URBANISME La terrasse du parking des Halles doit encore faire ses preuves

Ouverte début juillet, la terrasse du parking des Halles propose un espace de détente accessible à tous. Photo Progrès /Laurène ROCHETEAU
Ouverte début juillet, la terrasse du parking des Halles propose un espace de détente accessible à tous. Photo Progrès /Laurène ROCHETEAU
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Ouverte début juillet, la terrasse du parking des Halles propose un espace de détente accessible à tous. Photo Progrès /Laurène ROCHETEAU Photo Progrès /Laurène ROCHETEAU Photo Progrès /Laurène ROCHETEAU Photo Progrès /Laurène ROCHETEAU Photo Progrès /Laurène ROCHETEAU

Ouverte début juillet, la terrasse du parking des Halles a beaucoup été présentée comme le nouvel endroit branché de Lyon. Bien qu’agréable et avec une belle vue, le lieu doit toutefois convaincre quelques Lyonnais encore réticents. D’autant plus que la buvette promise par le projet n’est pas encore ouverte.

Devant l’ascenseur du parking des Halles, un panneau lumineux indique le chemin pour monter jusqu’à la terrasse.

Places restantes: 84. Pour des raisons de sécurité, la terrasse ouverte début juillet ne peut accueillir que 99 personnes simultanément. Au huitième étage, les portes de l’ascenseur s’ouvrent sur ce mélange de verdure et d’éléments industriels, un décor pensé par l’architecte William Wilmotte et la paysagiste Anne-Laure Giroud.

L’esprit du parking est respecté, avec cet immense colimaçon jaune qui trône au milieu de la terrasse, œuvre de l’artiste Mengzhi Zheng. La structure en escargot de la terrasse semble être un prolongement du parking : alors que l’on monte un escalier d’un côté, on redescend doucement sur une passerelle en bois de l’autre. Entre les différents immeubles du 3e arrondissement, cette terrasse offre un petit coin de verdure, à 25 mètres du sol. C’est d’ailleurs pour cela qu’on l’appelle «le jardin suspendu».

Un espace de détente avant tout

Pensée avant tout comme un espace de détente, la terrasse du parking des Halles est accessible à tous, gratuitement. On peut venir s’y poser pour travailler, pour profiter du soleil, ou même pour déjeuner entre amis. Sahra, qui y vient pour la première fois, apprécie particulièrement le mélange des styles : «J’aime beaucoup la configuration. D’un côté l’aspect industriel, de l’autre les jardins apaisants. On n’a pas l’impression d’être en ville.» Et, avec la faible fréquentation du mois d’août, c’est même le moment idéal pour en profiter : car sur cette terrasse de 1.800 m², on a un peu l’impression d’avoir un grand jardin rien que pour soi.

Tout le monde n’est pas encore convaincu

Le mélange artistique entre la verdure et le côté industriel ne plaît toutefois pas à tout le monde. Du côté du jardin, il faut laisser aux plantes le temps de grandir pour pouvoir profiter d’un peu d’ombre. En attendant, difficile de s’abriter du soleil en pleine journée, et les espaces jaune et blanc reflètent encore plus cette lumière. «Je ne suis pas emballée, déclare une autre passante venue visiter cet endroit que l’on décrit partout comme “le nouveau toit branché de Lyon”. Je ne m’attendais pas à ça. C’est que du béton.» Elle est également déçue que la buvette promise par le projet ne soit pas encore disponible – il faudra patienter encore un peu avant son ouverture, prévue à la rentrée.

Laurène ROCHETEAU

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