LOISIRS Retrouvez les portraits de familles signés Jean Couty tout l'été

Charles Couty, devant les portraits de ses grands-parents réalisés par Jean Couty.  Photo Progrès /Isabelle BRIONE
Charles Couty, devant les portraits de ses grands-parents réalisés par Jean Couty.  Photo Progrès /Isabelle BRIONE
Jean Couty, autoportrait  (1936) Photo ADAGP, Paris 2018
Jean Couty, autoportrait (1936) Photo ADAGP, Paris 2018
Photo Le Progrès/Philippe Juste
Photo Le Progrès/Philippe Juste
Charles Couty, devant les portraits de ses grands-parents réalisés par Jean Couty.  Photo Progrès /Isabelle BRIONE Jean Couty, autoportrait  (1936) Photo ADAGP, Paris 2018 Photo Le Progrès/Philippe Juste

À Saint-Rambert, dans le 9e arrondissement, Charles Couty, le fils du maître lyonnais, expose une cinquantaine de portraits et de compositions parmi lesquels de nombreuses œuvres inédites. À voir jusqu’au 15 décembre. Et c’est ouvert tout l’été !

Dans la famille de Jean Couty, il y a Jean-François, le père, et Eugénie, la mère. Il y a aussi le frère, la belle-sœur et le neveu. Et puis, Henriette, la frangine qui, entrée au Carmel, devint sœur Christilla. Il y a enfin Charles, le fils, qui a ouvert à Lyon Saint-Rambert, ce musée à la gloire du peintre , en mars 2017. On retrouve toutes ces personnes réunies, au fil d’un nouvel accrochage intitulé « Portraits et compositions ». Il intervient après le succès de l’exposition Buffet, qui a attiré quelque 30 000 visiteurs, d’octobre à juin.

 Portrait de la sœur de Jean Couty qui, entrée au Carmel, devint sœur Christilla.  Photo DR
Portrait de la sœur de Jean Couty qui, entrée au Carmel, devint sœur Christilla. Photo DR

Ses proches

Jean Couty n’a pas tracé que des cathédrales et des chantiers (1). « À ses débuts, il trouve des modèles dévoués parmi les siens », rappelle Lydia Harambourg, historienne et spécialiste de son œuvre. « C’est l’image intime des êtres qu’il cherche, davantage que leur ressemblance ». À voir cette composition harmonieuse de ses parents, peinte vers 1933, ou ce croquis de garçonnet, de 1975… C’est Charles.

 « Le Petit Garçon », Charles, en 1975.   Photo DR
« Le Petit Garçon », Charles, en 1975.   Photo DR

Ses décorations

Dans l’univers du maître lyonnais, il y a aussi ses autoportraits au fusain (quand il a 25 ans, en 1932) ou fauve à l’huile, en 1936, ainsi que des objets personnels : ses décorations, Légion d’honneur, commandeur des Arts et des lettres, et ce diplôme d’architecture qui explique la structure de certaines compositions.

Charles a sorti des perles de ses riches réserves, comme ce dessin préparatoire au fusain et à l’aquarelle, de « La vieille femme endormie », qui remporta le Prix de la critique en 1950. Plus audacieux que l’huile couronnée ?

 Dessin préparatoire au fusain et à l’aquarelle de « La vieille femme endormie » qui remporta le Prix de la critique, en 1950   Photo DR
Dessin préparatoire au fusain et à l’aquarelle de « La vieille femme endormie » qui remporta le Prix de la critique, en 1950   Photo DR

Son quartier

Dans l’environnement de l’artiste de Saint Rambert, il y a forcément sa chère île Barbe, aux couleurs chatoyantes, un festival d’orangers au soleil couchant.

Et dans la galerie de ses proches, il faut mentionner ce haut portrait coloré d’Albert Husson, auteur dramatique qui fut, on l’a oublié, l’ancien directeur du théâtre des Célestins.

Pour la petite histoire, sa consécration arriva avec sa pièce « La Cuisine des anges », jouée à travers le monde, et adaptée en 1955 au cinéma, avec Humphrey Bogart.

 Portrait d’Albert Husson, l’ancien directeur du théâtre des Célestins.   Photo DR
Portrait d’Albert Husson, l’ancien directeur du théâtre des Célestins.   Photo DR

Enfin, il y a des anonymes à la mine résignée : on a une affection particulière pour cette « Scène de campagne » (1954), quasiment jamais montrée.

 « Scène de campagne » (1954) signée Jean Couty.   Photo DR
« Scène de campagne » (1954) signée Jean Couty.   Photo DR

(1)- À voir à l’étage, de nouvelles toiles autour de ces deux thématiques, ainsi qu’une série de voyages et de vues de Lyon.

« Portraits et compositions » jusqu’au 15 décembre au Musée Jean-Couty, 1, place Henri-Barbusse, Lyon 9e. Tél. : 04 72 42 20 00. Ouvert du mercredi au dimanche, de 11 h à 18 h. Plein tarif : 6 €, tarif réduit : 4 €. Gratuit pour les - de 12 ans. Accès : métro ligne D, arrêt Gare de Vaise puis bus 31 ou 43, arrêt Saint-Rambert. www.museejeancouty.fr

Isabelle BRIONE

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