Street Art Bambi : «La meilleure galerie, c’est encore la ville!»

Bambi, en pleine réalisation d’une fresque à l’école d’architecture de Lyon.  Photo Progrès /Bambi
Bambi, en pleine réalisation d’une fresque à l’école d’architecture de Lyon.  Photo Progrès /Bambi
Au mois de juillet, Bambi a participé à la restauration des boîtes postales de la place Antonin Poncet, à proximité de Bellecour.   Photo Progrès /Elena JEUDY-BALLINI
Au mois de juillet, Bambi a participé à la restauration des boîtes postales de la place Antonin Poncet, à proximité de Bellecour.  Photo Progrès /Elena JEUDY-BALLINI
Au mois de juillet, Bambi a participé à la restauration des boîtes postales de la place Antonin Poncet, à proximité de Bellecour.  Photo Progrès /Elena JEUDY-BALLINI
Au mois de juillet, Bambi a participé à la restauration des boîtes postales de la place Antonin Poncet, à proximité de Bellecour.  Photo Progrès /Elena JEUDY-BALLINI
Bambi, en pleine réalisation d’une fresque à l’école d’architecture de Lyon.  Photo Progrès /Bambi Au mois de juillet, Bambi a participé à la restauration des boîtes postales de la place Antonin Poncet, à proximité de Bellecour.   Photo Progrès /Elena JEUDY-BALLINI Au mois de juillet, Bambi a participé à la restauration des boîtes postales de la place Antonin Poncet, à proximité de Bellecour.  Photo Progrès /Elena JEUDY-BALLINI

Bambi, 28 ans, est graffeur depuis une dizaine d’années. Après une période vandale, l’artiste multiplie désormais les supports dans la ville et se retrouve même sollicité par des particuliers, des associations… Et des bailleurs sociaux ! Rencontre avec un artiste en pleine ascension.

Issu du breakdance, le jeune Lyonnais rencontre le graff en 2009 grâce à des camarades de promo de son BTS. Pendant plusieurs années, il travaille essentiellement en mode vandale sur les murs de la ville, et s’imprègne doucement de ce nouvel art.

Le vandale, c’est ce qui lui permettra de gagner en confiance en laissant son nom sur des œuvres chaque fois plus illustratives et colorées. À l’automne 2018, l’artiste est booké sur l’exposition One Shot, par le collectif Superposition, et s’empare avec d’autres graffeurs d’un magasin vide de 2 000  m² au centre commercial Confluence.

Un véritable déclic : Bambi lâche son emploi dans la restauration. « Ce premier gros événement a été un palier de franchi. J’ai donc mis les bouchées doubles afin de peaufiner mon art et d’en vivre », explique-t-il.

« Beaucoup de gens associent encore le graff à la dégradation alors que c’est tout l’inverse »

Le street artist est sollicité par Lyon Métropole Habitat pour des interventions urbaines, notamment dans les halls d’entrée dégradés de la place Henri-Barbusse à Saint-Priest, ou à l’école d’architecture. « Ces interventions étaient pertinentes et le résultat a plu. C’était vraiment une expérience positive. Beaucoup de gens associent encore le graff à la dégradation alors que c’est tout l’inverse ! Il participe au rayonnement de l’espace urbain et permet d’intégrer l’art au quotidien des gens, autrement qu’au musée. »

Côté influences, Bambi mixe des couleurs vives inspirées par l’Amérique du Sud et des cercles rappelant le graphisme japonais traditionnel. « J’aime l’idée de voyage. J’ai envie que les gens s’approprient le visuel, que ça les évade, qu’ils en fassent un objet de partage. Pour que cela parle à tout le monde, je ne fais pas que du figuratif : j’intègre aussi beaucoup d’abstrait afin d’aller chercher dans l’inconscient de chacun. À Lyon, il y a aussi une grosse vibe “tattoo” que l’on retrouve dans le graff moderne. Je m’en inspire comme beaucoup d’autres artistes. » Un mélange catchy, qui aura convaincu La Poste de lui confier la restauration des boîtes aux lettres de la place Antonin-Poncet.

Des particuliers font déjà appel à lui pour des toiles ou des pans de mur de leur salon. Avec Superposition, les Halles du Faubourg ou les missions locales, l’artiste dispense des ateliers à des enfants, des ados ou des adultes. « Ce qu’il y a de bien avec le graff, c’est que c’est un art accessible, pas académique ni réservé à un milieu privilégié. Acheter quatre sprays avec quatre teintes différentes, ça coûte 12 euros ! Chacun peut faire quelque chose. Sur des murs évidemment, mais aussi des toiles », explique-t-il, avant de concéder : « La meilleure galerie, ça reste quand même la ville… »

Instagram : bambi_bakbi

De notre correspondante locale, Elena JEUDY-BALLINI

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