Santé Lyon-sud: une “maison d’hôtes” pour les patients et leurs familles

À l’hopital Lyon Sud, la Maison hospitalière accueille les familles des patients de l’hopital.    Photo Le Progrès   /Stéphane GUIOCHON
À l’hopital Lyon Sud, la Maison hospitalière accueille les familles des patients de l’hopital. Photo Le Progrès /Stéphane GUIOCHON

Ce lieu permet aux familles de loger à proximité des patients hospitalisés mais ce concept s’inscrit aussi dans le développement de la chirurgie ambulatoire.

C’est en contrebas du pavillon médical, dans un bâtiment accueillant autrefois l’internat, qu’a été installée la « maison hospitalière » du centre hospitalier Lyon sud. « Première » de ce type, selon les Hospices civils de Lyon, elle s’inscrit dans le cadre de l’expérimentation des « hôtels hospitaliers » bien que ce site n’ait pas été retenu initialement (voir ci-contre).

« Mais nous tenons au nom maison car ce n’est pas un hôtel, plutôt une maison d’hôtes. Le soir, on confie la confie aux résidents », explique Odile Chomiac de Sas, directrice des maisons de l’Ordre de Saint-Jean, l’association qui gère le fonctionnement avec deux salariés et une quinzaine de bénévoles. Les partenaires ont assuré à parts égales l’investissement (1,7M€)

Aménagée sur deux étages et 765 m², la maison comprend 18 chambres et des espaces communs (salon doté d’un espace enfant et coin télé, cuisine/salle à manger), très cosy et dotés de larges baies vitrées. « Du bureau, on voit les gens arriver et on devine tout de suite si la journée c’est bien ou mal passée », explique Odile Chomiac de Sas.

« Cela évite de se morfondre »

Ouverte lundi, la maison hospitalière accueille des proches ou des patients venus de loin pour une chirurgie ambulatoire, des séances de radiothérapie ou des bilans, au prix de 40 € la nuitée en chambre individuelle avec petit-déjeuner ou de 25 €, si l’on partage la chambre. « L’avantage, c’est que l’on voit des gens dans la même galère. Cela évite d’être tout seul et de trop se morfondre », estime Bernard, venu quelques jours avec son épouse pour être auprès de sa belle-mère hospitalisée pour au moins deux semaines.

La Sécurité sociale ne prend pas en charge la prestation mais certaines mutuelles peuvent la rembourser. Si le projet est pérennisé, les HCL pourraient réserver et prendre à leur charge un certain nombre de chambres pour développer la chirurgie ambulatoire comme cela se fait déjà au CHU de Bordeaux.

7 appartements à Léon-Bérard et 2 chambres à l’Infirmerie protestante

Prévus dans la loi de financement de la Sécurité sociale 2015, les “ hôtels hospitaliers” sont des hébergements temporaires non médicalisés de patients.

En février 2017, 41 établissements avaient été autorisés à expérimenter, pendant trois ans, cette « prestation, anticipée et programmée », « en amont ou en aval de leur prise en charge hospitalière », dont trois dans le Rhône. Les Hospices civils de Lyon avaient été retenus pour un projet à l’hôpital Femme-Mère-Enfant mais celui-ci est en « stand-by ».

Au centre Léon-Bérard, le projet a pris la forme de sept « appartements de proximité », situés dans une maison extérieure et proposés aux patients autonomes venant de loin (en moyenne une centaine de kilomètres). La gestion est interne et le CLB ne facture pas les nuitées.

L’Infirmerie Protestante a ouvert, début 2018, au sein de la clinique, deux chambres “Hospihôtel”, qui accueillent les patients pour une seule nuit, avant ou après une prise en charge, pour un tarif de 20 € seul ou 40 avec un accompagnant.

Sylvie MONTARON

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