Déplacements Lime discute avec la ville de Villeurbanne pour ramener ses trottinettes

L’opérateur réfléchit au stationnement.  Photo Progrès /MICHEL NIELLY
L’opérateur réfléchit au stationnement. Photo Progrès /MICHEL NIELLY

Si les trottinettes en libre-service viennent juste de quitter Villeurbanne, certains opérateurs s’activent en coulisses pour revenir au plus vite. C’est le cas de Lime qui souhaite réintégrer ses trottinettes dans la commune avec comme objectif principal de trouver une solution pour le stationnement.

Elles viennent tout juste de quitter la ville et elles n’attendent que de revenir. Depuis le 1er novembre , l’arrêté pris par le maire Jean-Paul Bret mi-octobre est actif. Il est désormais interdit de stationner les trottinettes en libre-service sur les trottoirs de la commune. De plus, les opérateurs ont également été priés de retirer leurs flottes, tant que la loi sur les mobilités n’est pas adoptée définitivement. C’est donc un retrait au fur et à mesure qui a eu lieu jusqu’à la date butoir du 1er  novembre.

Une baisse du trafic automobile de 4 % au premier semestre 2019

« Avec cet arrêté, on ne déploie plus de trottinettes depuis le début du mois et il est désormais impossible de terminer un trajet à Villeurbanne », précise Antoine Bluy, responsable des opérations Lime à Lyon. Le compteur va alors tourner jusqu’à pouvoir déposer l’appareil sur un territoire qui l’accepte. L’opérateur a depuis lancé une opération d’autopromotion sur Twitter #LimeVilleurbanne mais qui s’est retournée contre lui car la majorité des messages des internautes saluent la décision de Jean-Paul Bret. Pour autant, l’opérateur  annonce vouloir faire changer les mentalités. « On revendique un million de trajets à Villeurbanne.

Dans le mail qu’on a envoyé à nos clients, on leur rappelle surtout la possibilité de passer au mode doux pour lutter contre la pollution. » Lime avance également des chiffres qui prouvent les bienfaits des trottinettes et autres modes de transports du même type comme les Vélo’v ou les transports en commun. « Durant le 1er semestre 2019, on a constaté une baisse du trafic automobile de 4 % dans la Métropole. Les trottinettes sont arrivées en fin d’année dernière. On ne peut pas dire si c’est forcément lié mais la seule chose qui a changé entre-temps, c’est leur arrivée », rappelle Antoine Bluy.

Le stationnement en question

Si les intentions sont bonnes, il reste une seule inconnue au retour des trottinettes : leur stationnement. L’opérateur discute avec la ville pour trouver des solutions au plus vite à ce problème. « Est-ce qu’on crée des espaces dédiés ou alors on prend des espaces existants comme des arceaux pour vélos ? Il faut aussi définir ce qu’est un stationnement gênant. Il y a des possibilités, il faut travailler davantage avec la mairie pour revenir dans les meilleures conditions », affirme Antoine Bluy.

Alexis TAYEB

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