Art Apple, Samsung et LG s'arrachent ce Lyonnais

Thomas Blanchard avec sa création, sur l’écran de gauche.  Photo Progrès /Blaise FAYOLLE
Thomas Blanchard avec sa création, sur l’écran de gauche.  Photo Progrès /Blaise FAYOLLE
La cuisine de Thomas Blanchard s’est transformée en véritable studio.  Photo Progrès /Blaise FAYOLLE
La cuisine de Thomas Blanchard s’est transformée en véritable studio. Photo Progrès /Blaise FAYOLLE
L’artiste crée à sa guise les mélanges de couleur.  Photo Progrès /Blaise FAYOLLE
L’artiste crée à sa guise les mélanges de couleur. Photo Progrès /Blaise FAYOLLE
Les peintures acryliques ont remplacé le café dans les gobelets.  Photo Progrès /Blaise FAYOLLE
Les peintures acryliques ont remplacé le café dans les gobelets. Photo Progrès /Blaise FAYOLLE
Mélange de couleurs et de formes, autant de choix pour Thomas Blanchard.  Photo Progrès /Blaise FAYOLLE
Mélange de couleurs et de formes, autant de choix pour Thomas Blanchard.  Photo Progrès /Blaise FAYOLLE
Il faut de nombreux essais pour parvenir à un résultat satisfaisant.  Photo Progrès /Blaise FAYOLLE
Il faut de nombreux essais pour parvenir à un résultat satisfaisant.  Photo Progrès /Blaise FAYOLLE
Une fois les couleurs disposées, le jeune homme ajoute un additif pour créer une réaction.  Photo Progrès /Blaise FAYOLLE
Une fois les couleurs disposées, le jeune homme ajoute un additif pour créer une réaction.  Photo Progrès /Blaise FAYOLLE
L’épaisseur des peintures ou la nature de l’additif font varier les motifs.  Photo Progrès /Blaise FAYOLLE
L’épaisseur des peintures ou la nature de l’additif font varier les motifs. Photo Progrès /Blaise FAYOLLE
Les combinaisons sont infinies.  Photo Progrès /Blaise FAYOLLE
Les combinaisons sont infinies. Photo Progrès /Blaise FAYOLLE
À chaque essai, Thomas filme la réaction avec une caméra très haute résolution (8K).  Photo Progrès /Blaise FAYOLLE
À chaque essai, Thomas filme la réaction avec une caméra très haute résolution (8K). Photo Progrès /Blaise FAYOLLE
Les résultats sont impressionnants et s’arrachent auprès des fabricants de smartphones.  Photo Progrès /Blaise FAYOLLE
Les résultats sont impressionnants et s’arrachent auprès des fabricants de smartphones. Photo Progrès /Blaise FAYOLLE
Thomas Blanchard avec sa création, sur l’écran de gauche.  Photo Progrès /Blaise FAYOLLE La cuisine de Thomas Blanchard s’est transformée en véritable studio.  Photo Progrès /Blaise FAYOLLE L’artiste crée à sa guise les mélanges de couleur.  Photo Progrès /Blaise FAYOLLE Les peintures acryliques ont remplacé le café dans les gobelets.  Photo Progrès /Blaise FAYOLLE Mélange de couleurs et de formes, autant de choix pour Thomas Blanchard.  Photo Progrès /Blaise FAYOLLE Il faut de nombreux essais pour parvenir à un résultat satisfaisant.  Photo Progrès /Blaise FAYOLLE Une fois les couleurs disposées, le jeune homme ajoute un additif pour créer une réaction.  Photo Progrès /Blaise FAYOLLE L’épaisseur des peintures ou la nature de l’additif font varier les motifs.  Photo Progrès /Blaise FAYOLLE Les combinaisons sont infinies.  Photo Progrès /Blaise FAYOLLE À chaque essai, Thomas filme la réaction avec une caméra très haute résolution (8K).  Photo Progrès /Blaise FAYOLLE Les résultats sont impressionnants et s’arrachent auprès des fabricants de smartphones.  Photo Progrès /Blaise FAYOLLE

Thomas Blanchard, jeune artiste habitant Charbonnières-les-Bains a créé plusieurs visuels pour les fabricants de smartphones. Autodidacte, il expose maintenant ses créations dans le monde entier.

Rien ne le laisse présager de prime abord. Thomas Blanchard, en baskets, jeans, tee-shirt, barbe d’un peu plus de trois jours, et cheveux en bataille, accueille en toute simplicité.

Pourtant, les créations de cet artiste de 35 ans se retrouvent dans bon nombre de poches ou de sacs à main. Ses créations ? Des vidéos de cascades de couleurs utilisées comme fond d’écran par les plus gros fabricants de smartphones au monde. Apple, Samsung, Sony ou LG, tous ont fait appel à ses services.

Mélange de couleurs dans la cuisine

« Mon appartement me sert plus d’espace de travail car je vis plutôt chez ma copine », s’amuse l’artiste. En effet, les étagères du salon regorgent de tubes de toutes tailles et de variantes de couleurs. Des calques tout aussi bariolés surplombent l’impressionnante collection.

Au mur, Thomas Blanchard exposent certaines de ses créations. « Mais elles ne rendent pas terrible », souffle-t-il avec une moue. Un véritable atelier a aussi investi la cuisine. Dans les gobelets, les teintes multicolores ont remplacé le café. Les assiettes servent aux mélanges. Et en guise de convives, une caméra 8K sur un trépied est attablée.

Un passage par des plateformes spécialisées

C’est ainsi que Thomas travaille. Il mélange les couleurs selon ses goûts, à l’aide de seringues dans une assiette. Ensuite, il ajoute, au choix, de l’huile, de la javel ou d’autres additifs. Il filme alors en très haute résolution les mouvements qui s’ensuivent.

Résultat ? Des formes et des couleurs qui font penser tantôt aux fonds marins, tantôt à l’univers spatial. Une fois satisfait, le jeune homme contacte des sites d’art influents. Il espère ainsi gagner en visibilité sur MyModernMet , Creapills , Vice, Colossal ou de nombreux autres.

Repéré par Apple

Sans le baccalauréat, Thomas utilise l’art pour s’échapper du monde du travail. Projectionniste au cinéma de Charbonnières-les-Bains, il débute par des vidéos en stop motion. Il réalise ensuite des clips pour des chanteurs lyonnais. « Je cherchais déjà à apporter une touche artistique manuelle », se souvient-il. L’artiste s’inspire des clips de chansons hippies des années 1960 et 1970, très colorés.

Il poursuit dans cette voie. En 2015, Apple le contacte. La firme américaine achète sa vidéo Memory of painting pour en intégrer quelques secondes dans la publicité de l’un de ses ordinateurs.

Les contrats s’enchaînent avec la marque à la pomme. «Mes prix étaient moins élevés que la concurrence, raconte Thomas. Mais je savais qu’Apple lançait les tendances, donc que les autres fabricants pouvaient ensuite me contacter.»

En 2017, Apple utilise une de ses images pour illustrer la résolution de son nouvel écran. L’été dernier, une équipe de la marque débarque même à Villeurbanne pour un tournage avec le jeune homme. « J’ai dû signer cinq ou six clauses de confidentialité, se remémore-t-il. Je ne savais même pas qu’on travaillait à la publicité de l’iPhone X. »

Sony, Samsung, LG ou Dolby le sollicitent ensuite. Les montants des contrats s’élèvent de 45 000 à 170 000 euros.

Blaise FAYOLLE

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