URBANISME Parking Saint-Antoine: le chantier à l’organisation minutieuse

Le chantier à ciel ouvert situé côté Saône. Photo Progrès /Aline DURET
Le chantier à ciel ouvert situé côté Saône. Photo Progrès /Aline DURET
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Le chantier à ciel ouvert situé côté Saône. Photo Progrès /Aline DURET Photo Progrès /Aline DURET Photo Progrès /Aline DURET Photo Progrès /Aline DURET

Construire un parking à plus de 20 mètres de profondeur en pleine Presqu’île suppose une organisation à toute épreuve. Et avec un sous-sol qui n’en finit plus de raconter l’histoire lyonnaise, il faut faire face aux surprises comme aux embûches.

C’est un chantier long et compliqué qui se déroule quai Saint-Antoine, à hauteur de la rue Grenette.

Parce que son emprise se trouve dans une zone en plein chambardement sur laquelle on aménage les futures Terrasses de la Presqu’île. Parce que le projet lui-même, la réalisation d’un parking souterrain de 800 places suppose une organisation à toute épreuve : des engins de chantier qui descendent dans les profondeurs de la Presqu’île, un sous-sol qui dévoile peu à peu ses richesses archéologiques, l’eau qui se faufile un peu partout…

Bienvenue au cœur d’un projet vraiment pas comme les autres.

«On croise les doigts face aux imprévus»

Et voilà. À peine avait-on démarré le chantier que déjà on stoppait les machines sur ce site très contraint, qui s’étire de la place d’Albon à la rue Grenette, à deux pas des immeubles… «La première embûche, rappelle Arnaud Roux, chargé d’opérations à Lyon Parc Auto (LPA), est survenue à quatre mètres de profondeur.» Il y en aura bien d’autres.

Là, c’était un réseau de galeries souterraines à vocation de drainage, un ouvrage datant du XVIIIe siècle qui est mis au jour. Alors, tout s’arrête et ce sont les archéologues qui prennent le relais.

Car, entre les grues, les camions et les pelleteuses, se trouvent juste en dessous des autos qui passent, des équipes bien différentes qui travaillent ensemble quasiment en permanence. D’un côté, les techniciens de l’entreprise Eiffage en charge du terrassement et du génie civil. De l’autre, les spécialistes du Service Archéologique de la Ville de Lyon (SAVL).

Ils sont arrivés sur le chantier qui a démarré en septembre 2014. À eux de cibler, d’emblée, les zones qui leur semblaient intéressantes, d’intervenir et de réaliser les fouilles avant les opérations de terrassement. C’est une surveillance presque constante et ce sont eux qui «disent stop» lorsque surgit une surprise.

Le chantier coupé en deux

Et, il y en a eu. «On croise les doigts face aux imprévus», avoue un rien ironique, le chargé d’opérations. Car, ces surprises, divines ou pas, finissent par entraîner de sérieux retards.

Mais, admet ce dernier, «j’ai pu voir des constructions admirables, des caves datant du XVIIIe siècle et du Moyen-Âge, les fondations des anciens ponts de Nemours et du Change ou encore de l’ancien quai Villeroy. Tout était fondé sur des pieux en bois».

Pour maintenir la circulation Nord-Sud sur un quai de Saône très fréquenté, il a été décidé de couper le chantier en deux dans le sens de la longueur.

Du côté Est (sous les voies de circulation) tout est fermé et «on travaille en taupe», indique Arnaud Roux.

Côté Saône, la partie Ouest, «on creuse les cinq niveaux à ciel ouvert». Alors depuis le haut, on a une vue imprenable sur le chantier, et on devine un petit engin qui, avec dextérité, creuse puis évacue des tonnes de terre… Impressionnant.

Aline DURET

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