[Les terrasses lyonnaises] Un bar éphémère et artistique au Fort Saint-Laurent

Alex et Robin profitent de la vue sur Lyon.  Photo Progrès /Pierre PETITCOLIN
Alex et Robin profitent de la vue sur Lyon.  Photo Progrès /Pierre PETITCOLIN
Les artistes en résidence au fort ont décoré le lieu, de la terrasse aux sièges.  Photo Progrès /Lionel RAULT Les artistes en résidence au fort ont décoré le lieu, de la terrasses aux sièges.  Photo Progrès /Document Remis - Lionel Rault
Les artistes en résidence au fort ont décoré le lieu, de la terrasse aux sièges.  Photo Progrès /Lionel RAULT Les artistes en résidence au fort ont décoré le lieu, de la terrasses aux sièges.  Photo Progrès /Document Remis - Lionel Rault
Alex et Robin profitent de la vue sur Lyon.  Photo Progrès /Pierre PETITCOLIN Les artistes en résidence au fort ont décoré le lieu, de la terrasse aux sièges.  Photo Progrès /Lionel RAULT Les artistes en résidence au fort ont décoré le lieu, de la terrasses aux sièges.  Photo Progrès /Document Remis - Lionel Rault

Inaugurée vendredi 19 juillet, la terrasse du Fort Saint-Laurent, à Croix-Rousse, propose les jeudis, vendredis et samedis soir des boissons fraîches devant une superbe vue sur Lyon. Un endroit à part. Voici notre deuxième étape dans cette série sur les terrasses de Lyon.

La terrasse occupe l’enceinte du fort. On y entre par la place Bellevue, par une petite porte et sans voir l’intérieur avant. Avant d’avoir accès au bar, il faut passer par la guérite où un membre de Superposition nous inscrit pour trois euros à l’association. « Pas le choix, explique Orbiane Wolff, présidente de Superposition. La buvette et le lieu sont associatifs. Avoir une licence de débit de boissons aurait été trop long et trop cher. »

« J’ai l’impression de recevoir mes amis chez moi ici »

Le lieu est spacieux. Des transats, bancs et tabourets sont placés en cercles : de quoi installer 80 personnes. Les larges espaces restant accueillent une table de ping-pong, un Mölkky fait de bombes de peinture vides et un coin coiffure. Sur les murs s’étalent les œuvres des artistes en résidence dans le fort. L’un d’eux, Mani, a réalisé deux personnages gris en papier collés autour de la porte intérieure du fort. « On peut tout pimper, sauf la façade qui est protégée », raconte-t-il. Le jeune homme, dont l’atelier d’artiste se trouve à l’étage du fort, se dit ravi du projet de terrasse. « J’ai l’impression de recevoir mes amis chez moi ici. Je peux venir me détendre ici en fin de semaine, et en même temps, je reste connecté à mon énergie de création. »

Le lieu tagué, fréquenté par des artistes, peut faire penser aux cours intérieures décorées et aux squats berlinois. Mais si le décor s’en inspire, les acteurs et le publique sont bien plus sages : l’occupation est consentie par l’entreprise immobilière, qui compte transformer le lieu en hôtel 4 étoiles l’année prochaine. Le volume de la musique est sagement dosé. Rien ne dépasse.

Le public est composé de jeunes étudiants ou d’actifs, de 25 à 35 ans. « On essaye de garder la pinte autour de 5 euros, pour que le lieu reste accessible », explique Orbiane Wolff. Selon elle, la clientèle est tout de même diversifiée : « On voit de tout, des habitués de l’association, mais aussi des familles de Croix-Rousse. Le but n’est pas de juste attirer les jeunes hype du coin. »

Avec vue sur le sixième

Le grand point fort de la terrasse reste le cadre, complété par une superbe vue sur le Rhône, le 6e arrondissement et la Cité Internationale. Au second plan, on peut apercevoir les immeubles de Villeurbanne et les gratte-ciel de la Part-Dieu. Face à la vue, accoudé au muret de la terrasse, Robin Bonnefoy donne ses impressions.

C’est la première fois qu’il vient sur la terrasse. « Je la trouve agréable, le concept est original, et il y a de l’espace. C’est rare dans les pentes. » En continuant sa bière, il est pris d’un regret : « Il faudrait que ce ne soit pas éphémère. Ils font quelque chose dans l’esprit de Croix-Rousse. »

« On compte sur l’été indien »

Orbiane Wolff. Photo le Progrès/Pierre PETITCOLIN
Orbiane Wolff. Photo le Progrès/Pierre PETITCOLIN

« La terrasse restera ouverte tant que la météo le permet. On compte sur l’été indien, peut-être que ça fermera vers octobre quand les températures tomberont. » Orbiane Wolff, présidente et co-fondatrice de Superposition, raconte avec méthode leur occupation du fort Saint-Laurent.

De nombreux événements sont planifiés pour les deux mois qu’il reste à la terrasse. Des expositions et de la création en live sont au programme. « On devrait organiser un open air musical chaque mois. Pas plus, pour ne pas gêner le voisinage », ajoute-t-elle. Ce dernier est, en effet, sceptique après l’annonce de la transformation future du fort en hôtel 4 étoiles. « On organisera aussi, mercredi 11 septembre, une après-midi pour leur permettre de visiter le fort » ajoute Orbiane Wolff.

Une fois la terrasse fermée, Superposition devrait se concentrer sur les activités autour des artistes en résidence. Avec quelques difficultés : « Le bâtiment n’est pas aux normes pour accueillir du public. On ouvrira tout de même fin septembre pour les Journées du Patrimoine, pour que tous puissent découvrir l’intérieur. »

Votre opinion ?

Connectez-vous pour commenter

Vous n’avez pas encore de compte ?