Caluire-et-Cuire | Environnement Les biodéchets des cantines transformés en compost

Bien sensibilisés, les enfants respectent le contrat : manger tout ce qu’il y a dans leur assiette.   Photo d’illustration Progrès /Claude ESSERTEL
Bien sensibilisés, les enfants respectent le contrat : manger tout ce qu’il y a dans leur assiette.  Photo d’illustration Progrès /Claude ESSERTEL

Il y a un an, la restauration collective municipale de Caluire-et-Cuire a souscrit un partenariat avec les Détritivores, à Villeurbanne.

Sous le nom de Détritivores se cache une société de valorisation des déchets organiques en pleine expansion.

Agnès Poitrasson, responsable de la cuisine centrale qui alimente écoles, collèges, crèches et foyer de personnes âgées de la commune, explique comment un nouveau procédé a été mis en place avec les Détritivores : « Nous avons commencé en septembre dernier avec les déchets de la cuisine centrale et, en bout de chaîne, les résidus des cantines de sept écoles. Après un temps de rodage, tous les établissements ont été impliqués en janvier 2019, avec même quelques crèches alimentées par d’autres prestataires. D’ici à quelques années, quand la nouvelle cuisine centrale sera opérationnelle, nous pourrons élargir encore le nombre d’établissements concernés. »

En amont, il a fallu sensibiliser : « À la rentrée 2018, un séminaire puis une visite à Villeurbanne ont été organisés pour tous les partenaires : agents communaux, équipes éducatives, soit environ 150 personnes, poursuit la responsable. Les représentants des Détritivores, Vincent Dujardin et Gaétan Lepoutre, nous ont accompagnés. Puis nous avons, avec les Détritivores, communiqué auprès de chaque classe pour que les enfants voient clairement la finalité du projet. Un gros travail sur le gaspillage alimentaire a été fait : réduire et valoriser les déchets. Ces citoyens de demain comprennent et admettent vite et sont vecteurs de changement au sein des familles. C’est comme un petit contrat entre nous : les enfants s’engagent à manger ce qu’ils ont dans leurs assiettes. Ils savent qu’il vaut mieux prendre moins, quitte à revenir, plutôt que de jeter quelque chose de comestible dans le bac marron à la fin du repas. La quantité de nos déchets est en baisse, et même la partie incompressible (os, épluchures…) est plus utile une fois transformée en compost, que dans les incinérateurs ou les décharges. Nous continuons nos efforts », conclut Agnès Poitrasson.

De notre correspondante locale, Sylvie SILVESTRE

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