Commerce Le Traboule Café, un rêve devenu réalité pour Dalila

“Ici le bonheur est fait maison”, une maxime qui va bien à Dalila. Ici, à côté de Matthews.  Photo Progrès /Éric BAULE
“Ici le bonheur est fait maison”, une maxime qui va bien à Dalila. Ici, à côté de Matthews.  Photo Progrès /Éric BAULE

Le rêve de Dalila Belfkira est de partager sa passion pour la pâtisserie. Elle a ouvert le 1er  août le Traboule Café, salon de thé/pâtisserie, à Saint-Jean. Elle nous raconte son parcours et l’origine du Traboule café.

D’où venez-vous ?

« Je suis Française, d’origine Algérienne (Kabylie). J’ai 45  ans et trois enfants. Je suis la dernière d’une fratrie de onze, j’ai vécu mon enfance à Péage-en-Roussillon, dans l’Isère. »

Quel parcours avez-vous eu ?

« J’ai fait des études d’infirmière à Lyon, et j’ai pratiqué ce métier avec passion ! Après, j’ai rencontré mon mari. Il y a huit ans, j’ai décidé d’arrêter de travailler pour élever mes enfants. »

Comment avez-vous eu l’idée de venir au Vieux-Lyon ?

« Un jour, je découvre le Vieux-Lyon et je craque pour le quartier : un véritable coup de foudre. Je pense y habiter, je visite un appartement et c’est un nouveau coup de cœur ! Je recherche une bonne école pour mes petits, l’une des condition pour habiter à Saint-Jean. Une copine me conseille les Lazaristes… Je décide alors mon mari, un peu réticent à l’idée de quitter Villeurbanne. »

Comment en êtes-vous venue à faire de la pâtisserie ?

« Je me suis occupée de ma petite famille et des enfants. Comme je suis assez gourmande, j’ai commencé à leur cuisiner des gâteaux après l’école tous les jours : des roulés, des marbrés, des sablés citron ou chocolat… J’aime tellement le faire ! Pour les anniversaires, j’aime inviter du monde, les copains et les parents. Et j’ai commencé à me sentir bien ici, tous mes amis sont à proximité. Quand mes enfants ont grandi, je devais retrouver un emploi, et je me suis vue pâtissière. »

Racontez-nous l’histoire de votre installation ?

« Un jour, un local qui longe une traboule est à louer. La traboule tombe sur une cour, le local est grand, frais, il respire la tradition ! Je visualise alors un lieu où l’on peut apprendre et partager la passion de la pâtisserie. Un salon de thé, où je peux créer et apprendre à préparer de bons desserts avec des produits frais. Je me décide alors à une formation pour obtenir un diplôme en pâtisserie. Je m’accroche et j’obtiens mon CAP  ! Je monte en parallèle le projet : cela prend deux ans pour créer le Traboule café. C’est un projet de famille, j’ai eu beaucoup de soutien de leur part. Aujourd’hui, Traboule café, c’est un café-pâtisserie, un cocktail de vieilles pierres et de moderne chaleureux. C’est aussi une cuisine en coworking, un lieu prévu pour préparer ensemble, donner des cours de pâtisserie et organiser des évènements. »

Un dernier mot ?

« Cet endroit, cette passion… C’est du bon, du vrai, c’est beaucoup de moi. J’en suis heureuse, et je veux juste donner un message d’espoir : on doit oser pour suivre ces rêves  ! »

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