Lyon | Nature À la découverte des jardins du 5e arrondissement

Dans les pentes escarpées de Fourvière, surplombant le Vieux-Lyon, le visiteur découvre Les Terrasses, des jardins méconnus du 5 e arrondissement.  Photo Progrès /Elena JEUDY-BALLINI
Dans les pentes escarpées de Fourvière, surplombant le Vieux-Lyon, le visiteur découvre Les Terrasses, des jardins méconnus du 5 e arrondissement.  Photo Progrès /Elena JEUDY-BALLINI
Le dernier espace est constitué de graviers et de deux espaces plantés.  Photo Progrès /Elena JEUDY-BALLINI
Le dernier espace est constitué de graviers et de deux espaces plantés.  Photo Progrès /Elena JEUDY-BALLINI
Au-dessus de la partie principale du jardin André-Malraux. Photo Progrès /Elena JEUDY-BALLINI
Au-dessus de la partie principale du jardin André-Malraux. Photo Progrès /Elena JEUDY-BALLINI
Dans les pentes escarpées de Fourvière, surplombant le Vieux-Lyon, le visiteur découvre Les Terrasses, des jardins méconnus du 5 e arrondissement.  Photo Progrès /Elena JEUDY-BALLINI Le dernier espace est constitué de graviers et de deux espaces plantés.  Photo Progrès /Elena JEUDY-BALLINI Au-dessus de la partie principale du jardin André-Malraux. Photo Progrès /Elena JEUDY-BALLINI

Depuis plusieurs années, Patrick Mathon guide Lyonnais et touristes à travers les ruelles, les jardins et les lieux méconnus de Lyon. C’est parti pour la balade « À nos jardins citoyens », qui emmene une douzaine de personnes dans les jardins collectifs et les vergers du 5e  arrondissement.

En 2019 plus que jamais, d’aucuns diraient qu’il est difficile de concilier folie urbaine et nature bucolique. Pourtant, des irréductibles îlots de verdure résistent encore et toujours à l’envahissant béton. De vraies oasis bien cachées derrière les murs du 5e arrondissement, que le passant longe à son insu, et que le guide Patrick Mathon entend faire (re) découvrir depuis deux ans. Jeudi 1er  août, une douzaine de personnes le suivent dans la visite « À nos jardins citoyens ».

Première halte dans la montée du Chemin Neuf, là où, près d’un siècle auparavant, survenait l’éboulement d’un pan de la colline de Fourvière, causant la destruction des habitations et la mort d’une quarantaine de personnes. Aujourd’hui, derrière les grilles de la rue surplombant le quartier Saint-Jean, le jardin collectif Les Terrasses prolonge les balmes boisées de la colline. Constitué de cinq terrasses étagées, l’espace permet aux habitants de cultiver collectivement des plantes, des fleurs et des potagers, mais également de partager des moments dédiés à la musique, la danse et les contes. « Il y a aussi l’apéro. Dans un tel cadre, c’est idéal », souligne Patrick.

Au détour d’un immense figuier, de deux mirabelliers et de quelques salades : des poissons rouges, singuliers colocataires introduits dans les récupérateurs d’eau de pluie pour empêcher la prolifération des moustiques. La visite se poursuit quelques centaines de mètres plus haut, au jardin André-Malraux, puis du côté de Trion et des thermes antiques. « Les Lyonnais s’intéressent de plus en plus aux jardins et aux parcs », indique Patrick Mathon.

« Le rythme de vie rapide de la grande ville nous déconnecte »

Dans le groupe, il n’y a d’ailleurs aucun touriste. « On observe de nos jours un vrai besoin de nature, d’espace, de bien-être et une moindre tolérance à la pollution. Les gens ont peu de temps et de moyens pour aller chercher cette vraie nature à la campagne ou en montagne. » C’est ce constat qui a inspiré au guide l’initiative de ces balades : géologue de formation, il propose par le biais des musées Gadagne, des MJC et de sa société, Lyon city treks, de transposer en ville le mode de la randonnée.

« Le rythme de vie rapide de la grande ville nous déconnecte de notre environnement originel. Une telle promenade nous permet non seulement de recréer un lien entre notre quotidien citadin et la nature, mais aussi de mieux savourer la beauté particulière de Lyon », déclare Agnès, qui habite le 1er arrondissement. Après deux heures de visite, le petit groupe se sent détendu. En redescendant la colline, un homme lance : « Nos jambes sont lourdes mais notre cœur est plein. »

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