LYON Encore en chantier, la Maison carrée livre tous ses secrets

Tout en haut de la Maison Carrée et la vue imprenable sur Lyon : les toitures sont reprises.  Photo Progrès /Aline DURET
Tout en haut de la Maison Carrée et la vue imprenable sur Lyon : les toitures sont reprises.  Photo Progrès /Aline DURET
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Tout en haut de la Maison Carrée et la vue imprenable sur Lyon : les toitures sont reprises.  Photo Progrès /Aline DURET Photo Progrès /Aline DURET Photo Progrès /Aline DURET Photo Progrès /Aline DURET Photo Progrès /Aline DURET

Située tout en haut de Fourvière à deux pas de l’Esplanade, la Maison Carrée est en travaux depuis septembre 2018. Édifié au XIXe siècle, ce bâtiment fait partie du projet « Un nouvel élan pour Fourvière » lancé par la Fondation Fourvière, propriétaire du site. Rénové, il sera transformé à la fin de l’année 2020 en pôle culturel.

Ici aussi, depuis les toits de la Maison Carrée, la vue est à couper le souffle. Ce bâtiment qui doit son nom à sa physionomie, reconnaissable à ses lignes droites et ses quatre coins surélevés, va être transformé. Totalement. L’idée est d’en faire « un lieu incontournable pour les touristes » qui, chaque année, se pressent un peu plus à Fourvière. Une première phase a permis déjà, de rouvrir au niveau moins deux la halte des pèlerins en juin 2018. Elle abrite une salle hors sac dont la vocation est d’accueillir les groupes de visiteurs.

Entrer dans la Maison Carrée, actuellement en chantier, dans le cadre du projet un Nouvel Elan pour Fourvière, c’est faire en quelques pas, un voyage dans le temps. En 1853, d’abord alors que l’édifice voit le jour à l’initiative des Jésuites. Puis à l’heure de la Rome Antique. Car, ce sont bel et bien les vestiges mis au jour récemment, qui donnent le vertige. Ainsi, il faut se pencher un peu sur une ouverture faite dans le vieux plancher, sorte de cicatrice creusée au sol par les archéologues, pour faire un vrai bond en arrière. « On savait que les Romains n’étaient pas loin », ironise Magaly Chatin, Déléguée Générale de la Fondation Fourvière.

La cour intérieure bientôt chapeautée

« Vous avez devant vous un cul-de-four (voûte en forme de quart de sphère) datant de l’époque romaine », ajoute Magaly Chatain, lors d’une visite de chantier organisée le 18 juillet en présence du président de la Métropole David Kimelfeld. « Songez que les fondations de la Maison Carrée ont été édifiées sur du romain, c’est vraiment touchant ». Mais pas seulement. Car, il s’agit ni plus ni moins d’un contrefort. C’est ce qui tient la colline et on n’y touche pas, avance Magaly Chatain. Il faudra donc en tenir compte lors des travaux de second œuvre qui, pilotés par l’architecte Patrick Deveraux, démarrent en septembre.

Le maître d’œuvre supervise la restructuration de la partie intérieure, soit cinq niveaux en tout, ainsi que la réhabilitation de cour intérieure bientôt chapeautée à la manière de ce qui a été fait à l’Hôtel-Dieu. Une verrière, fabriquée à Montbrison par l’entreprise Blanchet viendra la recouvrir. Et cet imposant ouvrage arrivera par morceaux, en convoi exceptionnel, à la fin du mois d’août. Aux aurores.

Avant cela, les aménageurs s’attellent au gros œuvre avec la réhabilitation des façades, des menuiseries ainsi que de la toiture sous la houlette du cabinet d’architectes RL & Associés. Tous ces éléments sont en effet classés au titre des monuments historiques.

Le saviez-vous?

La partie haute de la tour de l'observatoire qui a été amputée du dernier étage au moment  où l'on a installé la statue de la Vierge. Photo LE Progrès/Aline DURET
La partie haute de la tour de l'observatoire qui a été amputée du dernier étage au moment où l'on a installé la statue de la Vierge. Photo LE Progrès/Aline DURET

Tout à côté de l’ancienne entrée du musée, se trouve une drôle de tour. Il s’agit de la tour de l’Observatoire édifiée en 1833 par l’architecte Cochet. C’était un lieu de promenade à la mode et à l’étage, les visiteurs y trouvaient une buvette et un télescope qui permettait de « contempler la chaîne des Alpes ».

Sur une gravure postérieure à 1858 on voit que l’observatoire est « amputé du dernier étage ». L’explication ? Il fallait donner « plus de grandeur » au clocher tout proche qui a été construit en 1851 sur lequel sera installée la statue de la Vierge conçue par Joseph Fabisch.

Sources : « Mémoire en Images La colline de Fourvière, Bernard Berthod. Éditions Alain Sutton.

Aline DURET

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