TRANSPORTS Plongée dans les ateliers de Saint-Priest, où l'on bichonne les trams des TCL

Atelier d’entretien et de réparation des trams TCL (Transport en Commun Lyonnais) à Saint-Priest.  Photo Progrès /Maxime JEGAT
Atelier d’entretien et de réparation des trams TCL (Transport en Commun Lyonnais) à Saint-Priest.  Photo Progrès /Maxime JEGAT

Site historique de remisage des tramways, le centre de maintenance de Saint-Priest est en cours d’agrandissement. Il doit accueillir les rames supplémentaires en fin d’année. À l’intérieur des ateliers, une trentaine de personnes s’affaire pour assurer le bon fonctionnement de la flotte.

Le programme est bien rodé. Une fois le briefing de 7 heures 45 passé, les 25 techniciens de l’atelier vaquent tous à leur tâche : dans la fosse sous les trams pour certains, sur les accès toitures pour d’autres, ou encore devant les établis pour le reste de l’équipe. Le tout sous l’œil attentif du contremaître Nicolas d’Abadie de Lurbe. Après 17 ans passés dans les ateliers TCL , rien ne lui échappe. Au centre de maintenance de Saint-Priest, les équipes inspectent 57 rames de 32 mètres des lignes T1, T2 et T4. Dès la fin de l’année 2019, le site, en cours d’agrandissement, accueillera l’ensemble des 73 rames de 32 mètres.

Révision tous les 15 000 kilomètres

Les mécaniciens peuvent travailler sur 9 travées différentes. « Les révisions s’organisent tous les 15 000 kilomètres, explique Nicolas d’Abadie de Lurbe. À chaque épisode, on rajoute des contrôles. » L’inspection se fait d’abord visuellement : disques, plaquettes, bandes de roulement, graissage des roues ou éventuelles fuites. Les rames de 32 mètres sont équipées de 4 moteurs, disposés à leurs extrémités. Les techniciens y accèdent en soulevant les capots sur les côtés de la rame. Les électromécaniciens vérifient aussi la bonne marche des groupes de climatisation et chauffage situés sur le toit. « Les équipes sont formées pour travailler sous tension », précise le contremaître. Les panneaux lumineux indiquent en effet une puissance de 750 volts à quelques mètres au-dessus de leur tête. Tout dans l’atelier est prévu pour prendre soin des voitures. Au fond, un stock de vitres patiente. Une cabine de peinture peut aussi servir en cas de collision ou d’éraflure sur la carrosserie.

