URBANISME Jardin suspendu du parking des Halles de Lyon : découverte en avant-première

La société LPA dévoile Le jardin suspendu situé sur le toit-terrasse du Parking des Halles-Paul-Bocuse à Lyon.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON
La société LPA dévoile Le jardin suspendu situé sur le toit-terrasse du Parking des Halles-Paul-Bocuse à Lyon.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON
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La société LPA dévoile Le jardin suspendu situé sur le toit-terrasse du Parking des Halles-Paul-Bocuse à Lyon.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON Photo Progrès /Joel PHILIPPON Photo Progrès /Joel PHILIPPON Photo Progrès /Joel PHILIPPON

Le toit-terrasse du parking des Halles situé rue Garibaldi à la Part-Dieu est devenu, après trois ans de travaux pilotés par Lyon Parc Auto, un «jardin suspendu». Perché à 25 mètres de haut, découvrez en avant-première ce nouveau lieu qui sera ouvert au public d’ici fin juillet, d’où la vue est à couper le souffle.

D’un côté la barre Moncey, de l’autre la tour Incity. Puis, si vous tournez légèrement la tête, vous découvrez la belle couverture de l’Auditorium, la pointe du crayon… ou encore les chantiers impressionnants de la Part-Dieu. Bienvenue au jardin suspendu du parc des Halles, avec ses rubans jaunes et ses plantes qui vacillent au gré d’une brise légère.

Perché à plus d’une vingtaine de mètres de haut, sur le toit-terrasse du parking Lyon Parc Auto (LPA) situé entre la rue Garibaldi et le parvis Renée-Richard, ce nouveau lieu va ouvrir au public d’ici le fin du mois du juillet. Il propose aux futurs visiteurs non seulement une vue sur le quartier de la Part-Dieu à couper le souffle, loin du bruit et de la fureur, mais aussi de quoi se poser le long du jardin paysager, le tout, autour d’une buvette healthy…

Le parking revu de fond en comble

C’est un lieu attachant mais totalement transformé qui devrait rapidement, aux dires de Lyon Parc Auto, maître d’ouvrage de l’opération devenir «un lieu prisé». Le projet piloté par l’architecte William Wilmotte accompagné de l’artiste lyonnais Mengzhi Zheng et de la paysagiste Anne-Laure Giroud a été lancé par LPA dans le cadre d’une réhabilitation du parking édifié en 1970. La société d’économie mixte y a investi plus de 5 millions d’euros. Tout sera terminé à la fin de cette année.

Cet ouvrage à la forme si particulière que bon nombre de Lyonnais nomment l’escargot a été revu presque de fond en comble. Trois ans de travaux ont été nécessaires pour lui redonner une seconde vie, la formule est de Louis Pelaez, président de LPA. Ainsi tous les niveaux de stationnement, il y en a six capables d’abriter 452 places au total, seront revus, les peintures et l’éclairage notamment. Il a fallu aussi reprendre les façades mais surtout pour améliorer l’aspect esthétique, le traitement de fond ayant déjà été fait, il y a une bonne décennie.

99 personnes sur le toit et pas plus

Mais c’est bien le réaménagement de la toiture qui reste « la métamorphose la plus spectaculaire du bâtiment », indique William Wilmotte. Soit 1 800 mètres carrés transformés en « un espace de vie unique ». Et il y tenait beaucoup à ce jardin sur le toit, car dit-il « la Part-Dieu est un quartier très minéral ».

Pour y parvenir, les aménageurs ont dû entreprendre de « délicats travaux ». Car il faut accueillir du public sur une dalle qui n’était pas à l’origine conçue pour cela. Il a fallu consolider, « de façon conséquente » le tout dernier niveau à l’aide de fibre de carbone. Et malgré ce renforcement et c’est là une autre contrainte de ce chantier, l’accès à la toiture sera limité à 99 personnes maxi en raison des dimensions des escaliers existants.

C’est pourquoi, les deux accès sont équipés de portiques de contrôle. Bon. Il y a des jours où il faudra être patient…

Du jaune et du vert à 25 mètres de haut

Du jaune et du vert… C’est un peu la marque de fabrique de ce lieu si atypique. En lançant la réhabilitation de ce parking-escargot construit en 1970 par les architectes Zumbrunnen, Delfante et Provost, Lyon Parc Auto a fait appel, à un artiste et à un paysagiste.

L’œuvre d’art monumentale de Mengzhi Zheng parcourt tout le parc. Avec son double ruban jaune, l’artiste lyonnais a voulu reconstruire l’architecture de ce parking emblématique de Lyon. En plus de ce ruban qui au point central accompagne le mouvement hélicoïdal de l’ouvrage, l’artiste a composé un ensemble de dix modules.

Sur cet espace de 1 800 mètres carrés la paysagiste Anne-Laure Giroud a installé 2 200 plants et utilisé 25 variétés de plantes et arbustes. Son travail a été soumis à de fortes contraintes : le vent, le poids de l’installation, l’apport en eau… « Je souhaitais, dit-elle, que les moyens mis en œuvre pour cet espace restent simples pour en faciliter l’entretien ultérieur ».

D’où l’installation d’un dispositif « qui puisse rester indépendant de la structure porteuse » et la volonté de proposer à LPA un projet végétal qui puisse « être réversible ». Ainsi, le long des cheminements et des 80 places assises, chacun pourra contempler les grandes graminées, les arbustes ou les arbres (des savonniers, des pistachiers et des ormes de Samarie), qui contribuent à faire de ce lieu « une nouvelle respiration végétale ».

Aline DURET

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