Fête des Lumières A Lyon 5e, « Les habitants se sentent lésés »

Le quartier de l’Antiquaille, l’esplanade Saint-Pothin et le jardin Malraux accueilleront les Grands ateliers.  Photo d’archives Progrès /J. PHILIPPON
Le quartier de l’Antiquaille, l’esplanade Saint-Pothin et le jardin Malraux accueilleront les Grands ateliers.  Photo d’archives Progrès /J. PHILIPPON

Cette année dans le 5e, les grands ateliers et leurs expérimentations étudiantes prendront place à l’Antiquaille. Et, le 8 décembre, un spectacle sur la Saône illustrera le thème du chemin de fer.

Gilda Hobert, adjointe à la Culture, a appelé de ses vœux le retour des animations festives dans les arrondissements portées par les associations et les habitants. « Les habitants se sentent lésés. » À la suite des attentats de janvier 2015 avec l’attaque de Charlie hebdo le 7 janvier 2015, la Fête des Lumières avait pris la forme d’un hommage aux victimes des attentats le 8 décembre.

Par mesure de sécurité, le maire de Lyon avait réduit la voilure en 2016 concentrant la fête des lumières sur un format plus restreint et ultra-sécurisé. Format qui s’est étendu géographiquement à l’Antiquaille lors de l’édition 2017 mais qui reste concentré en Presqu’île, sur les 5e  et 6e  arrondissements.

Fabuloscopes, Zootropes et Praxinoscopes et Flower Power

Fini le temps ou structures associatives, habitants et écoliers s’activaient toute l’année pour présenter dans leur arrondissement et leur quartier un événement festif et lumineux. Mais alors, le retour à un format initial englobant les neuf arrondissements de Lyon et faisant entrer dans la lumière, scolaires, acteurs associatifs est-il totalement abandonné ?

Le 5e arrondissement va pouvoir profiter de la fête. Ainsi du jeudi 5 au dimanche 8 décembre, outre les sites majeurs (colline de Fourvière, cathédrale Saint-Jean, gare Saint-Paul, basilique) le quartier de l’Antiquaille, l’esplanade Saint-Pothin et le jardin André-Malraux accueilleront de nouveau les grands ateliers. Les étudiants en école d’art, architecture, design et ingénierie déploieront toute leur créativité pour donner vie à leurs plans et maquettes à travers une vingtaine de projets.

Au Palais de Bondy, il sera question d’image animée avec les “Fabuloscopes”, sortes de mécanismes inspirés des Zootropes et Praxinoscopes, jouets mis au point au XIXe  siècle qui permettaient de comprendre l’image animée. Les visiteurs sont invités à faire tourner un volant pour découvrir fables et contes réinventés. Travail sur l’ombre et la lumière dans les cours du musée Gadagne avec le projet “Nocturne” de Julia Dantonnet. Au temple du Change, place à “Flower Power”, assemblage de technologie digitale et d’électromécanique pour former des éclairs concentriques et des spirales infinies. Enfin, Yann Cucherat a aussi évoqué « un spectacle de train sur la Saône » en cours de création qui sera diffusé dimanche 8 décembre à l’intention première des Lyonnais.

Marie-Christine PARRA

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