ENSEIGNEMENT À Fourvière, les religieuses hébergent des lycéennes

Chaque année, Sœur Bernadette réalise un tableau avec les photos de toutes les pensionnaires et les écoles dans lesquelles elles étudient.  Photo Progrès /Laurène ROCHETEAU
Chaque année, Sœur Bernadette réalise un tableau avec les photos de toutes les pensionnaires et les écoles dans lesquelles elles étudient. Photo Progrès /Laurène ROCHETEAU
Chaque année, Sœur Bernadette réalise un tableau avec les photos de toutes les pensionnaires et les écoles dans lesquelles elles étudient.  Photo Progrès /Laurène ROCHETEAU

Le foyer pour jeunes filles La Voie Romaine accueille chaque année une soixantaine de lycéennes venues de toute la région. Tenu par des religieuses, l’établissement, moins strict qu’un internat, permet aux adolescentes d’apprendre à vivre en communauté et en autonomie.

Dissimulée derrière un grand jardin fleuri sur les hauteurs de Fourvière, La Voie Romaine se prépare à l’arrivée de ses nouvelles pensionnaires, en septembre. Situé à quelques pas du théâtre gallo-romain, ce foyer pour jeunes filles accueille des lycéennes venues de toute la région.

Puisque tous les lycées lyonnais ne disposent pas d’un internat, l’établissement offre à ses pensionnaires un environnement propice aux études : « Nous voulons instaurer une ambiance agréable pour bien travailler », explique Sœur Maria Lucia, l’une des quatre religieuses à gérer le foyer.

Sa collègue, Sœur Bernadette, explique que l’établissement accueille chaque année une soixantaine de pensionnaires et permet à ces jeunes filles d’apprendre à devenir autonomes : « Nous ne sommes pas sur leur dos. Elles organisent leur temps de travail comme elles le souhaitent. »

Plus de libertés que dans un internat

Gérantes du foyer depuis plus de vingt ans, les Sœurs tiennent à créer une ambiance chaleureuse pour leurs pensionnaires. D’ailleurs, la religion n’est pas un critère de sélection. « Nous accueillons tout le monde, explique Sœur Bernadette. Notre but, c’est de leur apprendre à vivre ensemble. »

Pour cela, les religieuses demandent à rencontrer les éventuelles pensionnaires avant de les accepter au foyer. Elles tiennent surtout à ce que ces jeunes filles y viennent de leur plein gré.

Moins strictes qu’un internat , elles veillent toutefois à instaurer des règles de sécurité pour ces jeunes filles mineures. Celles qui voudraient sortir après 19 heures doivent avoir une autorisation écrite de leurs parents et prévenir les Sœurs si elles prévoient de rentrer après 20 heures.

Elles ont également la responsabilité de garder leur chambre propre. En dehors de ces quelques règles, les pensionnaires sont libres d’aménager leur temps comme elles le souhaitent.

« On les voit grandir, on les voit changer »

Dès l’entrée, des panneaux colorés (réalisés à la main par Sœur Bernadette) souhaitent la bienvenue aux pensionnaires et instaurent les règles de la maison. « Nos valeurs fondamentales sont : amitié, partage et respect », expliquent les religieuses. Elles se réjouissent d’ailleurs de voir que les pensionnaires deviennent rapidement amies, et s’entraident souvent pour leurs devoirs.

À quelques rares occasions, les Sœurs ont dû se séparer d’une pensionnaire : « Les adolescentes changent quand elles sont en groupe, explique Sœur Maria Lucia. Quelques fois, ça ne se passe pas bien. Nous avons déjà dû renvoyer des filles, mais c’est rare. »

La plupart du temps, les pensionnaires restent au foyer jusqu’à la fin du lycée. L’occasion pour les religieuses de les voir évoluer : « On les voit grandir, on les voit changer, s’émeut Sœur Bernadette. Quand elles arrivent à 15 ans, elles sont encore un peu immatures. Quand elles repartent, on voit les jeunes filles accomplies qu’elles sont devenues. »

Laurène ROCHETEAU

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