URBANISME Le patrimoine bâti croix-roussien, cette espèce préservée

La Grande rue ainsi que la petite et grande place de la Croix-Rousse sont tout particulièrement protégées. Dans ce périmètre, il y est interdit en effet de surélever tout bâtiment.  Photo Progrès /Yves LE-FLEM
La Grande rue ainsi que la petite et grande place de la Croix-Rousse sont tout particulièrement protégées. Dans ce périmètre, il y est interdit en effet de surélever tout bâtiment.  Photo Progrès /Yves LE-FLEM

Le nouveau PLU-H a identifié 52 bâtiments protégés sur l’arrondissement, où le précédent PLU en comptait 13. Retour sur la préservation de ces bâtiments remarquables inscrits dans l’histoire mémorielle et architecturale du plateau croix-roussien.

Rentré en vigueur le 18 juin dernier, le nouveau Plan local d’urbanisme et de l’habitat (PLU-H) laisse une large place à la préservation du patrimoine du plateau croix-roussien. Le document référence qui définit les règles de construction pour les 15 années à venir, a classé en effet, sur le 4e arrondissement, 52 bâtiments protégés, quatre fois plus que le PLU précédent.

Viennent s’ajouter à la liste déjà existante, immeubles, pavillons, maisons bourgeoises pour leur qualité mémorielle, historique, architecturale, urbaine ou paysagère. Mais pas seulement. Quelques bâtiments remarquables inscrits dans l’histoire locale font leur apparition dans la liste des Éléments bâtis patrimoniaux (EBP) du plateau de la Croix-Rousse.

Citons entre autres, le bâtiment industriel de Soierie Prelle au 7, rue Barodet, la grande propriété des Religieuses Trinitaires avec bâti au milieu du parc au 13, rue Bony, le bâtiment des Petites sœurs des pauvres au 81, rue Hénon, le portail d’entrée du cimetière de la Croix-Rousse au 63, rue Philippe-de-Lassalle, l’École supérieure du professorat et de l’éducation (ESPE), 5, rue Anselme, le bâtiment de l’usine Roumi au 56, quai Gillet, le collège privé Saint-Charles-Les Chartreux au 22, rue André-Bonin et le bâtiment de la Société d’enseignement professionnel du Rhône (SEPR), 2, place de Serin.

Six zones seront soumises à des règles strictes

Quant aux Périmètres d’intérêt patrimonial (PIP), zones pour lesquelles toute réhabilitation est soumise à des règles définies et nécessite d’être adaptée aux caractéristiques patrimoniales du bâtiment (couverture, menuiserie, enduits, volets, etc.), leur nombre sur l’arrondissement passe de 3 à 6. Ces six PIP sont : le boulevard de la Croix-Rousse, le cours d’Herbouville, la rue Eugène-Pons, le Clos Perrod (quartier situé derrière la mairie), le quartier Canut (est de la Croix-Rousse) et enfin la Grande rue avec la petite et la grande place de la Croix-Rousse. Ce dernier périmètre bénéficiant d’une protection toute particulière. Il y est interdit en effet de surélever tout bâtiment.

De notre correspondant Yves LE-FLEM

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