Rhône | Commerce Comment les entreprises se préparent au Brexit

Pierre Casoli, président de la société Emball’iso à Saint-Georges-de-Reneins, vérifie le chargement d’un camion qui part livrer l’Angleterre.  Photo Progrès /Margaux DEYGAS
Pierre Casoli, président de la société Emball’iso à Saint-Georges-de-Reneins, vérifie le chargement d’un camion qui part livrer l’Angleterre. Photo Progrès /Margaux DEYGAS
Pierre Casoli, président de la société Emball’iso à Saint-Georges-de-Reneins, vérifie le chargement d’un camion qui part livrer l’Angleterre.  Photo Progrès /Margaux DEYGAS

Depuis le 23 juin 2016 et le référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, les douanes et les entreprises sont sur le qui-vive. Quand la sortie deviendra-t-elle effective ?

L’échéance du Brexit approche, le Royaume-Uni pourrait finalement sortir de l’Union européenne (UE) le jeudi 31 octobre. Cette fois-ci sera-t-elle la bonne ?

Pour la douane française, pas le temps de se poser la question, elle se prépare depuis deux ans au scénario catastrophe, un « no deal », c’est-à-dire une sortie sans accord et un retour à une frontière physique. Et pour certaines entreprises, habituées à commercer librement, il faut apprendre le dédouanement.

« On a recensé 10 000 entreprises qui commercent avec le Royaume-Uni dans la région, dont 6 000 qui n’échangent qu’avec des pays de l’UE », indique Anne Cornet, directrice interrégionale des douanes. Depuis un an, trente réunions ont été organisées.

Des formalités informatisées

Pierre Casoli, président de la société Emball’iso à Saint-Georges-de-Reneins, produit depuis trente ans du papier plume et des emballages pour l’industrie pharmaceutique. Avec une usine dans le Rhône et une en Angleterre, il est directement concerné par la sortie du Royaume-Uni de l’UE. « J’ai préparé du stock en Angleterre afin de pouvoir produire là-bas, niveau douane tout est prêt, les marchandises sont enregistrées. »

Pour faciliter les flux et éviter que les 4,5 millions de camions qui traversent la Manche tous les ans ne soient bloqués, la douane a informatisé toutes ses démarches. Les entreprises peuvent désormais réaliser toutes les formalités douanières avant le départ des marchandises. « Si les entreprises jouent le jeu, le chauffeur pourra rester dans le camion et traverser directement en cas de transport de marchandises qui n’ont pas besoin d’être contrôlées », souligne Anne Cornet.

Encore faut-il que toutes les entreprises anticipent. Le service des douanes d’Auvergne Rhône-Alpes (Aura) en a rencontré 700 mais certaines sont encore à la traîne. « Une entreprise contactée a répondu qu’elle ne commerçait qu’avec l’Écosse. Mais l’Écosse c’est le Royaume-Uni ! »

Alors, pour les entreprises qui en ont besoin, surtout les PME et les TPE, la douane a mis en place une permanence pour les conseiller.

Plus d’infos sur www.douane.gouv.fr

Margaux DEYGAS

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