Santé Ni la canicule ni les orages n’ont perturbé l’ambroisie

L’ambroisie à feuilles d’armoise est l’espèce la plus répandue en France. Originaire d’Amérique du Nord, elle s’est développée sur des parcelles agricoles, bords de cours d’eau, jardins, parcs, bords de routes).  Photo d’illustration Progrès /Lucette MERLEY
L’ambroisie à feuilles d’armoise est l’espèce la plus répandue en France. Originaire d’Amérique du Nord, elle s’est développée sur des parcelles agricoles, bords de cours d’eau, jardins, parcs, bords de routes). Photo d’illustration Progrès /Lucette MERLEY

Les premiers pollens sont bien arrivés début août. Le risque d’allergie va progressivement monter du niveau moyen au niveau élevé d’ici la fin du mois.

Comme l’avait prévu le modèle du Rnsa (Réseau national de surveillance aérobiologique), les premiers pollens d’ambroisie ont bien fait leur arrivée début d’août dans la région lyonnaise. Ni les épisodes de canicule ni les orages de ces derniers jours n’ont perturbé son développement.

« L’an dernier déjà, nous avions connu une période forte de sécheresse. On avait espéré que cela la détruise mais elle avait bien résisté », précise Samuel Monnier, ingénieur au Rnsa.

Risque allergique élevé

Avec le retour du beau temps ces jours-ci, les concentrations en pollens vont continuer à augmenter et le risque allergique, qualifié de moyen actuellement, devrait devenir élevé d’ici fin août. C’est toujours fin août-début septembre que les concentrations en pollens d’ambroisie sont les plus élevées mais les modèles du Rnsa n’ont pas encore indiqué de date précise. Tout dépendra des futures conditions météorologiques, si la fin du mois est très arrosée, les pollens seront moins présents.

En revanche, l’alternance de pluies et de soleil accentuera la pousse des plants.

Très allergisant, le pollen d’ambroisie déclenche plusieurs manifestations chez les personnes sensibles : rhinites accompagnées de conjonctivites, réactions d’urticaire, d’eczéma, ou encore apparition ou aggravation d’asthme allergique. Selon l’Observatoire régional de santé et l’Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes, en 2017, plus de 660 000 personnes soit 10 % de la population régionale ont consulté un médecin en raison d’allergie à l’ambroisie.

Le coût sanitaire est estimé à 40,6 millions d’euros.

S. M.

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