ECONOMIE Né à Lyon, le concept de Tea Heritage a vite infusé à l’étranger

Elodie Fagot, fondatrice de Tea Heritage. Photo Progrès /Valérie BRUNO
Elodie Fagot, fondatrice de Tea Heritage. Photo Progrès /Valérie BRUNO

Tea Heritage, entreprise lancée à Lyon par Élodie Fagot, 27 ans, a trouvé son écho par les réseaux sociaux. Ses sachets de thé aux formes originales séduisent une large clientèle professionnelle mais aussi des particuliers, dans une trentaine de pays.

Son aventure entrepreneuriale a presque commencé par hasard. Mais le tour donné à son entreprise est une histoire d’audace et de ténacité. À 27 ans, Élodie Fagot, fondatrice de Tea Heritage (Lyon 1er ), n’a de cesse de développer son business de sachets de thé originaux, qui ont trouvé leur public, grâce notamment aux réseaux sociaux (Instagram, Facebook).

Des sachets de thé d’une vingtaine de formes

« L’aventure a démarré en 2013. Je cherchais des sachets de thé en forme de cœurs, je les ai finalement fabriqués ». La Cannoise, installée à Lyon pour étudier la gestion des entreprises, « poste » des photos de ses sachets sur Instagram. Le bouche-à-oreille fait le reste. « Je me suis mise à créer de nouvelles formes », poursuit celle qui se lance d’abord en auto-entreprise, « je me suis ensuite demandé comment industrialiser le process pour que tout soit fait en France, à Lyon ».

Pour avancer dans son développement, Élodie Fagot fait appel en 2017 au crowdfunding, par la plateforme Ulule. Elle réunit alors 5 500 € qui lui permettent d’investir dans du matériel d’impression 3D, des moules, la location de locaux sur les pentes de la Croix-Rousse. C’est là que sont réalisés les sachets ; il en existe sous une vingtaine de formes (oiseaux, licornes…). La jeune femme, aidée d’un graphiste, travaille pour l’instant seule, renforcée par des CDD lors des pics d’activités (fin d’année, Saint-Valentin, saison des mariages…).

« Un positionnement haut-de-gamme »

Le concept permet au client de choisir son thé parmi une dizaine de références (labels durables et bio) ; les sachets sont réalisés à partir de mousselines biodégradables et vendus par boîtes de 5 ou 15, hors commandes sur-mesure. « La moitié de l’activité est réalisée en BtoB, avec une clientèle de professionnels ou d’entreprises, et une personnalisation des produits (Hôtel Intercontinental de l’Hôtel-Dieu à Lyon, Marriott Roissy Charles-de-Gaulle et Paris Le Bourget…), les autres 50 % sont constitués par les particuliers, les revendeurs, grands magasins… Le positionnement est haut-de-gamme », poursuit-elle. « Tea Heritage est présent dans 32 pays. Les USA représentent 50 % du chiffre d’affaires (non dévoilé) ; la France pèse pour 30 %, le marché s’y développe. ».

500 000 unités écoulées en 2018

La société, devenue SASU en 2017, doit son nom aux grands-mères d’Elodie Fagot : « L’une buvait du thé, l’autre aimait fabriquer des choses à la main. Il y a une histoire derrière. En me lançant, j’ai compris qu’il fallait toujours réussir à garder des objectifs, même si c’est à court terme, en matière de créations de produits, de captation de nouveaux clients… ».

Parmi les objectifs, l’embauche d’une personne sur la partie commerce, d’autant qu’à court terme pourrait se concrétiser un contrat avec « une grosse marque agroalimentaire française ». Un autre levier pour Tea Heritage, dont les ventes de sachets seraient, selon la dirigeante, passées de 200 000 en 2017 à 500 000 en 2018.

32

C’est le nombre de pays où est présente l’entreprise Tea Heritage, fondée par Élodie Fagot.

Valérie BRUNO

Votre opinion ?

Connectez-vous pour commenter

Vous n’avez pas encore de compte ?