Bilan météo En juillet, les Lyonnais ont étouffé

La moyenne des températures maximales du mois de juillet dépasse de 3 °C la normale. Photo d’illustration Progrès /Maxime JEGAT
La moyenne des températures maximales du mois de juillet dépasse de 3 °C la normale. Photo d’illustration Progrès /Maxime JEGAT
Les jets d’eau sur la place Antonin-Poncet, le 24 juillet dernier, ont permis aux Lyonnais de trouver un peu de fraîcheur. Photo d’archives Progrès /Stéphane GUIOCHON
Les jets d’eau sur la place Antonin-Poncet, le 24 juillet dernier, ont permis aux Lyonnais de trouver un peu de fraîcheur. Photo d’archives Progrès /Stéphane GUIOCHON
La moyenne des températures maximales du mois de juillet dépasse de 3 °C la normale. Photo d’illustration Progrès /Maxime JEGAT Les jets d’eau sur la place Antonin-Poncet, le 24 juillet dernier, ont permis aux Lyonnais de trouver un peu de fraîcheur. Photo d’archives Progrès /Stéphane GUIOCHON

Températures maximales élevées, records de chaleur, nuits étouffantes… Le bilan d’un mois de juillet caniculaire. Et quelques perspectives, peu rassurantes, pour l’avenir.

Juillet 2019 a été le mois le plus chaud jamais mesuré dans le monde. C’est un communiqué du service européen Copernicus sur le changement climatique qui le précise.

À Lyon, après un mois de juin déjà marquant, les températures étaient largement au-dessus des normales de saison pour ce mois de juillet, ponctué d’une canicule « intense mais courte » , entre le 22 et le 26 juillet.

Les températures maximales 3 °C au-dessus de la normale

La moyenne des températures maximales pour juillet s’établit à 31,3 °C. Un nombre conséquent puisqu’il dépasse de 3,6 °C la normale, elle-même de 27,7 °C. Le record du mois a également été battu le 24 juillet (40,4 °C) : du jamais vu depuis le début de la mesure des températures à la station Lyon-Bron (en 1922). Exit, donc, le record précédent qui était de 39,8 °C (22 juillet 1983).

Première remarque : ces températures s’inscrivent dans un contexte de hausse généralisée depuis les années 70-80, du fait du changement climatique. Deuxième observation : les épisodes caniculaires se multiplient. « C’est la grande différence entre le XXe et le XXIe  siècle, note Christian David, prévisionniste chez Météo France. Les épisodes caniculaires étaient rares auparavant. Il y avait quelques années isolées, comme 1947 et 1983, espacées d’années ordinaires. Depuis le début des années 2000, ils sont de plus en plus fréquents (2003, 2006, 2009, 2015 et 2019). »

Des nuits à +20 °C qui se multiplient

Une canicule se définit par des après-midi brûlants (plus de 30 °C), mais aussi par des nuits étouffantes, dont la température minimale, à l’aube, est supérieure ou égale à 20 °C. Cela fut le cas pour douze nuits en juillet à Lyon (contre six en juin).

Ce phénomène était rare au XXe siècle : deux nuits de ce genre étaient relevées en moyenne par an, sur la période 1922-1951. Durant les trente dernières années, la moyenne tourne autour de dix par an.

Ces nuits étouffantes sont provoquées par le changement climatique, ainsi que par l’urbanisation, propre aux grandes villes comme Lyon. La végétation , qui a l’avantage de perdre rapidement la chaleur, a déserté les villes. Conséquence : la chaleur est stockée dans la pierre, le béton, les routes, la brique, ce qui augmente le phénomène d’îlot de chaleur urbain, et les températures par la même occasion. Ainsi, la différence entre Lyon et une commune périphérique plus éloignée du centre peut atteindre 4 °C.

Les précipitations en baisse

Le mois dernier, il est tombé 34 millimètres d’eau à Lyon. En comparaison, la normale est de 63,7 millimètres. « On touche du doigt le deuxième trait du changement climatique : une évaporation plus forte qu’avant du fait des températures élevées, note le prévisionniste. Nous avons beaucoup plus facilement de la sécheresse , c’est le mauvais feuilleton qui se répète. »

Diane MALOSSE

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