ENVIRONNEMENT Les restrictions d’eau vont-elles condamner les fleurs de la Ville ?

Depuis le parc de Gerland  Franck Grangette, technicien sur les secteurs des 7e et 8e arrondissements de Lyon et Jean-Marie Rogel (à dr.), chef de service Gestion du Paysage à la direction des Espaces Verts de la Ville de Lyon.  Photo Progrès /Aline DURET
Depuis le parc de Gerland  Franck Grangette, technicien sur les secteurs des 7e et 8e arrondissements de Lyon et Jean-Marie Rogel (à dr.), chef de service Gestion du Paysage à la direction des Espaces Verts de la Ville de Lyon.  Photo Progrès /Aline DURET
Les plantations de la Ville. Photo Progrès /Aline DURET
Les plantations de la Ville. Photo Progrès /Aline DURET
Les plantations de la Ville. Photo Progrès /Aline DURET
Les plantations de la Ville. Photo Progrès /Aline DURET
Les plantations de la Ville. Photo Progrès /Aline DURET
Les plantations de la Ville. Photo Progrès /Aline DURET
Les plantations de la Ville. Photo Progrès /Aline DURET
Les plantations de la Ville. Photo Progrès /Aline DURET
Les plantations de la Ville. Photo Progrès /Aline DURET
Les plantations de la Ville. Photo Progrès /Aline DURET
Depuis le parc de Gerland  Franck Grangette, technicien sur les secteurs des 7e et 8e arrondissements de Lyon et Jean-Marie Rogel (à dr.), chef de service Gestion du Paysage à la direction des Espaces Verts de la Ville de Lyon.  Photo Progrès /Aline DURET Les plantations de la Ville. Photo Progrès /Aline DURET Les plantations de la Ville. Photo Progrès /Aline DURET Les plantations de la Ville. Photo Progrès /Aline DURET Les plantations de la Ville. Photo Progrès /Aline DURET Les plantations de la Ville. Photo Progrès /Aline DURET

Comme chaque année, le service des Espaces Verts teste au parc de Gerland les fleurissements que l’on trouvera dans près de 200 sites lyonnais en 2020. Mais cette année, les jardiniers doivent aussi faire face à un autre défi : les restrictions d’eau, liés à la sécheresse.

La situation se complique du côté des Espaces Verts de la ville de Lyon. À un point tel qu’il leur faut désormais jongler avec des contradictions. Un vrai casse-tête.

Comment maintenir les plantations en bonne forme, celles qui nous délivrent une précieuse fraîcheur, tout en limitant ou même en supprimant les arrosages, tant l’eau a tendance à se faire rare ? Car c’est un fait, indique Jean-Marie Rogel, chef de service Gestion du Paysage, depuis vendredi un arrêté préfectoral de restriction d’arrosage a été pris.

Du coup, on arrête d’arroser les massifs lyonnais, soit 175 sites qui, du jour au lendemain, se retrouvent sans eau. Le test est cette fois grandeur nature, c’est l’occasion pour tous les jardiniers de la ville, d’évaluer le degré de résistance des plantes.

Les gazons vont jaunir

C’est la première fois qu’ils ont affaire à un arrêté « aussi restrictif ». Les plantes fleuries d’ornement vont ramasser, les étendues de gazon aussi. « Mais il y a des dérogations, admet le spécialiste, pour les jeunes plantations, pour les arbres de moins de trois ans, car il y va de leur survie et pour les sites identifiés à Lyon comme étant des îlots de fraîcheur à préserver ».

Le jardin botanique du parc de la Tête d’or échappe aussi à la réglementation car « on ne peut pas se permettre de perdre certaines espèces ». Même chose pour la roseraie.

« On ne peut priver de verdure une ville d’un peu plus de 500.000 habitants. Alors il faut négocier avec les services de l’État », ajoute Jean-Marie Rogel. Il faudra sans doute s’y faire. On va peut-être perdre les fleurs d’ornement celles qui sont plantées deux fois par an dans les massifs, les gazons vont jaunir « et pour les jardiniers, croyez-moi c’est un véritable crève-cœur », dit-il mais « il faut garder l’eau indispensable pour les espaces verts et pour les trames végétales de la ville ».

Histoire de « ne pas tirer un trait sur tous les efforts de végétalisation de la ville de Lyon ».

Des massifs « bee friendly »

Il faut donc faire des choix et c’est ici que le site du parc de Gerland et ses zones de test revêtent une importance toute particulière.

Sur de longues plates-bandes ultra-colorées, les techniciens du service des Espaces Verts ont installé tout un tas de plantes fleuries. Celles qui vont s’épanouir l’année prochaine de juin à octobre.

« C’est un test de compositions in situ, précise Jean-Marie Rogel, nous vérifions l’association des couleurs, l’équilibre en fonction du thème retenu, les lumières audacieuses ». C’est l’occasion aussi de les présenter au public, chacune étant étiquetée et renseignée.

En 2020, les massifs lyonnais auront des tons d’orange et de bleu et de jaune aussi « pour les électriser ». Certaines fleurs qui viendront orner quelques plates-bandes, au moins une par arrondissement auront un autre rôle, celui de plaire aux coléoptères et autres insectes qui viendront les polliniser.

Ce sont des massifs « bee friendly » qui ont une mission : favoriser la bonne santé de ces petites bêtes.

Aline DURET

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