Journées du patrimoine L’Orient-Express débarque à Perrache

Plus de 3 000 km de voyage dans ce train de luxe entre Paris et Constantinople : le myhte de l’Orient-Express arrive sous vos yeux.  Photo SNCF
Plus de 3 000 km de voyage dans ce train de luxe entre Paris et Constantinople : le myhte de l’Orient-Express arrive sous vos yeux. Photo SNCF

Le train mythique va poser ses valises à Lyon, en gare de Perrache, ce week-end du 21 et 22 septembre, à l’occasion des Journées du patrimoine. Les visites affichent malheureusement complet. Les plus chanceux pourront peut-être voir l’extérieur de ce petit bijou du patrimoine national, dont quatre rames sont classées monument historique. 

Photo SNCF
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Arthur Mettetal, responsable Patrimoine de l’Orient-Express, présente cette légende, propriété de la SNCF, devenue un véritable patrimoine vivant.

Quand arrive l’Orient-Express à Lyon ?

« Il arrive en gare de Perrache le vendredi 20 septembre, vers 11 heures pour les Journées du patrimoine, qui se déroulent tout le week-end du 21 et 22 septembre, et repart le lundi 23 septembre, vers midi. Il est constitué de sept rames, dont quatre sont classées monument historique. Ce sont celles qui seront en gare de Perrache avec la locomotive. »

Dans quels lieux avait-il pu être visité avant ?

« Dans très peu de lieux. En 2014, le Pullman a été l’objet d’une exposition à l’Institut du monde arabe, où 300 000 visiteurs ont pu l’admirer. À partir de là, la SNCF a créé des filiales dédiées au développement de la marque et également à la gestion et à la valorisation du train. Entre 2015 et 2018, le train est parti en complète rénovation à Clermont-Ferrand. Le train Pullman est ainsi issu d’un programme de restauration de trois années par des artisans de la région Auvergne Rhône-Alpes. Après cette rénovation, le train a fait les Journées du patrimoine il y a un an, gare de Lyon, et a participé à l’opération portes ouvertes Vive le train !, en mai dernier, gare de l’Est. »

Pourquoi avoir choisi de le faire découvrir à Lyon ?

« La ville de Lyon nous est apparue comme évidente dans la mesure où Paris ne constitue pas la France et qu’il est important de montrer le patrimoine national ailleurs qu’à Paris. Lyon est une grande ville avec une histoire et notamment une histoire avec ses gares. »

Vous vous attendez à quelle affluence ?

« Le problème c’est que les visites affichent déjà complet ! Lorsque le ministère de la Culture et la Métropole de Lyon ont ouvert les inscriptions, elles sont parties en trois jours. 2 600 personnes pourront visiter l’intérieur durant le week-end. Et l’accès aux quais sera limité, car cela pourrait créer un afflux trop important. »

L'art du voyage

Le mythe de L’Orient-Express commence gare de l’Est, en 1883 : le train de luxe part de Paris pour aller à Constantinople. Plus de 3 000 km de voyage dans un décor somptueux. C’est un jeune ingénieur belge, Georges Nagelmackers, qui en a eu l’idée : créer des trains luxueux pour une clientèle aisée. Synonyme de luxe mais aussi de romance (Agatha Christie le prendra des dizaines de fois pour écrire Le Crime de l’Orient-Express ), il ne tarde pas à faire des émules.

D’autres trains, aux prestations équivalentes, sont ainsi mis en service : le Nord-Express, le Sud-Express, le Calais-Nice-Rome-Express. Surnommé « Le roi des trains, le train des rois », l’Orient-Express conjugue innovation et élégance. Ses cabines sont équipées avec ce qui se fait de plus moderne pour l’époque : chauffage central, eau chaude et éclairage au gaz.

Côté luxe, l’intérieur est tapissé et les lits impeccablement dressés. Des peignoirs marqués du sceau de la compagnie attendent les voyageurs. On utilise les meilleurs matériaux : draps en soie, sanitaires en marbre, coupes en cristal et couverts en argent. Vingt cabines se transforment en salon durant la journée.

Aux alentours de 1920, la Compagnie Internationale des Wagons-Lits fait appel au Maître verrier, René Lalique, et au décorateur ensemblier, René Prou, pour l’aménagement de certaines voitures. Panneaux de verre, marqueteries de bois précieux, etc. L’Orient-Express devient ainsi un terrain d’expression de l’art déco.

Sandrine Rancy

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