TRANSPORTS Les premiers tramways ont emprunté la ligne T6 et tout fonctionne

Ligne aérienne de contact, rails : divers contrôles ont été effectués durant la nuit.  Photo Progrès /Jérôme MORIN
Ligne aérienne de contact, rails : divers contrôles ont été effectués durant la nuit.  Photo Progrès /Jérôme MORIN
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Ligne aérienne de contact, rails : divers contrôles ont été effectués durant la nuit.  Photo Progrès /Jérôme MORIN Photo Progrès /Jérôme MORIN Photo Progrès /Jérôme MORIN Photo Progrès /Jérôme MORIN Photo Progrès /Jérôme MORIN

Les voies ont été "ouvertes" par deux rames, dans la nuit de lundi à mardi. Une étape importante, avant la mise en service, fin novembre.

« Vous pouvez y aller, vitesse "machine à laver", soit 3 km/h », indique à la radio le coordinateur des essais. En pleine nuit, côte à côte, deux tramways progressent lentement, boulevard Pinel, à Bron, sur les rails du futur tramway T6 , qui entrera en service fin novembre.

L’opération "d’ouverture des voies", menée de 21 heures à 4 heures, dans la nuit de lundi à mardi, vise à vérifier le bon fonctionnement de la ligne. Un quart de l’axe avait déjà été testé dans la nuit du 15 au 16 juillet. Reste à checker le reste de la piste, qui s’étend d’Hôpitaux Est Pinel (Bron) à Debourg (Lyon ), en passant par Vénissieux, soit 6,7 km.

« C’est le moment de vérité », sourit l’équipe du soir, composée d’une vingtaine de personnels.

« On vérifie tous les mouvements possibles »

Sans grande inquiétude. Le test intervient après une série d’essais statiques démarrés fin avril, pour entre autres « vérifier l’arrivée d’énergie, la possibilité d’arrêter le courant si besoin, cite en exemple Armelle Gautier, la cheffe de projet. On savoure le travail, démarré en 2014. Ça vaut bien deux nuits blanches. »

Deux rames de 43 mètres sont mobilisées pour l’occasion, alors que ce sont les actuels tramways de 32 mètres du T4 qui seront exploités au lancement de la ligne.

« On contrôle tous les mouvements possibles, que les trams se croisent bien. On le fait de nuit parce qu’on passe des carrefours avec deux rames qui circulent lentement, dont une à l’envers », précise Armelle Gautier.

Les axes de déviation sont aussi testés, tout comme d’autres détails.

« Est-ce que vous voyez bien le panneau 20 ? interroge le coordinateur à l’attention des conducteurs. Vous comprenez que ce n’est pas le 30 qu’il faut utiliser ? »

La signalétique est claire pour Vincent et Hélène, les deux chauffeurs du soir. « Nous sommes volontaires. C’est super intéressant de découvrir la ligne », indiquent-ils, durant un arrêt forcé, peu avant la zone de croisement avec le T4, boulevard des États-Unis (Lyon 8e ).

En l’air, le panneau 750 – soit le nombre de Volts en continu qui traversent la ligne aérienne de contact – clignote, signalant une absence d’énergie sur une courte sous-section.

La ligne T6 en bref

Dès la fin novembre, sept rames emprunteront la ligne, composée de 14 stations (Hôpitaux Est Pinel, Vinatier, Desgenettes, Essarts Laennec, Mermoz Pinel, Mermoz Moselle, Mermoz Californie, Grange Rouge Santy, Beauvisage CISL, Beauvisage Pressensé, Petite Guille, Moulin à Vent, Challemel Lacour Artillerie et Debourg).

Temps de parcours : 21 minutes.

Un tramway circulera toutes les 10 minutes en période de pointe, par exemple entre 7 et 9 heures.

L’investissement s’élève à 161 millions d’euros.

Des essais jusqu’en septembre

Finalement, il n’y aura pas besoin d’une intervention. Il s’agissait d’une fausse alerte. C’est reparti jusqu’à Debourg, toujours à 3 km/h. Le retour sera plus rapide, entre 15 et 25 km/h, pour tester la vitesse nominale.

En service, les rames devraient avoisiner les 50 km/h, sur certaines portions. La célérité s’affiche, tout au long du parcours, sur des tableaux d’indication de vitesse. Il n’en manque que trois à poser.

« Fin août, on aura terminé les travaux, à l’exception des stations. Il nous reste le béton à couler jusqu’en octobre, le mobilier urbain à poser, des enrobés de trottoirs à réaliser, des plantations, etc. », liste la cheffe de projet.

Près d’elle, un équipage de la police nationale et quelques salariés assurent la sécurisation des croisements. Durant la nuit, l’intervention de la fourrière sera nécessaire, pour retirer trois voitures garées sur les voies, à hauteur de Beauvisage.

Les essais vont se poursuivre jusqu’à la mi-septembre pour s’assurer de l’absence de vide entre les lacunes du tramway et les stations, régler les temps d’approche et les affichages ou encore vérifier la visibilité.

Contacts au sol et en l’air, gabarit: ce qui a été testé

Photo Le Progrès/ Jérôme MORIN
Photo Le Progrès/ Jérôme MORIN

Lampes torches à la main, du personnel des entreprises en charge des travaux et de la maîtrise d’œuvre contrôle le bon fonctionnement de la ligne.

L’équipe du lot des voies ferrées « vérifie que rien n’est pris dans les gorges du rail avant le passage du tramway et que le contact est bon entre le rail et la voie, qu’il n’y a pas d’interface avec les poteaux.

Cela demande de la vigilance toute la nuit », reconnaît Grégory, de la maîtrise d’œuvre.

Même "service après-vente" pour l’équipe de la ligne aérienne de contact (LAC).

« On vérifie l’interface entre la LAC et le pantographe. Il y a certains passages à contrôler, comme les changements de cantons, qui sont la frontière entre deux lignes aériennes.

L’apport électrique se fait avec des gros câbles, via des sous-stations de redressement », précise Xavier, le maître d’œuvre du lot. Pour la première fois dans la métropole, « un croisement de lignes aériennes à 90 degrés a été mis en place, au niveau du boulevard des États-Unis » (Lyon 8e ), où passe aussi le tram T4.

La nuit de tests a également permis d’examiner l’espace avec l’extérieur et entre les deux tramways.

Jérôme MORIN

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