Rhône | Économie À Lyon, le marché immobilier  va toujours plus haut

Cette hausse des prix est entretenue par une offre qui se réduit et une demande toujours plus forte.  Photo d’illustration Progrès /Joël PHILIPPON
Cette hausse des prix est entretenue par une offre qui se réduit et une demande toujours plus forte.  Photo d’illustration Progrès /Joël PHILIPPON

Lyon est redevenue la deuxième ville la plus chère de France pour son immobilier, derrière Paris, avec un prix moyen du mètre carré record dans le parc ancien. Du jamais vu.

Bordeaux n’est plus la deuxième ville la plus chère de France en matière d’immobilier. C’est Lyon qui reprend le titre derrière l’indétrônable Paris. En un an, le prix du mètre carré dans le marché de l’ancien a bondi de 5,6 % pour atteindre en moyenne 4 817 €, selon le baromètre LPI-SeLoger de juillet 2019. Ces valeurs records ne laissent personne de marbre, à commencer les acheteurs.

« Ça fait six mois que je cherche »

Depuis le début de l’année, Mélanie avoue avoir visité « une grosse vingtaine d’appartements ». Cette fonctionnaire de 39 ans scrute les annonces immobilières à la recherche du bien de ses rêves, un deux-pièces entre 45 et 55 m². « Sur les sites internet, je me suis créé tout un tas d’alerte pour être la plus réactive possible. Je regarde les annonces matin, midi et soir », explique-t-elle. Locataire à Lyon depuis un an, elle aimerait pouvoir devenir propriétaire dans son quartier actuel du 7e  arrondissement, Jean-Macé. Mais la tâche s’avère compliquée. « J’ai eu beaucoup de phases de démotivation. C’est un quartier très recherché. Il y a peu d’offres et dès qu’il y en a une, elle peut partir dans les 48 heures. Souvent, vous n’avez même pas le temps de visiter. »

Pour s’adapter à la hausse des prix, Mélanie a dû également revoir ses finances. « J’étais partie pour un budget de 230 000 € mais vu le marché et les opportunités, je l’ai revu à la hausse, à 250 000 €. » Malgré sa cote, avec un prix moyen du mètre carré à 4 681 €, le 7e arrondissement est loin d’être le secteur qui subit le plus la flambée des prix de l’immobilier à Lyon.

Pénurie de biens

La Croix-Rousse, Serin-Gillet, le Gros Caillou… Le 4e  arrondissement est un secteur dit “en tension”. En un an, le prix du mètre carré a grimpé de 10,2 % pour s’élever en moyenne à 5 163 €. Il s’agit de la hausse la plus forte enregistrée à Lyon. « L’augmentation des prix est constante car on a de plus en plus de gens qui viennent de l’extérieur. De jeunes Parisiens, des étrangers, en plus des Croix-Roussiens qui ne veulent pas quitter leur quartier », affirme Michèle Mercier, directrice de l’agence immobilière Acem. Pour cette professionnelle, installée dans l’arrondissement depuis quatorze ans, l’envolée des prix va de pair avec une baisse de l’offre. « On s’aperçoit que, même avec des prix très élevés, les gens achètent. La grande difficulté, c’est de trouver des biens aujourd’hui. »

Même constat dans le 6e arrondissement où le prix du mètre carré est estimé à 6 136 €, soit le plus cher de Lyon. Actuellement, le prix moyen d’un appartement est estimé à 478 559 € dans la capitale des Gaules.

4 817

C’est, en euros, le prix moyen record du mètre carré dans le parc ancien à Lyon.

Mariama DARAME

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