 L’atelier d’entretien de Saint-Priest comporte 9 travées pouvant accueillir un tramway.   Photo Progrès /Maxime JEGAT
L’atelier d’entretien de Saint-Priest comporte 9 travées pouvant accueillir un tramway.   Photo Progrès /Maxime JEGAT
 Les trams sont surélevés pour que les techniciens aient accès aux roues et aux moteurs.   Photo Progrès /Maxime JEGAT
Les trams sont surélevés pour que les techniciens aient accès aux roues et aux moteurs.   Photo Progrès /Maxime JEGAT
 Lors des vérifications, tous les 15 000 kilomètres, les équipes vérifient disques, plaquettes, bandes de roulement ou graissage des roues.   Photo Progrès /Maxime JEGAT
Lors des vérifications, tous les 15 000 kilomètres, les équipes vérifient disques, plaquettes, bandes de roulement ou graissage des roues.   Photo Progrès /Maxime JEGAT
 Les techniciens peuvent aussi vérifier les équipements situés sur les toits des rames, notamment les groupes de climatisation et chauffage.   Photo Progrès /Maxime JEGAT
Les techniciens peuvent aussi vérifier les équipements situés sur les toits des rames, notamment les groupes de climatisation et chauffage.   Photo Progrès /Maxime JEGAT
 Les électromécaniciens sont formés pour travailler à proximité de forts courants électriques. Le tramway nécessite 750 volts.   Photo Progrès /Maxime JEGAT
Les électromécaniciens sont formés pour travailler à proximité de forts courants électriques. Le tramway nécessite 750 volts.   Photo Progrès /Maxime JEGAT
 Une équipe de 30 personnes travaille dans les ateliers de Saint-Priest. 4 personnes composent l’équipe de nuit.   Photo Progrès /Maxime JEGAT
Une équipe de 30 personnes travaille dans les ateliers de Saint-Priest. 4 personnes composent l’équipe de nuit.   Photo Progrès /Maxime JEGAT
 Une fosse permet également de repérer les éventuelles fuites ou usures situées sous les trams.   Photo Progrès /Maxime JEGAT
Une fosse permet également de repérer les éventuelles fuites ou usures situées sous les trams.   Photo Progrès /Maxime JEGAT
 Les bogies (chariot où est articulé le châssis de la rame) peuvent être remplacés pour suivre un entretien sur les établis.   Photo Progrès /Maxime JEGAT
Les bogies (chariot où est articulé le châssis de la rame) peuvent être remplacés pour suivre un entretien sur les établis.   Photo Progrès /Maxime JEGAT
 Les roues des trams peuvent perdre jusqu’à 6 centimètres d’épaisseur de métal à cause de l’usure.   Photo Progrès /Maxime JEGAT
Les roues des trams peuvent perdre jusqu’à 6 centimètres d’épaisseur de métal à cause de l’usure.   Photo Progrès /Maxime JEGAT
 Les portes des trams, particulièrement sollicitées, recueillent une grande attention lors des entretiens.   Photo Progrès /Maxime JEGAT
Les portes des trams, particulièrement sollicitées, recueillent une grande attention lors des entretiens.   Photo Progrès /Maxime JEGAT
 Toutes les vitres des trams peuvent facilement être remplacées à l’exception de la vitre conducteur, qui est collée.   Photo Progrès /Maxime JEGAT
Toutes les vitres des trams peuvent facilement être remplacées à l’exception de la vitre conducteur, qui est collée.   Photo Progrès /Maxime JEGAT
 Actuellement, le centre de remisage des tramways de Saint-Priest comporte 13 voies pouvant accueillir 4 trams.   Photo Progrès /Maxime JEGAT
Actuellement, le centre de remisage des tramways de Saint-Priest comporte 13 voies pouvant accueillir 4 trams.   Photo Progrès /Maxime JEGAT
 Le centre de remisage des tramways, accolé au centre d’entretien, est en cours d’agrandissement pour accueillir 73 rames à la fin de l’année 2019.   Photo Progrès /Maxime JEGAT
Le centre de remisage des tramways, accolé au centre d’entretien, est en cours d’agrandissement pour accueillir 73 rames à la fin de l’année 2019.   Photo Progrès /Maxime JEGAT
 Un nouveau stand de lavage automatique vient d’être construit au centre d’entretien de Saint-Priest.   Photo Progrès /Maxime JEGAT
Un nouveau stand de lavage automatique vient d’être construit au centre d’entretien de Saint-Priest.   Photo Progrès /Maxime JEGAT
 L’atelier d’entretien de Saint-Priest comporte 9 travées pouvant accueillir un tramway.   Photo Progrès /Maxime JEGAT  Les trams sont surélevés pour que les techniciens aient accès aux roues et aux moteurs.   Photo Progrès /Maxime JEGAT  Lors des vérifications, tous les 15 000 kilomètres, les équipes vérifient disques, plaquettes, bandes de roulement ou graissage des roues.   Photo Progrès /Maxime JEGAT  Les techniciens peuvent aussi vérifier les équipements situés sur les toits des rames, notamment les groupes de climatisation et chauffage.   Photo Progrès /Maxime JEGAT  Les électromécaniciens sont formés pour travailler à proximité de forts courants électriques. Le tramway nécessite 750 volts.   Photo Progrès /Maxime JEGAT  Une équipe de 30 personnes travaille dans les ateliers de Saint-Priest. 4 personnes composent l’équipe de nuit.   Photo Progrès /Maxime JEGAT  Une fosse permet également de repérer les éventuelles fuites ou usures situées sous les trams.   Photo Progrès /Maxime JEGAT  Les bogies (chariot où est articulé le châssis de la rame) peuvent être remplacés pour suivre un entretien sur les établis.   Photo Progrès /Maxime JEGAT  Les roues des trams peuvent perdre jusqu’à 6 centimètres d’épaisseur de métal à cause de l’usure.   Photo Progrès /Maxime JEGAT  Les portes des trams, particulièrement sollicitées, recueillent une grande attention lors des entretiens.   Photo Progrès /Maxime JEGAT  Toutes les vitres des trams peuvent facilement être remplacées à l’exception de la vitre conducteur, qui est collée.   Photo Progrès /Maxime JEGAT  Actuellement, le centre de remisage des tramways de Saint-Priest comporte 13 voies pouvant accueillir 4 trams.   Photo Progrès /Maxime JEGAT  Le centre de remisage des tramways, accolé au centre d’entretien, est en cours d’agrandissement pour accueillir 73 rames à la fin de l’année 2019.   Photo Progrès /Maxime JEGAT  Un nouveau stand de lavage automatique vient d’être construit au centre d’entretien de Saint-Priest.   Photo Progrès /Maxime JEGAT

6 centimètres de métal en moins sur les roues

Des portes de rechange attendent aussi sagement d’être installées. « C’est l’un de nos plus gros soucis, acquiesce Nicolas d’Abadie de Lurbe. les portes sont très sollicitées et chaque tram en comporte 12. Nous essayons de fiabiliser au maximum le mécanisme. »

À quelques mètres, les roues peuvent faire halte dans le tour en fosse. Une énorme machine les usine pour que leur profil s’intègre parfaitement dans les rails. Avec l’usure, les roues en métal peuvent perdre 6 centimètres d’épaisseur. « Le tour en fosse tourne pratiquement en continu, détaille le contremaître.

Pour gérer ce travail, une équipe de nuit de 4 techniciens prend son service de 22 heures à 5 heures 30 du matin. » L’équipe de nuit permet également de gérer les pannes et les accidents sur le réseau. « On essaie de lisser l’entretien sur l’année et sur les semaines, ajoute-t-il. Mais souvent, les incidents viennent perturber notre planning. » Il faut alors beaucoup de réactivité.

« On a l’impression qu’un tram en moins sur une ligne, ce n’est pas grand-chose, mais ça peut engendrer des retards importants pour l’usager », termine le contremaître.

Blaise FAYOLLE

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