Urbanisme Tour To-Lyon : Vinci frappe un grand coup

Avec ses 170 m, To Lyon dépassera le crayon et la tour Oxygène. La plus haute tour du quartier restera Incity (202 mètres, au mat).  Photo Dominique PERRAULT architecte DPLG
Avec ses 170 m, To Lyon dépassera le crayon et la tour Oxygène. La plus haute tour du quartier restera Incity (202 mètres, au mat). Photo Dominique PERRAULT architecte DPLG
To Lyon, futur tour dans le quartier Part-Dieu. Photo DPA
To Lyon, futur tour dans le quartier Part-Dieu. Photo DPA
Avec ses 170 m, To Lyon dépassera le crayon et la tour Oxygène. La plus haute tour du quartier restera Incity (202 mètres, au mat).  Photo Dominique PERRAULT architecte DPLG To Lyon, futur tour dans le quartier Part-Dieu. Photo DPA

L’immeuble qui mixera hôtel quatre étoiles, bureaux et commerces, de 170 mètres de haut, devrait être livré fin 2023. Le coût de l’opération est évalué à 600 millions d’euros.

La restructuration du quartier de la Part-Dieu vient de frapper un grand coup avec la présentation officielle, ce lundi soir, de la future tour To-Lyon. Devant la fine fleur du monde de l’immobilier, les représentants de Vinci, associés à Europequipements ont posé la première pierre - ou plutôt allumé la maquette de la tour- à quelques dizaines de mètres de son emplacement.

Le projet, qui mixera un hôtel quatre étoiles, des bureaux, un espace restauration avec grande terrasse, et des commerces en ceinture, est une opération d’un coût d’environ 600 millions d’euros selon Vinci Immobilier. La To-Lyon sera située en bordure du boulevard Vivier-Merle, au sortir de la gare, à l’emplacement des anciens hôtels Athena et Novotel.

Tout le secteur va muer, puisque la restructuration de la gare est à l’œuvre, bientôt suivie de la création d’une place basse (parking public, parc à vélos, taxis, dépose minute, commerces) et d’un nouveau parvis, sur la place Charles-Béraudier actuelle, laquelle sera finalement allongée. Pour parvenir à concrétiser le projet imaginé dès 2011, Vinci a d’abord dû acheter le foncier à de nombreux propriétaires conduisant à « des soirées de négociations ! » a révélé le maire de Lyon. 

Fin 2023, l’immense immeuble de 170 mètres de haut (soit l’équivalent de la tour Incity sans son mât), s’élèvera dans les cieux lyonnais pour parfaire cette skyline, chère au cœur du maire de Lyon. « On construira sans doute encore quelques tours » pronostique Gérard Collomb.

C’est Dominique Perrault, architecte renommé (Bibliothèque nationale de France) qui a dessiné la tour. « Une beauté » selon Gérard Collomb qui « surprendra les Lyonnais ». Massive, elle ne sera pas pour autant « un monolithe planté dans le sol » estime son concepteur, car « il va y avoir un pied ». Un socle fera le lien, en effet, avec le sol. La tour sera sombre, dans les tons de noir. « Mais un travail de relief sur la façade va attraper la lumière de tous côtés. Ce sera une tour lumineuse quelle que soit la saison et l’heure de la journée » promet l’architecte. Coût du projet ? « 600 millions d’euros » a dévoilé Olivier de la Roussière, président de Vinci Immobilier.

Avant de démarrer l’opération de construction, il fallait un investisseur. En acquérant 60 % de la tour, le groupe d’assurance Apicil aujourd’hui basé à Caluire, son site historique, et à Lyon dans le quartier de Vaise, « provoque la commercialisation » a souligné David Kimelfeld, président de la Métropole. Les quelque 1 300 collaborateurs du groupe, aujourd’hui dispersés, seront tous rassemblés à la Part-Dieu. Point de dépense excessive, selon Apicil, grâce à l’optimisation de l’espace avec un ratio de mètres carrés moindre pour chaque collaborateur, et un gain énergétique avec une tour aux dernières normes environnementales. Des locataires ont par ailleurs prévu d’y installer des bureaux : EDF et Regus, pour du coworking (bureaux partagés).

S.M

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