Santé L’opération des sœurs siamoises venues du Cameroun est reportée

Bissie et Eyenga, siamoises camerounaises, sont arrivées avec leur mère à l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry le vendredi 1 er novembre. Reliées par le foie et le thorax, les sœurs vont être opérées à Lyon et seront hébergés avec leur mère, le temps de la convalescence, par Aurore et Julien Martinez ainsi que leurs trois filles. Cet accueil et cette opération ont été possibles grâce à l’association La Chaîne de l’espoir.  Photo Progrès /Maxime JEGAT
Bissie et Eyenga, siamoises camerounaises, sont arrivées avec leur mère à l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry le vendredi 1 er novembre. Reliées par le foie et le thorax, les sœurs vont être opérées à Lyon et seront hébergés avec leur mère, le temps de la convalescence, par Aurore et Julien Martinez ainsi que leurs trois filles. Cet accueil et cette opération ont été possibles grâce à l’association La Chaîne de l’espoir.  Photo Progrès /Maxime JEGAT

Les deux sœurs siamoises devaient être opérées ce jeudi 7 novembre. L’intervention est reportée à la semaine prochaine, car les fillettes ont contracté « un virus respiratoire ». Les examens médicaux ont également mis en lumière une malformation cardiaque chez l’une d’elles.

Bissie et Eyenga ne seront pas séparées ce jeudi 7 novembre. L’intervention chirurgicale n’est heureusement pas annulée, mais bien reportée au mercredi 13 novembre, « si l’état de santé des fillettes le permet », précise les Hospices civils de Lyon.

Le professeur Pierre-Yves Mure, coordinateur de leur prise en charge au sein de l’Hôpital femme mère enfant n (HFME) de Bron, explique qu’en France, « elles ont contracté un virus respiratoire. Les examens ont également permis de diagnostiquer chez l’une d’elles, une malformation du cœur qui devra être opérée après l’intervention de la séparation ».

Selon nos confrères du Parisien , ayant joint le professeur Alain Deloche, fondateur de l’association La Chaîne de l’espoir, les petites filles âgées d’un an souffriraient précisément d’une bronchiolite.

« On attend qu’elles soient d’attaque ! »

« Elles ont de la fièvre. On attend qu’elles soient d’attaque pour l’opération », confie Gina Martinez, proche de la famille d’accueil prenant soin de Bissie, Eyenga et leur maman , dans cette étape cruciale de leur vie. « On souhaite que tout se passe bien. » Une fois débarrassées de leur virus, les petites Camerounaises, reliées depuis la naissance par le foie et le thorax, seront séparées lors d’une intervention complexe, requérant l’attention d’une vingtaine de spécialistes. « Une prouesse médicale », selon Alain Deloche.

Marie REDORTIER

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