Rhône Association Docteur clown : 24 années d’engagement auprès des enfants hospitalisés

En binôme, les clowns rendent visite aux enfants hospitalisés.  Photo d'archives Docteur Clown
En binôme, les clowns rendent visite aux enfants hospitalisés.  Photo d'archives Docteur Clown
Des clowns prêts à provoquer sourires et joie. Photo d'archives Docteur Clown
Des clowns prêts à provoquer sourires et joie. Photo d'archives Docteur Clown
Chaque lundi après-midi, des clowns professionnels « font leur cirque » au service pédiatrie de l’Hôpital Nord-Ouest. Photo d'archives  Docteur clown
Chaque lundi après-midi, des clowns professionnels « font leur cirque » au service pédiatrie de l’Hôpital Nord-Ouest. Photo d'archives Docteur clown
En binôme, les clowns rendent visite aux enfants hospitalisés.  Photo d'archives Docteur Clown Des clowns prêts à provoquer sourires et joie. Photo d'archives Docteur Clown Chaque lundi après-midi, des clowns professionnels « font leur cirque » au service pédiatrie de l’Hôpital Nord-Ouest. Photo d'archives  Docteur clown

Depuis 24 ans, l’association Docteur Clown donne le sourire aux enfants dans les hôpitaux. Rencontre avec Laurence Chanove, directrice de l’association qui oeuvre dans les hôpitaux du Rhône, de la Loire et l'Ain avec ses 125 clowns professionnels, et dont le siège est à Tassin-la-Demi-Lune.

Comment Docteur Clown est né ?

« Docteur Clown est né en 1995 et a été créé par Mireille Imbaud. Le concept de clowns dans les hôpitaux est né à New York, quelques années avant 1986. C’est en 1991 qu’il est arrivé en France avec Le Rire médecin, à Paris. »

Les clowns ont tout de suite été bien accueillis dans les hôpitaux ?

« Non, il y a vingt ans, les hôpitaux ne ressemblaient pas du tout à ce qu’ils sont aujourd’hui. D’abord c’était très silencieux. Les médecins étaient donc assez réticents à la venue de clowns. De plus, les enfants n’étaient jamais seuls dans les chambres, ils étaient en général assez nombreux ce qui ne facilitait pas le passage des clowns. Aujourd’hui les enfants sont un ou deux dans les chambres. On peut dire qu’en 20 ans les choses ont énormément changé et que l’hôpital s’est véritablement ouvert à l’extérieur. En 1995, il y avait 56 interventions par an, aujourd’hui il y en a 1 500. Aujourd’hui, nous avons des conventions avec des hôpitaux dans l’Ain, le Rhône, la Loire et l’Isère. »

Qui sont les clowns avec qui vous travaillez aujourd’hui ?

« Nous travaillons en ce moment avec 17 clowns. Ce sont des artistes professionnels, des intermittents du spectacle. Ils travaillent en binôme à chaque fois. Ce qui est important à savoir, c’est qu’ils s’adaptent à l’état de l’enfant. La visite peut donc durer entre 3 minutes si l’enfant n’est pas réceptif et une demi-heure si cela se passe bien. C’est pour ça que nous avons des clowns professionnels : avec l’improvisation, ils peuvent adapter leur proposition artistique à toutes les situations. »

Un binôme de clowns visite un prématuré.   Photo Progrès /Docteur Clown
Un binôme de clowns visite un prématuré.   Photo Progrès /Docteur Clown
Moment de complicité entre un clown et un enfant.   Photo Progrès /Docteur Clown
Moment de complicité entre un clown et un enfant.   Photo Progrès /Docteur Clown
Une perruque blonde, un costume rose et deux nez rouges tout est là pour éveiller l’imaginaire de l’enfant.   Photo Progrès /Docteur clown
Une perruque blonde, un costume rose et deux nez rouges tout est là pour éveiller l’imaginaire de l’enfant.   Photo Progrès /Docteur clown
Un binôme de clowns visite un prématuré.   Photo Progrès /Docteur Clown Moment de complicité entre un clown et un enfant.   Photo Progrès /Docteur Clown Une perruque blonde, un costume rose et deux nez rouges tout est là pour éveiller l’imaginaire de l’enfant.   Photo Progrès /Docteur clown
Comment les clowns font pour ne pas montrer leurs émotions face aux enfants hospitalisés ?

« Cela est évidemment très lourd psychologiquement pour les clowns. Nous avons une psychologue qui assure des supervisions tous les mois en groupe. Chaque clown peut se livrer sur ce qu’il ressent et les difficultés qu’il a pu croiser. Enfin même si les clowns sont des êtres humains il est nécessaire pour eux de mettre une distance et de ne pas mettre d’affect. Le nez rouge permet cette distance. »

Quel est le regard des parents des enfants hospitalisés sur la présence des clowns ?

« Ce moment est précieux pour les parents puisque c’est l’un des seuls moments où l’enfant rigole et quitte sa chambre d’hôpital pour se réfugier dans un monde imaginaire. Il arrive que les parents et les fratries assistent au passage des clowns. »

L’activité est-elle ralentie au mois d’août ?

« Non, comme on dit : la maladie ne prend pas de vacances. Le mois d’août est une période importante parce que les enfants sont plus isolés que le reste de l’année. Il arrive que la famille soit en vacances. C’est donc important que les clowns continuent à assurer des visites ».

Association Docteur Clown, 56, avenue du 11-Novembre-1918, Tassin-la-Demi-Lune. Tél.04 78 24 42 89.

Blanche PONCHON

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