LYON La web-série "Planète Coworking" achève sa première saison

Arno Le Liégard, créateur de "Planète Coworking" à l’Atelier des médias, lieu d’inspiration et de tournage de la série.  Photo Progrès /Samuel TRIBOLLET
Arno Le Liégard, créateur de "Planète Coworking" à l’Atelier des médias, lieu d’inspiration et de tournage de la série.  Photo Progrès /Samuel TRIBOLLET

Depuis septembre, la web-série d’Arno Le Liégard portant sur un espace de coworking associatif est en ligne sur YouTube. Le vidéaste espère ainsi attirer l’œil des diffuseurs pour pouvoir tourner une deuxième saison.

« Certains vivent en coloc, d’autres bossent en coloc. » C’est en s’installant, il y a deux ans, à l’Atelier des médias, un espace de coworking associatif du premier arrondissement, qu’Arno Le Liégard décide de se lancer dans la réalisation d’une web-série : Planète Coworking.

« J’ai vite vu qu’il y avait des histoires à raconter et des personnalités dont on pouvait s’inspirer, explique le jeune vidéaste. A peine deux semaines après être arrivé, je me suis mis à noter tout ce que j’entendais pour en faire une série. »

« Un espace de coworking, c’est tellement plus qu’un lieu de travail, c’est un vrai lieu de vie », poursuit-il. À l’Atelier des médias, devenu l’Atelier des indépendants dans Planète Coworking , on trouve divers graphistes, traducteurs, journalistes et autres photographes qui viennent profiter des lieux et de l’esprit communautaire qui y règne.

Une immersion réaliste et loufoque

Fort de son expérience de scénariste, en particulier de sitcom, acquise aux États-Unis où il a vécu trois ans et demi, Arno Le Liégard crée peu à peu ses personnages, librement inspirés de ses camarades coworkeurs. « Pour raconter ce qu’on vit dans un espace comme ça de façon la plus réaliste, j’ai opté pour le faux-docu » précise le scénariste-réalisateur-monteur, qui choisi de tourner sur place.

À l’instar de la fameuse série britannique The Office , Arno Le Liégard propose une immersion dans le monde du coworking à la fois réaliste et loufoque. Les personnages interpellent régulièrement la caméra et se confient lors de petites interviews entrecoupant les scènes.

Après avoir tourné puis monté l’épisode pilote l’été 2018, Arno Le Liégard tente de vendre son projet aux diffuseurs. En vain. « J’ai eu des bons retours de la part des professionnels, mais la durée du format, 26 minutes, n’est pas encore très courante en France » explique le vidéaste.

Refusant de baisser les bras, il décide de poursuivre l’aventure en autoproduction et de tout diffuser en ligne.

Diffusion sur YouTube

« J’ai pris le risque de faire une saison complète, soit six épisodes, avant de revenir vers les chaînes avec, j’espère, une certaine audience » confie-t-il.

Les tournages ont donc repris cet été pour s’achever en novembre et les épisodes sont les uns après les autres diffusés sur YouTube. Avec un « season finale » prévu mi-novembre.

Arno Le Liégard a pour l’instant pu compter sur des acteurs professionnels ou semi-professionnels bénévoles, ainsi que sur sept techniciens acceptant de se contenter de modestes défraiements. Reste que les casquettes de scénariste, réalisateur, producteur et monteur sont un peu nombreuses pour une seule tête.

« Avec des financements, ma priorité sera d’engager des scénaristes pour la deuxième saison, dit-il, c’est beaucoup de boulot et c’est primordial, aux États-Unis, ils sont toujours plusieurs à écrire, avec un showrunner qui supervise l’ensemble de la série. »

L’Atelier des médias, un lieu associatif avant tout

Début 2011, six journalistes lancent l’Atelier des médias. L’association est d’abord installée avenue de Saxe (6e), avant de déménager quelques mois plus tard dans ses locaux actuels, quai Lassagne (1er). Sur plus de 200 m², ils sont une soixantaine à venir travailler plus ou moins régulièrement, pour une fréquentation allant jusqu’à 35 personnes aux heures de pointe. Pour avoir accès à cet open space équipé entre autres de téléphones, de wifi et d’une cuisine, deux formules sont disponibles : les abonnements « nomades », sans place attitrée, pour 96 euros mensuels, et les abonnements « fixes » qui, pour 168 euros mensuels, permettent d’avoir en plus un bureau attitré. En adhérant, tous les coworkeurs s’engagent aussi à donner de leur temps pour faire vivre l’association. Que ce soit pour gérer la trésorerie, organiser des événements, susciter les synergies professionnelles ou… changer la machine à café.

Samuel TRIBOLLET

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