Lyon À la Cité de la gastronomie, on reste sur sa faim

Dans l’espace dédié à la cuisine lyonnaise, au premier plan, le piano sur lequel Paul Bocuse   a cuisiné pendant plusieurs décennies.    Photo Progrès   /Joël PHILIPPON
Dans l’espace dédié à la cuisine lyonnaise, au premier plan, le piano sur lequel Paul Bocuse a cuisiné pendant plusieurs décennies. Photo Progrès /Joël PHILIPPON
Le mariage du contemporain et de l’ancien, avec la sculpture de Vincent Breed, représentant 13 cuillères en verre, sous le dôme des Quatre-Rangs.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON
Le mariage du contemporain et de l’ancien, avec la sculpture de Vincent Breed, représentant 13 cuillères en verre, sous le dôme des Quatre-Rangs. Photo Progrès /Joel PHILIPPON
Dans l’espace « Bon appétit », l’évocation de la cuisine lyonnaise. Bocuse, les « Mères », les étoilés le long de la RN7…  Photo Progrès /Joel PHILIPPON
Dans l’espace « Bon appétit », l’évocation de la cuisine lyonnaise. Bocuse, les « Mères », les étoilés le long de la RN7…  Photo Progrès /Joel PHILIPPON
Brazier, Filloux, Bizolon, Vittet… comment les « Mères » ont marqué de leur empreinte l’histoire de la gastronomie lyonnaise.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON
Brazier, Filloux, Bizolon, Vittet… comment les « Mères » ont marqué de leur empreinte l’histoire de la gastronomie lyonnaise.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON
La magnifique apothicairerie, où les religieuses de l’Hôtel-Dieu fabriquaient onguents, remèdes et potions pour les malades.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON
La magnifique apothicairerie, où les religieuses de l’Hôtel-Dieu fabriquaient onguents, remèdes et potions pour les malades. Photo Progrès /Joel PHILIPPON
Une jarre à salaison présentée dans l’apothicairerie.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON
Une jarre à salaison présentée dans l’apothicairerie.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON
Lors de la visite guidée « L’Hôtel-Dieu, la santé dans l’assiette ». Dans la salle des Archives.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON
Lors de la visite guidée « L’Hôtel-Dieu, la santé dans l’assiette ». Dans la salle des Archives. Photo Progrès /Joel PHILIPPON
Dans la petite apothicairerie.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON
Dans la petite apothicairerie. Photo Progrès /Joel PHILIPPON
La vitrine à biberons utilisés à la maternité de l’Hôtel-Dieu : en verre ou en plastique, les biberons au fil des siècles.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON
La vitrine à biberons utilisés à la maternité de l’Hôtel-Dieu : en verre ou en plastique, les biberons au fil des siècles. Photo Progrès /Joel PHILIPPON
Le moment tant attendu de la dégustation est arrivé pour les visiteurs qui ont réservé cette prestation.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON
Le moment tant attendu de la dégustation est arrivé pour les visiteurs qui ont réservé cette prestation.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON
Les chefs cuisinent devant les visiteurs. Lentilles ou pois cassés ? Quiz, recettes, conseils font partie de l’expérience de dégustation.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON
Les chefs cuisinent devant les visiteurs. Lentilles ou pois cassés ? Quiz, recettes, conseils font partie de l’expérience de dégustation. Photo Progrès /Joel PHILIPPON
L’heure consacrée à la dégustation se découpe en deux temps : une demi-heure de rencontre et d’échanges avec les chefs. Et une demi-heure pour déguster quatre bouchées, différentes selon les jours.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON
L’heure consacrée à la dégustation se découpe en deux temps : une demi-heure de rencontre et d’échanges avec les chefs. Et une demi-heure pour déguster quatre bouchées, différentes selon les jours.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON
Potimarron et orange, cervelle de canut sur toast de radis noir, crémeux de chocolat aux cèpes. C'est délicieux !  Photo Progrès /Joel PHILIPPON
Potimarron et orange, cervelle de canut sur toast de radis noir, crémeux de chocolat aux cèpes. C'est délicieux !  Photo Progrès /Joel PHILIPPON
Lentilles et sarrasin, lait de coco et légumes de saison.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON
Lentilles et sarrasin, lait de coco et légumes de saison.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON
Dans l’espace Miam Miam, réservé aux enfants, grand succès de la cuisine pour les chefs en herbe !  Photo Progrès /Joel PHILIPPON
Dans l’espace Miam Miam, réservé aux enfants, grand succès de la cuisine pour les chefs en herbe !  Photo Progrès /Joel PHILIPPON
Une bouche géante pour apprendre les principes du bien-manger.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON
Une bouche géante pour apprendre les principes du bien-manger. Photo Progrès /Joel PHILIPPON
Un paysage en relief et des tablettes pour apprendre comment la nourriture va du champ à l’assiette.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON
Un paysage en relief et des tablettes pour apprendre comment la nourriture va du champ à l’assiette.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON
Dans l’espace dédié à la cuisine lyonnaise, au premier plan, le piano sur lequel Paul Bocuse   a cuisiné pendant plusieurs décennies.    Photo Progrès   /Joël PHILIPPON Le mariage du contemporain et de l’ancien, avec la sculpture de Vincent Breed, représentant 13 cuillères en verre, sous le dôme des Quatre-Rangs.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON Dans l’espace « Bon appétit », l’évocation de la cuisine lyonnaise. Bocuse, les « Mères », les étoilés le long de la RN7…  Photo Progrès /Joel PHILIPPON Brazier, Filloux, Bizolon, Vittet… comment les « Mères » ont marqué de leur empreinte l’histoire de la gastronomie lyonnaise.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON La magnifique apothicairerie, où les religieuses de l’Hôtel-Dieu fabriquaient onguents, remèdes et potions pour les malades.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON Une jarre à salaison présentée dans l’apothicairerie.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON Lors de la visite guidée « L’Hôtel-Dieu, la santé dans l’assiette ». Dans la salle des Archives.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON Dans la petite apothicairerie.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON La vitrine à biberons utilisés à la maternité de l’Hôtel-Dieu : en verre ou en plastique, les biberons au fil des siècles.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON Le moment tant attendu de la dégustation est arrivé pour les visiteurs qui ont réservé cette prestation.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON Les chefs cuisinent devant les visiteurs. Lentilles ou pois cassés ? Quiz, recettes, conseils font partie de l’expérience de dégustation.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON L’heure consacrée à la dégustation se découpe en deux temps : une demi-heure de rencontre et d’échanges avec les chefs. Et une demi-heure pour déguster quatre bouchées, différentes selon les jours.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON Potimarron et orange, cervelle de canut sur toast de radis noir, crémeux de chocolat aux cèpes. C'est délicieux !  Photo Progrès /Joel PHILIPPON Lentilles et sarrasin, lait de coco et légumes de saison.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON Dans l’espace Miam Miam, réservé aux enfants, grand succès de la cuisine pour les chefs en herbe !  Photo Progrès /Joel PHILIPPON Une bouche géante pour apprendre les principes du bien-manger.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON Un paysage en relief et des tablettes pour apprendre comment la nourriture va du champ à l’assiette.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON

