ENVIRONNEMENT Elle vend des tote bags pour sauver les espèces menacées

Aurore Giroud, la fondatrice de la Griffe Noire Store, avec sa création favorite, qui représente le guépard dont elle s’est occupée en Namibie.  Photo Progrès /Laurene ROCHETEAU
Aurore Giroud, la fondatrice de la Griffe Noire Store, avec sa création favorite, qui représente le guépard dont elle s’est occupée en Namibie.  Photo Progrès /Laurene ROCHETEAU
Photo Progrès /Laurene ROCHETEAU
Photo Progrès /Laurene ROCHETEAU
Aurore Giroud, la fondatrice de la Griffe Noire Store, avec sa création favorite, qui représente le guépard dont elle s’est occupée en Namibie.  Photo Progrès /Laurene ROCHETEAU Photo Progrès /Laurene ROCHETEAU

Après une mission dans une réserve animalière en Namibie, Aurore Giroud a décidé de dédier son temps à la protection des espèces menacées. Pour cela, elle a lancé de chez elle une collection de tote bags en coton, sur lesquels elle imprime à l’encre bio des images d’animaux, et reverse les recettes à des ONG. À terme, elle aimerait faire de son entreprise La Griffe Noire Store, une véritable fondation pour préserver la vie sauvage.

Aurore Giroud a toujours voulu travailler avec les animaux. « Quand j’étais petite, je voulais être photographe de brousse et vivre dans la savane », raconte-t-elle. Après une mission en Namibie, dans une réserve qui protège et réintroduit les espèces menacées, elle a réalisé l’urgence de la situation et a décidé d’agir : « J’ai voulu utiliser tout ce que je sais faire pour lever des fonds pour la protection animale. » Il y a un an, cette graphiste freelance a donc fondé son entreprise, La Griffe Noire Store , qui vend des sacs en coton biodégradables imprimés d’images d’animaux sauvages.

Deux tailles et quatre graphismes

Aurore propose sur son site internet deux tailles de sacs : le tote bag classique, et un format plus grand, avec un tissage plus serré, qui permet une plus grande résistance. Quatre graphismes sont disponibles. Aurore les a dessinés elle-même, à partir de photos qu’elle a prises durant sa mission. Elle les a ensuite retravaillés avec une technique différente pour chaque modèle : le zèbre a été réalisé à l’encre de chine, le guépard au stylo, le lion à l’acrylique, et l’empreinte de lionne au crayon. Les graphismes ont ensuite été numérisés pour être imprimés à l’encre bio et vegan sur les sacs.

Vendus entre 20 et 30 €, ils sont certes plus chers que les tote bags classiques, mais c’est pour une bonne cause : pour chaque vente, 4 € reviennent aux associations avec lesquelles Aurore travaille, notamment au Cheetah Conservation Fund, un organisme de protection des guépards. Le reste est immédiatement bloqué pour permettre à La Griffe Noire Store de grandir afin d’obtenir le statut de « fondation ». Mais cela demande un capital de départ d’au moins 10 000 €, et Aurore en est encore loin.

Agir sur le long terme

Aurore voudrait faire de La Griffe Noire Store une fondation d’ici un an. Cela lui permettrait de travailler avec de grosses entreprises pour lever des fonds : « Avec de gros moyens, on peut racheter des terres pour réintroduire les espèces  », explique-t-elle. Elle aimerait d’ailleurs agir sur d’autres continents que l’Afrique : « Il y a beaucoup de choses à faire en Asie, contre l’exploitation des éléphants pour le tourisme, par exemple. » Aurore voudrait aussi que la future fondation participe à la lutte contre le braconnage et à la sensibilisation des enfants sur la question de la protection animale.

En attendant, elle aimerait vendre ses tote bags aux entreprises, et propose de leur dessiner un graphisme unique avec l’animal de leur choix. Pour l’organisme WWF, elle a ainsi créé un sac à l’effigie d’un panda roux. Elle a d’ailleurs beaucoup d’autres idées pour de nouveaux designs, mais elle attend d’abord d’écouler le stock de sa première collection. Cela ne devrait plus tarder, puisqu’elle a déjà vendu 75 des 100 exemplaires de ses sacs grand format.

Aurore vend ses sacs entre 20 et 30€ sur son site internet, www.lagriffenoirestore.com. Pour ceux qui aimeraient soutenir sa cause mais qui n’ont pas besoin d’un tote bag, elle recueille également des dons pour sa future fondation.

Laurène ROCHETEAU

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