Politique Rassemblement de la gauche : les écolos donneront le “la”

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Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er arrondissement et candidate à la mairie de Lyon. Photo Progrès/Philippe JUSTE
Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er arrondissement et candidate à la mairie de Lyon. Photo Progrès/Philippe JUSTE
Gregory Doucet, candidat sur la liste EELV aux élections européennes. Photo Progrès /MRP
Gregory Doucet, candidat sur la liste EELV aux élections européennes. Photo Progrès /MRP
Yann Crombecque, 1er secrétaire fédéral PS du Rhône. Photo Progrès /Maxime JEGAT
Yann Crombecque, 1er secrétaire fédéral PS du Rhône. Photo Progrès /Maxime JEGAT
Cédric Rousset, vice-président national du PRG.  Photo Progrès /Dominique GOURAT
Cédric Rousset, vice-président national du PRG.  Photo Progrès /Dominique GOURAT
Aline Guitard, 1re secrétaire du PCF.  Photo Progrès /D. MENVIELLE
Aline Guitard, 1re secrétaire du PCF.  Photo Progrès /D. MENVIELLE
/ Photomontage Fotojet Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er arrondissement et candidate à la mairie de Lyon. Photo Progrès/Philippe JUSTE Gregory Doucet, candidat sur la liste EELV aux élections européennes. Photo Progrès /MRP Yann Crombecque, 1er secrétaire fédéral PS du Rhône. Photo Progrès /Maxime JEGAT Cédric Rousset, vice-président national du PRG.  Photo Progrès /Dominique GOURAT Aline Guitard, 1re secrétaire du PCF.  Photo Progrès /D. MENVIELLE

Ses différentes composantes discutent, pas toutes avec le même enthousiasme, ni le même intérêt, de la possibilité de se rassembler au premier tour. S’estimant incontournables, les Verts ne sont pas franchement demandeurs. Et demeure entière la question de savoir qui pourrait la conduire.

Ils savent qu’ils auraient besoin les uns des autres pour gagner. Et partagent globalement l’idée de se rassembler. Jusqu’à quel point ? A Lyon, le parti communiste revendique « une première victoire » après avoir réuni dix composantes de la gauche lors de sa Fête populaire, le 5 juillet, place Sathonay. Ceci dans la droite ligne de son appel : « Un seul bulletin de vote à gauche pour 2020 ».

« Depuis des mois, on y travaille. L’idée de rassembler la gauche dans sa diversité, fait partie de notre ADN », assure Aline Guitard.

Déjà candidate aux municipales en 2014, cette prof d’histoire-géographie était, alors, tête de liste de "Lyon citoyenne & solidaire" regroupant PCF, Ensemble, le Gram, le Parti de Gauche et des militants non encartés. A quelques mois de nouvelles échéances, la première secrétaire du PC insiste sur « la nécessité de continuer à échanger pour bâtir un programme collectif. Après, seulement, émergeront des personnes ».

Celle qui se voit conduire, à gauche, une liste transcendant les partis, c’est Nathalie Perrin-Gilbert , qui défend un projet « humaniste, écologique et démocratique ». C’était, déjà, le cas au travers de "Lyon en commun", coalition citoyenne lancée en novembre et soutenue par le Gram (qu’elle a fondé) et la France Insoumise. ça l’est encore plus, depuis juin, la maire du 1er arrondissement ayant opportunément lancé un nouvel appel « aux forces de gauche et écologistes ».

« Pas d’ennemis à gauche »

Le PRG lui, ne goûte guère les prises de position du Gram et de LFI, et ne s’interdit rien avec LREM. « Quand la gauche était en forme, se rassembler était compliqué, alors maintenant qu’elle ne l’est plus… », commente le Lyonnais Cédric Rousset. Le vice-président national du PRG « ne ferme évidemment pas la porte à une liste de gauche si les conditions sont réunies côté programme ».

« Nous n’avons pas d’ennemis à gauche. Nous tendons la main à tout le monde », déclare, de son côté, Yann Crombecque. Le premier fédéral du PS, exclut La République en Marche « qui n’est pas de gauche » et joue franc jeu en considérant qu'« être deuxième sur une liste qui gagne, n’est pas infamant ».

Deuxième derrière un écologiste ? Lors des Européennes, la gauche éparpillée a représenté pas loin de 40 % des voix sur la métropole, dont la moitié réalisée par les Verts.

« Tout est ouvert. Prenons le temps. Continuons à discuter. L’urgence est climatique. Pour le reste, un calendrier est posé », souligne l’écologiste Grégory Doucet, qui a bien compris que sa formation est devenue une « force pivot ». EELV surfe, en effet, sur son bon résultat pour avancer ses ambitions.

Lyon, terre écolo possible ?

« II est temps que Lyon prenne sa part dans la lutte contre le dérèglement climatique », avance encore le secrétaire EELV. Ainsi, l’envie de transformer Lyon, est forte chez les Verts qui perçoivent « un besoin, une envie d’écologie » et ne se satisfont plus « des petits pas ».

La direction du parti aurait, d’ailleurs, identifié la capitale des Gaules comme une terre écolo possible. La guerre que se livre le maire de Lyon Gérard Collomb et David Kimelfeld, du côté de LREM, est perçue comme une opportunité.

« On a compris que les écolos préféreraient partir seuls pour se compter au premier tour », souligne un participant au rendez-vous « rassembleur » initié par le PC début juillet.

« Dans le passé, un bon score des Verts aux Européennes, n’a pas été suivi d’un bon résultat aux Municipales. Et puis, ils n’ont pas de vedette absolue à présenter », avance un autre.

En attendant, dans un tweet d’à peine 48 heures , Nathalie Perrin-Gilbert (la vedette absolue ?) emboîte le pas à Eric Piolle, maire EELV de Grenoble, pour faire de Lyon un territoire hors CETA.

« Ce que j’ai fait en février 2017 en tant que maire du 1er arrondissement, je le ferai en tant que maire de Lyon, dès avril 2020… », souligne celle qui est identifiée comme une opposante de longue date à Gérard Collomb. Dont acte.

Dominique MENVIELLE

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