainte-Sigolène en Haute-Loire en bâches pour l’agriculture ou le bricolage.

Quand est-ce qu’on commence ?

Officiellement, tout démarrera au 1er janvier 2020. La Métropole de Lyon vient de lancer sa campagne de communication pour informer les ménages. Prospectus dans les boîtes aux lettres, campagne d’affichage et autocollants sur les bacs jaunes : il lui faudra deux mois pour tout mettre en place. Les nouvelles machines de tri fonctionneront dès le 22 novembre pour un nécessaire rodage.

À quoi ça sert de trier ses déchets ?

C’est bon pour la planète et ça génère des emplois de proximité. Selon Citeo, le tri sélectif génère quelque 700 emplois directs en région avec des filières de recyclage installées au plus près des bassins de vie. Le verre collecté sur la Métropole part dans la Loire pour être recyclé dans les verreries. À Lyon, la collecte du verre permet à la Ligue contre le cancer d’empocher 90 000 euros par an ce qui sert à financer les études de trois chercheurs. Pour chaque tonne de plastique valorisée, Citeo reverse 660 euros à la Métropole qui les redistribue vers les communes.

Marie-Christine PARRA

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