LYON Football étudiant: la ChampLyon's League, sur la touche

Avec son association, Victor regroupe déjà près de 150 étudiants pour taper ensemble dans un ballon.  Photo Progrès /David TAPISSIER
Avec son association, Victor regroupe déjà près de 150 étudiants pour taper ensemble dans un ballon.  Photo Progrès /David TAPISSIER
Photo Progrès/DR
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Avec son association, Victor regroupe déjà près de 150 étudiants pour taper ensemble dans un ballon.  Photo Progrès /David TAPISSIER Photo Progrès/DR

Depuis septembre 2017, une association étudiante organise, sur l’année, une compétition de football à sept baptisée la ChampLyon's League. De huit équipes, ils sont passés à quinze. Ils sont désormais bloqués à seize, alors que plus d’une centaine d’étudiants étaient intéressés. La raison? Un manque de terrain… et l’impossibilité d’accueillir plus de joueurs.

Depuis plusieurs saisons, l’application sur smartphone Mon Petit Gazon permet à tous les amateurs de football de sélectionner sa propre équipe au sein d’un championnat… et d’affronter ses amis. Un véritable phénomène de société, l’avant match, mais aussi l’après-match étant énormément commenté, entre copains, sur les réseaux sociaux…

Pour autant, rien ne remplace le vrai football lorsque l’on est amateur…

Alors étudiant, Victor Carteron, homonyme d’un célèbre défenseur passé par Lyon… et Saint-Etienne, recherche un moyen d’organiser un championnat, souple au niveau des créneaux horaires mais qui dure sur l’année. Il lance en juin 2017 la ChampLyon's league, un championnat de football à 7.

« La problématique est toujours la même lorsque l’on fait du foot : c’est l’enjeu. Jouer entre potes, c’est sympa, mais je me suis dit : « Et si on faisait un championnat, avec règlement, maillots et calendrier… ouvert à tous les étudiants? » se rappelle-t-il.

Rapidement, l’engouement est au rendez-vous. Huit équipes voient le jour avec des noms folkloriques mais toutes assidues pour la première saison de la ChampLyon's league. « C’est avant tout bon enfant, on est là pour s’amuser… Mais on est rapidement arrivé à former une communauté autour de la compétition ».

Un créneau à Saint-Foy-lès-Lyon

Mais le plus difficile est de trouver un terrain et grâce à Guy Bottazzi, ils obtiennent un créneau au stade de la plaine à Saint-Foy-lès-Lyon. D’abord le jeudi, puis, depuis l’an passé le mercredi, de 19 à 22 heures.

« On s’est peu à peu pris au jeu » poursuit-il. Et les demandes ont suivi. En septembre 2018, quinze équipes étaient inscrites et on fait des poules et un tableau final qui s’est clos en juin. « Calendrier, classement, meilleurs buteurs, on mettait tout sur Instagram , jusqu’à la finale diffusée en entier en vidéo. Et les joueurs s’éclataient… Il y avait de l’enjeu, des arbitres rémunérés pour éviter les débordements, mais surtout de la bonne humeur… ».

Tant et si bien qu’au début du mois, pour la nouvelle saison, il croule sous les demandes : Médecine, Essca, Lyon 3, Idrac… « En fait, on a été dépassé par notre succès et on a dû refuser plus d’une dizaine d’équipes. La raison? Simplement que nous n’avions pas de terrain pour accueillir les rencontres. J’avais essayé en avril dernier de demander un créneau au service des Sports de la Ville de Lyon, mais ils nous ont répondu par la négative, faute de place. Si une commune autour de Lyon pouvait nous aider, évidemment nous serions partants!».

Un autre terrain pour passer de 150 à 300 joueurs

Un refus pour des raisons logistiques… assez frustrant.

« C’est dommage ! La formule plaît aux étudiants car elle est relativement souple et moins contraignante et surtout moins coûteuse qu’un club ! Nous demandons simplement 300 € par équipe à l’inscription pour payer les arbitres, acheter les ballons, organiser des événements autour des matchs, de septembre à juin et enfin préparer la finale. Là, nous sommes bloqués à seize équipes… Ce qui fait beaucoup de frustrés. Un autre créneau horaire, un soir, nous permettrait de doubler le nombre de joueurs et de matchs » conclut-il.

Un seul objectif : être toujours plus à jouer au ballon, quelque soit le terrain.

David TAPISSIER

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