Lyon 1er Aux Terreaux, le café du petit matin se déguste au son des pelleteuses

Depuis octobre 2018, les commerçants installés place des Terreaux doivent cohabiter avec les engins de chantier.  Photo Progrès /Justin NOTO
Depuis octobre 2018, les commerçants installés place des Terreaux doivent cohabiter avec les engins de chantier. Photo Progrès /Justin NOTO
Depuis octobre 2018, les commerçants installés place des Terreaux doivent cohabiter avec les engins de chantier.  Photo Progrès /Justin NOTO
Depuis octobre 2018, les commerçants installés place des Terreaux doivent cohabiter avec les engins de chantier.  Photo Progrès /Justin NOTO
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Depuis octobre 2018, les commerçants installés place des Terreaux doivent cohabiter avec les engins de chantier.  Photo Progrès /Justin NOTO Depuis octobre 2018, les commerçants installés place des Terreaux doivent cohabiter avec les engins de chantier.  Photo Progrès /Justin NOTO Photo Progrès /Justin NOTO Photo Progrès /Justin NOTO Photo Progrès /Justin NOTO Photo Progrès /Justin NOTO Photo Progrès /Justin NOTO Photo Progrès /Justin NOTO Photo Progrès /Justin NOTO Photo Progrès /Justin NOTO Photo Progrès /Justin NOTO Photo Progrès /Justin NOTO Photo Progrès /Justin NOTO Photo Progrès /Justin NOTO Photo Progrès /Justin NOTO Photo Progrès /Justin NOTO Photo Progrès /Justin NOTO Photo Progrès /Justin NOTO

Depuis le 22 octobre 2018, camions et bétonnière ont pris d’assaut la place des Terreaux, contraignant les commerçants à replier leurs terrasses. Entre des chiffres d’affaires divisés par deux et l’impression d’être complètement délaissés par la Ville, ils tentent de résister financièrement, en attendant la livraison du chantier, d’ici à l’automne.

Petit-déjeuner sur la place des Terreaux, un café dans la main, accompagné du doux bruit de la fontaine, relève désormais du fantasme. En cette matinée estivale, et depuis quelques mois, il faut faire avec les concertos de marteaux-piqueurs et les amas de poussière. 25 ans après sa conception, l’œuvre d’art de Daniel Buren, qui s’était dégradée avec le temps, est en plein lifting. On annonce un avenir radieux, les rayures emblématiques de l’artiste sont en train de revoir le jour sur cet espace public, symbole de la ville. Mais pour l’heure, mieux vaut éviter le lieu. Y passer est délicat. Y rester, compliqué.

Le charme des Terreaux en a pour le moment pris un coup, et même les commerçants semblent en manque d’argument pour tenter d’attirer la clientèle. « Les gens ne viennent pas, soupire un employé du bar La Fontaine. Entre le bruit, le chantier, la poussière, il n’y a rien d’agréable. »

Un chiffre d’affaires divisé par deux

Et c’est peu dire. Les travaux, qui s’arrêtent à une quinzaine de mètres de la devanture des commerces, laissent un petit espace aux piétons pour circuler, puis quelques mètres à peine pour disposer une terrasse. Une aire, divisée par trois, ou quatre, qui se paye cher. « On avait deux carrés devant le bar, donc à peu près 200 places. Aujourd’hui, on est à 60 places », relève un employé de la Boston Tavern.

Une diminution de la capacité qui, forcément, rend la situation économique délicate. « Hier, on a fait sept couverts. En cinq ans, on avait jamais fait aussi peu », explique-t-il, avant d’appréhender la baisse du chiffre d’affaires à 40 ou 50 % sur cette période.

Et ce, sans avoir réellement pu se préparer à l’échéance. « A la base, les travaux devaient durer trois mois [nldr. à partir de juin 2019], puis deux jours après, ils sont venus nous dire que ça commencerait dans une semaine et que ce serait pour un an et un mois. » De quoi ajuster son effectif : certains membres de l’établissement ont diminué leur nombre d’heures par semaine, de sorte à éviter les licenciements.

Une communication difficile

Pourtant, ce même matin, une équipe de deux membres de l’Association Lyon tranquillité médiation (ALTM) rendent visite aux commerçants. Avec leur tenue jaune fluo, frappée de l’inscription « Médiation sociale », ils expliquent « servir de relais entre le chantier et les différents riverains, et notamment les commerçants ». D’établissement en établissement, ils précisent aux propriétaires les différentes phases des travaux, en faisant remonter, ensuite, leurs doléances.

« Ils ne servent strictement à rien », s’épuise Dominique Lafoy, propriétaire du Crazy Dog et président de l’association Renaissance quartier Terreaux. « Ils sont soi-disant censés nous informer sur des choses, mais quand ils viennent dans les établissements, ils s’adressent aux personnels qui ne sont pas décisionnaires. Et quand on leur demande des dates, ils ne savent pas... »

Une seule chose est sûre pour le moment : le chantier, initié le 22 octobre 2018, est prévu pour durer jusqu’à l’automne. « Quand les travaux seront terminés, il y aura plus de valorisation en Presqu’île », notait de son côté Fouziya Bouzerba, adjointe au Commerce, dans les colonnes du Progrès, début juillet. Elle prévoit également un « grand séminaire à la rentrée avec les commerçants ». De quoi renforcer la communication entre les différentes parties.

Justin NOTO

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