Mémoire Martial, clochard céleste de la Croix-Rousse, rejoindra-t-il la fresque des Canuts?

Des portraits de Martial Noury ont été apposés à la tribune de la crieuse publique, place des Tapis. Photo Progrès /Tatiana VAZQUEZ
Des portraits de Martial Noury ont été apposés à la tribune de la crieuse publique, place des Tapis. Photo Progrès /Tatiana VAZQUEZ
Des portraits de Martial Noury ont été apposés à la tribune de la crieuse publique, place des Tapis. Photo Progrès /Tatiana VAZQUEZ

Le mur peint évolue avec son temps. Il représente le quartier des Canuts, et pourrait accueillir un nouveau visage. Martial, qui avait élu domicile sur le trottoir de la Grand-Rue et dont la mort a suscité une émotion particulière sur le plateau, pourrait bien rejoindre les rangs des personnages emblématiques de la Croix-Rousse, incarnés sur cette fresque.

Dimanche 6 octobre, place des Tapis. A l’heure de la criée publique. Les amateurs de ce rendez-vous local, se pressent autour de la crieuse. Parmi les mots doux, les coups de cœur et coups de gueule, il y a ce moment de recueillement où l’on prend aussi des nouvelles de l’affaire « Martial Noury », Mars pour les intimes dans le quartier.

Mars, clochard céleste de la Croix-Rousse, dont la mort a suscité une émotion particulière sur le plateau et dont la mémoire reste si vive après son décès, au mois d’août, dans des circonstances encore opaques. Le collectif : « Où est Martial ? » se bat depuis un mois pour obtenir des réponses. Alors que leur pétition a déjà recueilli plus de 1600 signatures, il pourrait se rapprocher d’association qui bénéficie déjà du statut d’utilité publique.

Le maire de la Croix-Rousse écrit à son homologue de Serrières

« Le maire de la Croix-Rousse a écrit au maire de Serrières (là où son corps a été retrouvé dans les eaux du Rhône, ndlr) pour un complément d’information », confie à ses spectateurs, la messagère du jour. Elle ajoute qu’il existe le projet « d’intégrer le portrait de Martial sur le mur des Canuts ».

Il pourrait ainsi rejoindre les rangs des personnages emblématiques de la Croix-Rousse, à l’image de Jean-Marc Le Bihan, chanteur des rues décédé début août, lequel se plaisait à dire : « La rue, c’est mon domaine, j’en ai besoin pour me ressourcer, car je m’y sens libre. »

C’est aussi ce que pensait Martial qui s’était installé sur les trottoirs du 4e arrondissement de Lyon, il y a près de 6 ans. Comme Jean-Marc le Bihan, il était clairement identifié dans le quartier pour sa gouaille et son humanisme revendiqué. On imagine déjà son visage tatoué et ses marelles colorées à la craie rejoindre la fresque des Canuts, ce mur peint qui évolue avec le temps et entretien le souvenir de ceux qui incarnent la Croix-Rousse.

T.V.

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