LYON Indigo weel: les scooters électriques ne reviendront pas

Un scooter Indigo Weel vandalisé, devant le parc pour enfants de la rue Chevreul, à Lyon, le 26 août 2019.  Photo Progrès /Pierre COMET
Un scooter Indigo Weel vandalisé, devant le parc pour enfants de la rue Chevreul, à Lyon, le 26 août 2019.  Photo Progrès /Pierre COMET

Après les avoir retirés des rues de Lyon fin août, la société de mobilité partagée, Indigo weel, a annoncé qu’elle ne remettrait pas ses scooters électriques en circulation pour le moment.

Ils auront tenu six mois avant de disparaître : les eScoters lancés en février dernier à Lyon par Indigo weel ne seront pas remis en service… Pour le moment.

Retirés à la fin du mois d’août, suite à d’importantes dégradations sur de nombreux modèles, les 300 scooters ont été réparés et mis à jour informatiquement. Pour autant, leur retour dans les rues lyonnaises n’est pas à l’ordre du jour comme l’explique Jean Gadrat, directeur général d’Indigo weel.

« Les scooters continuent d’être utilisés à Toulouse et à Bordeaux, mais pas à Lyon. Dans ces deux premières villes, le vandalisme est maîtrisé et les scooters électriques répondent à une vraie demande. Pour le moment, nous souhaitons observer l’évolution du marché du free-floating à Lyon dans les mois qui viennent pour nous repositionner. »

Vers des vélos électriques

Un échec à Lyon qui explique aujourd’hui la prudence d’Indigo. La société qui continue l’exploitation de 500 vélos dans la capitale de Gaules songe aux vélos électriques mais ne souhaite pas se précipiter. Les échecs de Gobee.bike, mais aussi les dégradations de trottinettes et de Velov' poussent à la réflexion, notamment autour de l’importance de l’emprise au sol pour les vélos en location.

« On a pu observer l’anarchie des trottinettes électriques pendant plusieurs mois… La Ville de Lyon a mis en place une charte et seulement quatre sociétés de free-floating ont confirmé leur présence à Lyon. Tout est en train de se mettre en place et il sera important de voir comment la ville absorbe progressivement ces nouveaux modes de transport », rajoute-t-il.

Proposition de mobilité interne à Bordeaux et Toulouse

Une disparition qui touche évidemment le personnel qui travaillait chez Indigo. « Une fois le travail de réparation et de récupération effectué, la situation n’était plus la même et nous n’avions plus besoin d’une équipe aussi importante. Nous conservons des employés pour la partie vélo, mais les intérimaires n’ont pas été reconduits. Nous avons également fait des propositions de mobilité interne, vers Bordeaux et Toulouse. Tout est en cours de sédimentation », conclut-il.

David TAPISSIER

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