MUSIQUE Cyrious chante son amour pour Lyon

Cyrious le Lyonnais prend la hauteur au Gros Caillou, afin de mieux chanter Lyon.  Photo Progrès /David TAPISSIER
Cyrious le Lyonnais prend la hauteur au Gros Caillou, afin de mieux chanter Lyon. Photo Progrès /David TAPISSIER
Photo Progrès /David TAPISSIER
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Cyrious le Lyonnais prend la hauteur au Gros Caillou, afin de mieux chanter Lyon.  Photo Progrès /David TAPISSIER Photo Progrès /David TAPISSIER

A 26 ans, le jeune Lyonnais vient de sortir un titre sur sa ville de cœur. Dans « LY », il évoque sa vision de Lyon, entre hip-hop et poésie. Des textes qui touchent tous les publics.

« Meili Li’ang »… comprenez « Lyon, même quand je suis loin… » En 2018, le chanteur lyonnais Dantès Dai Liang déclarait son amour pour sa ville natale. Mais depuis quelques jours, c’est un autre lyonnais, Cyrious -alias Cyril Therese- qui fait de même dans une chanson intitulée LY.

« LY, ce ne sont pas que les deux premières lettres de Lyon ! C’est aussi une référence à une autre ville de musique dont les initiales sont célèbres à savoir L.A. pour Los Angeles. C’est enfin un clin d’œil à mon amour pour Lyon, car en anglais LY, veut dire Love you ».

Une collaboration 100% lyonnaise

Une manière de mettre en avant sa ville, qui s’est imposée assez logiquement. « Si les parisiens chantent Paris, pourquoi, moi, le Lyonnais, je ne pourrais pas chanter Lyon ? » se demande-t-il en début d’année 2019.

Le hip-hop l’inspire mais il veut aller plus loin, y glisser du reggae et du RnB. Et lorsqu’il rencontre Vax1 , le beat-maker lyonnais lui fait découvrir un morceau sur lequel il travaille, de style hip-hop 90, aux multiples influences. Cyrious est emballé et la collaboration débute.

En mars, il n’a pas une ligne de texte mais il sait ce qu’il veut. « Je souhaitais aller plus loin que du hip-hop, avoir un refrain chanté et surtout parler de Lyon avec mes mots à tous les jeunes de ma génération. Mais ce que je désirais par-dessus tout, c’est redorer l’image du hip-hop et du rap. et ca marche : en concert, toutes les générations viennent me voir pour me féliciter ».

Il commence à écrire, note ses idées. Pas moins d’une douzaine de pages sur son cahier, pour n’en conserver qu’une au final. « C’est une vision très personnelle, assez poétique, qui met en avant les quartiers de Lyon, de la Croix-Rousse à Monplaisir, en passant par la Guillotière. Et le clip a été tourné en trois jours cet été. Tout n’est pas magnifique à Lyon, mais comme le dit le refrain « Lyon ma ville, de notre amour ce poème n’est qu’une esquisse ». C’est une première chanson, car avec tous les textes je reviendrais certainement sur cette ville qui m’est si chère ».

L’Amérique du Sud comme déclencheur

Cette passion de la musique, c’est à l’autre bout du monde qu’elle est revenue. Lui, le contrôleur de gestion, formé à la musique et au chant à Lyon, n’arrive pas à mener les projets professionnels et personnels de front. Il part avec un ami en Amérique du Sud en 2015 et se retrouve dans une collocation d’artistes en Argentine pendant six mois.

L’émulation le stimule et il recommence à écrire. Lorsqu’il quitte le pays, les mots de ses amis le marquent. « Le monde a plus besoin de toi en tant qu’artiste que derrière ton bureau ». Sa décision est prise : à son retour, il décide de prendre du recul sur le plan professionnel, ne faisant de la comptabilité que pour des associations. Sa priorité, affiner son projet Cyrious : travailler les musiques urbaines mais aussi la musique acoustique sur scène, en français, anglais et espagnol. Ses rêves de succès passent aujourd’hui par « LY »… et devraient se matérialiser dans un premier album qui sortira fin 2020.

Retrouvez Cyrious sur son compte Instagram

Lyon, une ville peu chantée

Les chansons parlant de Paris se comptent en milliers, ce n’est pas le cas de Lyon. Ils sont plutôt rares ceux qui ont déclaré leur amour pour la capitale des Gaules comme Cyrious.

Pourtant, Lyon et ses quartiers sont souvent évoqués. Jacqueline Dorian en 1965 enregistrait Lyon ma ville, Kent le Lyonnais, ex-chanteur de Starshooter a parlé avec nostalgie de la Montée Bonafous. Plus étonnant, le Stéphanois Bernard Lavilliers a rendu hommage à la rue Tupin dans Lyon sur Saône. Quant à Benjamin Biolay, si fier d’être Lyonnais, son affection pour Lyon Presqu’ile coule de source…

Le rap a également glorifié Lyon : Casus Belli, en 2000 avec son premier morceau Lyon sorti en maxi… Un hymne à la ville pour ce chanteur qui est plus connu aujourd’hui sous le nom de Silvan Areg et qui es,t entre autres, un des paroliers de Claudio Capeo.

Zen zila et son chanteur Wahid Chaib ont également évoqué Saint-Jean Croix-Rousse.

David TAPISSIER

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