TRAVAUX Part-Dieu : le grand chambardement place Béraudier

La place Béraudier totalement encerclée par les palissades de chantier.  Photo Progrès /Aline DURET
La place Béraudier totalement encerclée par les palissades de chantier.  Photo Progrès /Aline DURET
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La place Béraudier totalement encerclée par les palissades de chantier.  Photo Progrès /Aline DURET Photo Progrès /Aline DURET Photo Progrès /Aline DURET

Un chantier de plus vient de démarrer à la Part-Dieu. Toujours dans le secteur de la gare déjà cerné de palissades et d’engins de chantier. Cette fois, c’est l’emprise de la place Charles-Béraudier, située entre la gare et le boulevard Vivier-Merle qui est la cible des marteaux-piqueurs. Là, c’est le groupe Vinci Immobilier qui est à la manœuvre pour réaliser au moins trois projets. C’est parti pour quatre années de travaux…

Les riverains, les usagers et les passants n’en ont donc pas fini avec le bazar, le bruit et la poussière. Sous cette place, il est question d’aménager un parking de 1 000 places, propriété future de Lyon Parc Auto. Principale difficulté, la nappe phréatique présente dès 3 mètres de profondeur et la proximité de la gare où passent au bas mot et quelque 125 000 personnes chaque jour. Pas simple.

Alors que pour le moment, les passants utilisent un espace libre de 18 mètres aménagé le long des cafés pour accéder au HACP de la gare - comprenez le Hall d’Accueil Confortable Provisoire - les entreprises se sont attaquées au revêtement de la place Béraudier. Les pavages sont retirés et l’ancien parking actuel qui avait été construit sur un seul niveau, est en train d’être démoli.

À 25 mètres au-dessous du sol

La phase suivante sera engagée à partir d’octobre 2019. Directeur régional Rhône-Alpes-Auvergne de Vinci Immobilier, maître d’ouvrage de l’opération, Stéphane Reymond explique : « il s’agit d’engager un travail de fondations et de parois moulées ». Pour la partie la plus basse, il conviendra, précise-t-il de descendre à 50 mètres de profondeur. Les trois niveaux de parking sont réalisés à environ 25 mètres sous la place.

Pour tenir l’ouvrage, les techniciens placeront des micropieux dans le sol, ce sont eux qui retiennent le radier (plateforme stable sur laquelle reposent d’autres éléments). « Un millier de ces micropieux seront insérés dès cet automne pour les besoins du projet », ajoute le directeur. Le temps du forage sera sans doute la partie la plus bruyante de l’opération. Neuf mois plus tard, nous serons à l’été 2020, une passerelle sera installée sur la place pour assurer l’accès à la gare.

On construit avec « un chapeau sur la tête »

Après les fondations, viendra ensuite l’étape du terrassement, celle du gros œuvre, avec la construction des dalles nécessaires aux trois niveaux, dont celle qui recouvre le chantier. C’est un peu la spécificité de ce chantier, explique-t-on du côté de Vinci Immobilier, « nous construirons les niveaux du parking souterrain avec un chapeau sur la tête ». La place Béraudier devrait ainsi retrouver un peu de calme tout du moins au niveau des piétons, comme nous le montre le schéma ci-joint, à partir du 2e  trimestre 2021. La passerelle, à ce moment est toujours en place.

Mais elle disparaîtra en début d’année 2022 pour les besoins des fondations. Il s’agit de libérer l’emprise du chantier, d’autres imposants travaux étant en cours dans le secteur. C’est un cheminement tracé au sol, qui sera à nouveau aménagé pour les piétons se rendant à la gare et cela, jusqu’à la fin de l’opération.

Enfin presque. Car c’est à cette période qu’une autre opération démarre : la construction des fondations de la tour To-Lyon.

Les démolitions se terminent début 2020

Une bonne moitié de l’ancien hall de la gare a été réduite en poussière, afin de réaliser le réaménagement de la gare piloté par la SNCF.

Aujourd’hui c’est au tour des autres bâtiments situés tout autour de la place Béraudier. La déconstruction de l’immeuble l’Orient est terminée, tandis qu’une opération de désamiantage est réalisée sur « l’Athena » ancien hôtel et sur le « Challenger ». Tous deux seront réduits en poussière. Reste le troisième et dernier bâtiment, l’ancien Novotel , voué aussi à la démolition pour faire place à la nouvelle tour To-Lyon, pour lequel de premiers travaux démarrent à l’été 2020.

Le désamiantage débute en septembre 2019 pour une démolition envisagée un mois plus tard. Début 2020, toutes les démolitions seront terminées.

Une place remaniée de fond en comble

La réflexion sur cet aménagement a démarré en 2012. Pour réaliser ce projet, en partenariat avec la SPL Lyon Part-Dieu , Vinci Immobilier s’est porté acquéreur du foncier pour un montant de 75 millions d’euros , correspondant aux quatre bâtiments démolis ainsi que le terrain de la place Béraudier nécessaire aux travaux d’infrastructure du parking. Terrain qui sera en partie rétrocédé à la Métropole qui prend en charge l’aménagement en surface de la place.

Le projet To-Lyon, nouvelle tour de 170 mètres de haut, ses 66 000 m² de bureaux sur 43 étages et son hôtel 4 étoiles de 1 68 chambres basé en pied d’immeuble, sera livré au 3e trimestre 2023, le parking sous la place, au 4e trimestre 2023. C’est à partir du 2nd trimestre 2023 ou en tout cas d’ici 2024, que la SPL Lyon Part-Dieu réalisera les travaux d’aménagement en surface de la place.

Le principe d’aménagement de la place Béraudier conçu par les architectes de l’atelier Sud repose en fait sur deux niveaux venant se superposer aux trois niveaux de parking. La place basse, (Vinci Immobilier) sera en partie découverte grâce à deux ouvertures, l’une dotée d’une rampe permettant aux vélos de rejoindre leurs stationnements (1 500 places), l’autre assurant une connexion avec la gare, le métro, le parking et les taxis.

Des commerces y éliront domicile. Les architectes les ont conçues en forme d’ovoïdes. Un parti d’aménagement qui va « marquer » la place. En surface, dont l’aménagement est piloté par la SPL Lyon Part-Dieu, ce sont les arbres qui feront leur apparition sur un espace public revu de fond en comble.

Le coût total des travaux, place et tour est estimé à 300 millions d’euros , précise Stéphane Reymond.

Aline DURET

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