Sport Unlimitech Frédéric Michalak, entremetteur du sport de demain

Frédéric Michalak lance ce jeudi la première édition de Sport unlimitech.  Photo Le Progrès /Maxime JEGAT
Frédéric Michalak lance ce jeudi la première édition de Sport unlimitech.  Photo Le Progrès /Maxime JEGAT

L’ancien rugbyman international du LOU organise à Gerland, la première édition d’un festival du sport et de l’innovation avec des objectifs ambitieux. L'ultime journée de samedi s'annonce comme une fête du sport grand public.

Mardi matin, Frédéric Michalak rejoint ses équipes avec trois quarts d’heure de retard à la brasserie du Stade de Gerland. « Désolé, j’étais là-bas avec Bernard Lacombe », s’excuse-t-il en pointant la pelouse du doigt. Une rencontre impromptue en forme de trait d’union entre la légende de l’Olympique Lyonnais et le rugbyman néo-retraité (36 ans) qui s’empare cette semaine des clés de l’enceinte du LOU et du Palais des Sport voisin pour la première édition de « Sport unlimitech ».

Plus qu’un salon, l’événement se présente comme un « festival du sport et de l’innovation », selon l’ancien demi de mêlée international (77 sélections). 72 exposants, 4 000 professionnels et près de 10 000 particuliers sont attendus durant trois jours. Si le jeudi et le vendredi sont destinés aux « pros » (les conférences sont ouvertes au public), l’ultime journée doit être une fête du sport grand public.

« Faire avancer le sport français »

Président de Sport Unlimitech co-organisé par sa société My Events group, l’agence Troisième heure et GL events, Frédéric Michalak entend dessiner le sport de demain. « On a fait le constat qu’il n’existe aucun salon rassemblant tous les acteurs du sport. Ils se connaissent mais ne se rencontrent jamais. On va les faire sortir de leur labo et de leur bureau pour faire avancer le sport français », insiste l’ancien joueur du LOU qui a passé près de deux ans à solliciter sportifs, chercheurs, industriels, start-ups, institutions et fédérations.

Carte blanche à Yannick Noah, Sébastien Loeb et Floria Gueï donne le coup d’envoi d’un programme riche d’une trentaine de conférences-débats. D’autres grands noms sont annoncés comme les anciens rugbymen Thierry Dussautoir, Vincent Clerc ou Yannick Nyanga, l’ancien champion olympique reconverti dans l’e-sport Yannick Agnel, la capitaine de l’OL Wendie Renard et le manager du FC Barcelone Eric Abidal. Ils croiseront une armée de dirigeants, entrepreneurs et spécialistes dont des chercheurs du CNRS, de l’Inserm, l’Inria, l’Inra, le CEA et l’Insep. Du sport de très haut niveau au bien-être en passant par les infrastructures et les questions sociétales, « on est sur toutes les innovations », promet Michalak.

L’e-sport mis en avant

L’e-sport n’est pas oublié, en particulier samedi avec un match OL- PSG de Fifa 2020 et des démonstrations de drone soccer ou de Hado (sorte de ballon prisonnier à disputer avec des casques de VR). « Avec des chiffres incroyables, l’e-sport est en train de prendre de l’avance », estime même Michalak.

« La tech est devenue une question centrale, estime Virgile Caillet, délégué général du syndicat professionnel Union Sport et Cycle. C’est au cœur de la réflexion de l’Agence nationale du sport qui a investi le champ de la data. Et pour les marques, c’est devenu un élément clé de différenciation. »

De quoi inspirer confiance à l’organisateur : « Il y aura d’autres éditions. L’objectif, c’est d’avoir à l’avenir des rendez-vous partout en France pour aller chercher les pépites là où elles sont. »

"J'ai une âme d'entrepreneur"

Retiré des terrains depuis la demi-finale de Top 14 perdue contre Montpellier en mai 2018, Frédéric Michalak a aussitôt été engagé dans le staff du club dans un rôle de conseiller multicartes  sur la stratégie de développement, le recrutement et l'accompagnement socio-professionnel des joueurs. Cette dernière casquette lui va comme un gant. L’ancien demi-de-mêlée international n’a pas attendu la retraite pour se préoccuper de sa reconversion : « Le sport de haut niveau et le travail sont deux mondes très différents. Il y a un risque de dépression à l’arrêt de sa carrière. Moi, je n’ai pas eu le temps. »

Un an après avoir joué son dernier match, il déborde déjà d’activités : « J’ai une âme d’entrepreneur. C’est ma femme qui est contente », sourit-il en référence à son agenda surchargé. Consultant pour Canal +, égérie du Coq Sportif, il est actionnaire principal du club de Blagnac et possède plusieurs « business » dont la société My events group avec son ami Nassim Arif.

« On travaille sur des petits événements comme Futurapolis à Toulouse et Montpellier. On est une sorte de mini GL events ! » D’ailleurs, il a bénéficié de l’appui du groupe lyonnais et de son président Olivier Ginon dans le montage de Sport unlimitech : « La question, c’est comment on transforme une idée. Pour passer les étapes, il m’a apporté son expérience. C’était formidable d’avoir une telle structure à nos côtés. »

B.S.

Benjamin STEEN

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