LYON | Solidarité Des photos pour redonner une place aux exclus

Huzeifa accompagné de sa mère Sumaya posent devant la photo de leur famille. Tous ont fait un long périple depuis le Soudan. Réunis à Lyon depuis un an ils apprennent la langue et découvrent une nouvelle culture.  Photo Progrès /Marie-Christine PARRA
Huzeifa accompagné de sa mère Sumaya posent devant la photo de leur famille. Tous ont fait un long périple depuis le Soudan. Réunis à Lyon depuis un an ils apprennent la langue et découvrent une nouvelle culture.  Photo Progrès /Marie-Christine PARRA
Huzeifa accompagné de sa mère Sumaya posent devant la photo de leur famille. Tous ont fait un long périple depuis le Soudan. Réunis à Lyon depuis un an ils apprennent la langue et découvrent une nouvelle culture.  Photo Progrès /Marie-Christine PARRA

Une expo photo signée Bruno Vigneron met en lumière les salariés et les personnes accompagnées par L’Armée du Salut sur la Métropole. Des portraits, instantanés d’une vie prise sur le vif entre force et fragilité à découvrir sur l’Esplanade de Fourvière jusqu’au 31 mars 2020.

Ce qui frappe quand on croise Huzeifa, c’est son magnifique sourire. Arrivé du Soudan il y a un an, le jeune homme âgé de 18 ans est a quitté son pays marqué par les conflits, accompagné de sa mère Sumaya et de ses huit frères et sœurs. Leur périple depuis le Soudan les a emmenés en Arabie Saoudite, en Suisse puis en France où tous ont retrouvé leur père. Le chef de famille avait fui son pays et les persécutions en 2015. À Carcassonne, il obtient son statut de réfugié et des papiers. Il fait ensuite venir les siens dans le cadre du regroupement familial.

À 60 ans, Gisèle était trop âgée pour continuer à travailler dans la sécurité. Il lui manquait une poignée de trimestres pour boucler ses droits à la retraite. Son chemin a croisé L’armée du Salut où elle est devenue agent de tri à la bibeloterie-recyclerie avant l’heure de la retraite qui sonnera pour elle le 1er  janvier 2020.

Montrer les invisibles du travail social et de la précarité

« Au début, quand on a commencé avec Bruno Vigneron on voulait faire un reportage en interne. Mais c’était trop beau pour le garder pour nous. Cela montre les invisibles de la précarité et du travail social  » note Sophie Jansen, directrice de Lyon Cité Fondation Armée du Salut. Yvan Grimaldi directeur de l’inclusion sociale, y voit aussi le moyen d’interpeller le politique sur « la gestion au thermomètre de l’accueil des SDF » qui prendra fin le 31 mars 2020. Présent à Lyon, Colonel Daniel Naud, Président de la Fondation de l’Armée du salut rappelle les valeurs qui habitent les membres : « On est attaché à des valeurs chrétiennes et on pense que chaque individu doit trouver sa place. On a toujours tendu la main et cette exposition est là pour raconter l’histoire de ces gens et les difficultés qu’ils rencontrent pour vivre autrement qu’au jour le jour. »

Exposition sur l’esplanade de Fourvière jusqu’au 31 mars 2020.

Marie-Christine PARRA

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