Lyon | Logements sociaux GrandLyon Habitat revalorise le patrimoine historique du Vieux-Lyon

54 rue Tramassac : toutes les parties communes ont été reprises : réfection des façades sur rue, cage d’escalier, cour et pignons.  Photo Progrès /Nadine MICHOLIN
54 rue Tramassac : toutes les parties communes ont été reprises : réfection des façades sur rue, cage d’escalier, cour et pignons.  Photo Progrès /Nadine MICHOLIN
54 rue Tramassac : toutes les parties communes ont été reprises : réfection des façades sur rue, cage d’escalier, cour et pignons.  Photo Progrès /Nadine MICHOLIN

Au 54 rue Tramassac et au 64 rue Saint-Georges, GrandLyon Habitat a réhabilité deux résidences de logements sociaux. Une rénovation en secteur protégé et classé à l’UNESCO pleinement réussie.

À l’occasion des journées de l’architecture (18 et 19 octobre), GrandLyon Habitat a voulu marquer les esprits. Le bailleur social numéro un sur Lyon a réalisé deux rénovations du plus bel effet dans le Vieux-Lyon pour un coût total de 2 614 000 €, au sein d’un secteur où le patrimoine ancien est classé à l’UNESCO.

« Nous sommes très fiers de ces deux revalorisations de patrimoine. On n’a pas assez conscience du beau dans notre ville, de l’histoire et de la qualité de l’architecture. Ce genre d’opérations permet de proposer du logement social en centre-ville » s’est réjouie Catherine Panassier, présidente de GrandLyon Habitat (GLH) aux côtés de Béatrice Gailliout maire du 5e   qui loue la mixité sociale dans ce quartier, Thomas Rudigoz député du Rhône et Yann Cucherat, adjoint au sport et aux grands événements. Pour tous les élus présents, ce type de revalorisation dans un secteur sauvegardé contribue à éviter une gentrification.

Tourelle et puits dans la cour

Au 54 rue Tramassac (1 357 673 €), au terme de quatorze mois de travaux, la réhabilitation complète sous la tutelle de l’architecte Philippe Noir, s’est achevée le 2 juillet pour les sept logements sur quatre étages. Toutes les caractéristiques de cet immeuble Renaissance doté d’une tourelle, de moulures arrondies, poutres apparentes, escalier en colimaçon, fenêtres sur rue à meneaux, puits dans la cour, coursives avec arches et colonnes, ont retrouvé leur lustre. Des travaux lourds d’autant plus périlleux qu’il a fallu remplacer la toiture sur rue amiantée par un « parapluie ». Tout comme la toiture sur cour qui s’est révélée complètement vermoulue et a dû elle aussi être déposée. Enfin, GLH a fait procéder à la rénovation des façades sur rue, cour, pignons et parties communes. Chaque logement a bénéficié d’une réfection totale de l’électricité, plomberie, chauffage, sols, plafonds.

Escaliers en vis et pierres dorées

Au 64 rue Saint-Georges (1 256 361 €), le chantier piloté par les architectes Catherine Rivière et Matthieu Valette, s’achève au sein d’un ensemble immobilier de deux résidences comportant dix logements T2 à la location, dont l’un est situé au 17 montée des Épies. Escaliers en vis, coursives reliant les deux corps de bâtiment qui se rejoignent par des jardins et une cour affectée au logement du 3e  étage, pierres dorées pour les voûtes, baies du XVe siècle au premier étage, la rénovation a respecté ce patrimoine auprès d’artisans spécialisés, tout en mettant aux normes les énergies au sein des logements insalubres (reprise de la toiture, isolation des combles, ravalement de façade, remplacement des menuiseries extérieures, création d’un local pour les ordures ménagères…) Dans la cage d’escalier dont la mise en valeur est remarquable, il a même fallu changer neuf marches dont les pierres ont été récupérées dans les carrières de Jaumont.

Cette résidence offre une ambiance différente et plus intimiste que celle de la rue Tramassac avec des parcelles en longueur au plus près de la colline.

Nadine MICHOLIN

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