Elle a ouvert au public à l’Hôtel-Dieu de Lyon il y a 15 jours. Le lieu est magnifique, mais la visite fait mal au porte-monnaie. Et de l’avis des visiteurs croisés sur place, on n’en a pas pour son argent.

La visite : belle mais sans émotion

Les plus. La Cité de la gastronomie de Lyon, qui a ouvert au public le 19 octobre, est aménagée sur quatre niveaux dans la partie la plus ancienne de l’Hôtel-Dieu.

La thématique de cette cité du goût ? Le lien entre alimentation et santé. On y pénètre par le cloître. En fait, s’acquitter de son ticket d’entrée est le seul moyen d’admirer le majestueux dôme des Quatre-Rangs, la superbe apothicairerie (avec ses pots en faïence bleue dans lesquels les religieuses conservaient leurs potions), les imposantes boiseries de la salle des Archives, la salle du Conseil, les volumes… Le parcours de visite nous remet en mémoire pourquoi Lyon a été baptisée, en 1934, “capitale de la gastronomie” par le critique culinaire Curnonsky.

Richesse du terroir, qualité des produits, histoires et spécialités locales sont évoquées (des “Mères” aux pralines, du poireau bleu de Solaize au rayonnement de Paul Bocuse), tout comme la cuisine du futur.

