ANIMAUX Le zoo du parc de la Tête-d’Or chouchoute ses nouveaux bébés

Le petit Hapalémur et sa maman.  Photo L. Ohannessian - Zoo de Lyon
Le petit Hapalémur et sa maman.  Photo L. Ohannessian - Zoo de Lyon

Dix bébés sont nés entre mai et juillet au parc de la Tête-D’Or. Parmi eux, l’adorable petit Hapalemur que l’on peut déjà admirer sur le dos de sa maman derrière la vitre de l’enclos.

Dix naissances en l’espace de trois mois… Le carnet rose du Parc de la Tête d’Or n’en finit pas de s’étoffer. « C’est une super bonne nouvelle », admet Xavier Vaillant, directeur du zoo. Mieux même, du côté des services de la Ville de Lyon on parle de « naissances remarquables ».

C’est que, parmi les nouveaux venus se trouve un adorable grand Hapalémur, un petit mâle qui depuis mai, a rejoint sa sœur née en 2017 et ne quitte plus le dos de sa maman.

« Seulement six zoos dans le monde parviennent à accueillir cette espèce qui, par ailleurs, est en danger critique d’extinction sur l’île de Madagascar, explique le directeur. Cela montre que nous arrivons à leur proposer des conditions de vie plus que rassurante ». Alors que la famille des petits pandas roux s’est également agrandie avec l’arrivée début juillet de trois petits, c’est bien du côté des oiseaux que soigneurs et animaliers ont repéré « deux belles naissances » parmi les arbustes et les plantations.

« On est plutôt fiers d’accueillir cette espèce »

Il s’agit d’amazones, espèce de perroquets aux couleurs acidulées que l’on trouve en Amérique du Sud. Le premier oisillon a été mis au monde par un couple d’amazone d’Équateur, espèce classée en danger par la liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). L’oisillon qui vient de naître est chouchouté par l’équipe de soigneurs, tout comme l’ont été, mais de manière différente, les deux petits amazones à couronne lilas.

« Cette espèce vit dans un tout petit territoire de la côte ouest du Mexique, précise Xavier Vaillant, et on est plutôt fiers ici de l’accueillir depuis 4 ans ».

« On se concentre sur les espèces les plus menacées »

Car c’est à Lyon qu’un programme d’élevage de cette espèce voit le jour. « Je recense les animaux dans les zoos en Europe pour connaître la généalogie et tenter, avec les collègues, de faire des échanges d’animaux ». L’objectif affiché ?

« Essayer de développer la population captive en Europe ».

Car cette espèce, en danger, « continue de décliner » : développement du tourisme, braconnage, commerce illégal… Les raisons ne manquent pas. « On est supercontents de cette naissance, cela va nous permettre d’accélérer les relations avec les universitaires mexicains ».

Pour le directeur donc, 2019 est une bonne année pour les naissances. Mais, ajoute-t-il, « on se concentre sur les espèces vraiment les plus menacées, des espèces sur lesquelles on a des recommandations de reproduction ».

Pour l'heure, le zoo du parc compte 64 espèces différentes. Avec le projet de Forêt d’Asie, ce chiffre va augmenter pour atteindre une petite centaine.

Aline DURET

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