Les moins. Hélas, les objets de collection (comme le piano patiné de Bocuse ou l’amusante vitrine de biberons), en nombre plutôt restreint, voisinent avec vidéos ou tablettes tactiles, en surabondance, dont certaines étaient défectueuses lors de notre venue.

L’impression générale ? Un ensemble aseptisé, high-tech, sans émotion ni parfum, à l’opposé de ce qu’est censé évoquer l’univers de la gastronomie.

La dégustation : bonne… mais chère

Les plus. En rajoutant 12 € au ticket d’entrée (une somme pour peu qu’on soit avec des enfants), on peut participer à une dégustation. Une équipe de chefs dédiée à la Cité cuisine sous nos yeux.

Très pédagogues et accueillants, ils en profitent pour délivrer des messages sur l’importance de bien se nourrir. Quiz, conseils, recettes... le tout est vivant.

Puis on est invités à s’asseoir autour de grandes tables. On vous sert alors quatre mini-portions, ce jour-là panais et amandes grillées, potimarron à l’orange, lentilles et sarrasin au coco, cervelle de canut et radis noir, chocolat aux cèpes… Tout est délicieux, joliment présenté et chaleureusement servi.

Les moins. Le hic ? La dégustation inclut un verre (vin, bière, jus de fruit), mais la Cité de la gastronomie n’a pas encore obtenu la licence IV, donc on se contente d’eau, sans ristourne.

Autre hic : on ne peut pas s’offrir uniquement la dégustation. Le fait de prendre aussi un ticket d’entrée fait grimper sévèrement l’addition.

On est bien loin de la vocation première de l’Hôtel-Dieu : accueillir les pauvres et leur proposer un bol de soupe pour se reconstituer. Moyennant 7 € supplémentaires, on peut aussi opter pour une visite guidée.

L’espace enfant : sympa mais pas d’animations

Les plus. Avec Miam Miam, les jeunes visiteurs ont un espace dédié. Là aussi, les nouvelles technologies ont été privilégiées. Mention spéciale toutefois à l’immense (et basse) cuisine en bois avec mobilier, ustensiles, appareils électroménagers, où les bambins s’éclatent à jouer aux marmitons en herbe.

Les moins. Pas d’ateliers ni d’animations prévus. D’autant plus dommage quand on sait que les bonnes habitudes en matière de nutrition se prennent dès le berceau.

Mi-figue, mi-raisin

Absence de vestiaire, signalétique à améliorer, la Cité est encore en période de rodage. Des événements (films, conférences…) auront lieu les samedis soir (sur le thème du chocolat le 9 novembre).

Des expositions temporaires seront accueillies (une évocation d’Arcimboldo début décembre). Des chefs et des pays seront invités régulièrement. En octobre 2020, on attend le Japon.

Repères

Quand ?  
Ouvert tous les jours de 10 à 19 heures (boutique-café à partir de 9 heures), nocturnes les samedis jusqu’à 22 heures.

Combien ?
Visite libre 12 € adultes, 8 € de 5 à 16 ans, gratuit - 5 ans. Dégustation  : tarif unique 12 €. Tous les jours chaque heure entre 11 et 18 heures. Visites guidées  : 7 €. « La santé dans l’assiette » (à 11 heures tous les jours sauf lundi) et « Lyon, capitale de la gastronomie » (à 14 heures le lundi, mardi, jeudi, samedi et dimanche).

Où ?  
 4 Grand cloître, Lyon 2e. Entrée par la place de l’Hôpital.

www.citegastronomielyon.fr

Françoise : "On est frustrés"

Villeurbannaise de 81 ans, Françoise est venue avec son petit-fils Louis, 17 ans. Elle réagit : « On est frustrés. C’est cher pour ce qu’il y a à voir. Et beaucoup trop cher pour qu’on puisse s’offrir, en plus, la dégustation ».

Caroline : "Ça vaut le coup de voir le lieu"

Caroline, enseignante dans le Beaujolais, avec ses deux enfants de 8 ans et un de 3 ans : « Même si c’est cher, ça vaut le coup de voir le lieu. Et les enfants s’amusent bien. »

Thierry : « Beaucoup trop cher »

Pour ce Lyonnais de 53 ans : « C’est beau, mais c’est froid et beaucoup trop cher. »

F.  B.

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